Montpellier n'a pas pesé bien lourd

Pas aidé par une opposition de grande qualité et la blessure toute récente de l'arrière droit Vid Kavticnik (pour HUIT mois), les Montpellierains ce sont inclinés de 16 buts à Barcelone, et sont, du même coup, éliminés de la Ligue des Champions de Handball.

Montpellier n'a pas pesé bien lourd
Barcelone
36
20
Montpellier
Barcelone: Dani Sarmiento 7 Nagy 6 Juanin 5 Nöddesbo 5 Rutenka 5 Raùl Entrerrios 2 Sorhaindo 2 Tomas 2 Igropulo 1 Ugalde 1 Aguirrezabalaga Jernemyr Viran Morros Rocas Gardiens: Saric Sjöstrand
Montpellier: Gajic 7 Karabatic 5 Grebille 4 Hmam 1 Honrubia 1 Salou 1 Tej 1 Accambray Arvin-Berod Bojinovic Guigou Joli L.Karabatic Gardiens: Prost Robin Stochl
ARBITRE: Nenad Krstic (SLO) Peter Ljubic (SLO)
ÈVÉNEMENTS: Palau Blaugrana, 6700 pers.

Montpellier se rendait au Palau Balaugrana avec un pécule de 2 buts d'avance, obtenu au match aller, après un match énorme dans leur salle de Bougnol, emmené par un Karabatic de feu. Malheureusement, au match aller, après que les Montpelliérains aient longtemps mené de plus de 4 buts (+7 à un moment!) en 1ère mi-temps, ils se sont écroulés en seconde, parvenant quand même à rester devant au score au final. Mener de 2 buts face à une telle armada, armée offensivement et défensivement, annonce une mission proche de l'injouable pour les protégés de Canayer. Mais Montpellier est capable de cet exploit.

 

Barcelone étouffe.. le suspense

Les Blaugrana ont vite compris qu'il ne fallait laisser aucun espoir à Montpellier: d'entrée de jeu, ils lancent leur tireur géant Lazlo Nagy à 11-12 voire 13 mètres fusiller Primoz Prost, le portier montpelliérain. Des solutions sont très vite trouvées grâce aux individualités de la base arrière barcelonaise, très bien mises en valeur par un de leur 2 demi-centres, Raùl Entrerrios. A contrario, Montpellier joue sans réel meneur de jeu ni gaucher: le pendant de Nagy est Accambray, droitier à droite et incapable d'être dangereux. Hmam, fragilisé par son épaule douloureuse, mène le jeu par défaut. Du coup, l'attention est focalisée sur Karabatic, qui ne peut même pas profiter d'être lancé, les attaques Montpellieraines se résumant à quelques passes mal assurées et des jeux autour du pivot plus ou moins réussi. Tej le pivot score, et l'ailier droit Gajic signe 2 penaltys mais Barcelone a déjà 7 buts d'avances au bout de 18 minutes: les carottes vont vite être cuites, l'absence d'arrière droit valide en étant la cause majeure, mais aussi le jeu offensif catalan, auquel tout réussi, en témoigne les 11 joueurs qui ont pu scorer hier, comme l'excellent autre demi-centre Dani Sarmiento, auteur de 7 buts en une mi-temps, ou Nagy & Rutenka, auteur de très beaux tirs à longue distance.

 

Trop de blessés et trop peu de réussite

Largués au score, les montpelliérains essaient de trouver des solutions au poste d'arrière droit, et en général sur la base arrière: rentrent le jeune Grébille, et le vétéran Bojinovic. Canayer, l'entraineur montpelliérain, tente d'intervertir les postes des différents arrières: rien à faire, la défense barcelonaise, qui comporte 2 références mondiales comme Jernemyr et Viran Moros (défenseurs exclusifs), et de solides gaillards (comme le français Sorhaindo, ou Nagy), ne peut pas vraiment être tourmenté. Et lorsqu'elle l'est, car Montpellier a eu le mérite de la déstabiliser, les montpelliérains butent sur l'un des meilleurs gardiens du monde, le Bosnien Saric, qui a signé un grand nombre de parades, parfois supplée par ses poteaux, la réussite montpelliéraine atteignant son paroxysme dans l'arbitrage, parfois un peu trop indulgent avec les barcelonais (chose habituelle lorsqu'une équipe reçoit en LdC). Les blessures de Kavticnik, ou l’affaiblissement de Guigou (longtemps amoindri par diverses blessures) ont déséquilibré le rapport de force entre les 2 équipes, à cela s'ajoutant l'écart de niveau qui s'en est trouvé amplifié, aussi par la malchance des montpelliérains et le contexte d'un déplacement en Ligue des Champions de Handball. Barcelone a plié Montpellier, éliminé dès les 1/8èmes de la Ligue des Champions, payant un 1er Tour extrêmement mal géré.