Les Spurs et les Bulls en tête, Charlotte dans l'histoire

Ca y est, la saison régulière de NBA touche déjà à sa fin à peine 4 mois après son ouverture. Du cavalier seul de Chicago, aux démarrages diesel de San Antonio et Boston, en passant par la saison historique des Charlotte, revivez les faits marquant de cette saison écourté en attendant le début des playoffs dès ce samedi soir.

Les Spurs et les Bulls en tête, Charlotte dans l'histoire
Les Spurs et les Bulls en tête, Charlotte dans l'histoire

La saison régulière a été fortement écourtée à cause du lock out, mais elle n'en a été que plus intense. Et nombreux sont ceux qui n'ont pas résisté à cette intensité. A coup de back-to-back-to-back (3 matches en 3 soirs) ou bien de semaines à 6 matches en 7 jours, les organismes ont été mis à rude épreuve. Et à ce petit jeu, ce sont San Antonio et Chicago qui ont tiré leur épingle du jeu, avec deux style totalement différents.

La vie sans Rose

L'an passé, Chicago a très certainement failli dans sa quête du titre NBA en raison de sa trop grande dépendance en leur "Franchise Player": Derrick Rose. Cette saison a été totalement différente. Chicago a dominé la Conference Est quasiment de bout en bout, finissant avec le meilleur bilan des deux conférences (50-16). Pour la seconde année consécutive, Chicago bénéficiera de l'avantage du terrain durant tout ses playoffs. Et ce succès repose sur deux choses. La première est l'incroyable bilan des Bulls à l'extérieur, le meilleur de la ligue et presque aussi bon que leur bilan à domicile. Même s'ils bénéficieront de l'avantage du terrain, savoir que l'ont est capable de gagner chez l'adversaire, aussi fort soit il, est un avantage psychologique non négligeable. La seconde chose est que Chicago a appris la vie sans Rose. Embêté durant une bonne partie de la saison à cause de problèmes au dos, le meneur star des Bulls a ainsi manqué 27 matches cette saison, pour un bilan de 18-9, et une victoire marquante contre un Miami au complet. Deux nouveaux atouts dans la manche de Chicago qui pourrait enfin rejoindre la finale NBA tant convoitée.

Pour San Antonio, la saison a été légèrement différente. Les Spurs ont également du apprendre à vivre sans un de leur joueur majeur (Ginobili) et avec un Duncan effectuant un début de saison très très moyen. Ce n'est pas étonnant alors de voir San Antonio en miieu de classement à l'entrée du mois de février avec un bilan de 13-9. Mais c'est alors que la 3ème star de Sprurs, notre Tony Parker national, va prendre les choses en main. Le meneur tricolore a réalisé une saison épatante, tenant San Antonio a bout de bras pendant la longue absence de Gino. Avec des stats plus hautes que jamais( 18.3pts, 7.7 assits), TP revient même souvent dans les sondages pour le titre de MVP, les sondages le placant 3ème derrière le duo James-Durant. Il fallait au moins ça pour relancer la machine Spurs qui, à la faveur d'un 26-6 post-All Star Game, est venu griller la politesse à Oklahoma pour finir avec le meilleur bilan à l'Ouest (50-16).

Les "Papys" au rendez-vous

Tout le monde craignait de voir les effectifs vieillissant se casser les dents sur le calendrier démentiel qui attendait les 30 franchises en cette saison 2011-2012. Et il y a finalement eu peu de suprise. Comme prévu, la seul équipe à avoir pu suivre le rythme de Chicago est le Heat de Miami. Avec un Big Three qui se connait mieux, et qui a beaucoup moins de pression que l'an dernier, Miami sera encore à prendre très au serieux pour le titre. Même si les "Tres Amigos" ont eu du mal a être en forme tous les trois en même temps, ils représentent 70% des points de l'équipe, et il faudra savoir les museler pour espérer les battre. Et ceux qu'il faudra également battre, même si l'âge leur fait perdre un peu de leur superbe, ce sont les "papys" de Boston, des Lakers ou bien de Dallas. Boston a connu un véritable démarrage diesel. Les Celtics n'aiment pas l'enchainement de match. Pour preuve: les C's étaient une des pires équipes en back-to-back la saison passée. Le calendrier très serré laissait présager le pire pour la bande à Rivers. Mais grâce à leur "big four" (Rondo-Pierce-Allen-Garnett), Boston a pu se maintenir et surtout accélérer après le All Star Game. Boston n'était qu'à 15-17 au moment du All Star Week End, un bilan bien insuffisant pour espérer rejoindre les playoffs. Mais les C's vont mettre le coup de collier nécessaire, et finir par un 24-10 pour assurer leur place en playoff, malgré les pépins physique de Allen et Garnett, et surement grâce à un Rondo stratosphérique qui est encore un peu plus entré dans l'histoire: il effectue 24 matches de suite à plus de 10 passes, il devient le 3ème homme de l'histoire de la NBA à finir un match à plus de 15pts, 20passes et 15rebonds (17/20/17 exactement).

De l'autre côté des USA, les Lakers s'en sont également sortis lors de cette saison. Kobe Bryant a tenu a bout de bras son équipe, mais a également découvert qu'il était moins seul que d'habitude. Les lakers se sont en effet découvert une grande force à l'intérieur. Grâce à l'éclosion de Bynum, épaulé par un Gasol fidèle à lui même, Los Angeles présente donc une double menace: le shoot exterieur par kb24, ou le travail sous le panier par Bynum-Gasol. Mais Kobe s'est vu apporter un autre apport, lors de la deadline des transferts: Ramon Sessions. Bryant pestait depuis longtemps de ne pas avoir à ses côté un meneur capable d'accéléerer le rythme de la rencontre, de passer et de prendre le scoring à son compte pour soulage la star de LA. Et son veut a été exausé avec la venu du meneur de Cleveland, barré par le rookie star Irving. Reste maintenant à confirmer sous la pression des playoffs. Ca a par contre été beaucoup plus dur pour les champions en titre: Dallas. Les Maverick ont effectué une saison très moyenne, loin de ce que les observateurs attendaient. Amoindri avec les départs de Chandler et Butler, Dallas a eu du mal a retomber de leur petit nuage. Après un début de saison completement raté (3-5), Dallas réalise enfin que la saison a comencé. Après une lente montée en puissance (à l'image de l'an passé), la bande à Dirk s'est complètement écroulé en fin de saison. Classé finalement 7ème et devant affronter le Thunder dès le premier tour, l'avenir ne semble pas être radieux pour les hommes de Carlisle.

Et les jeunes confirment

Si les papys ont assurés, les jeunes ont fait le show également. Indianna a confirmé à l'Est que l'expérience de l'an passé leur avait permis de murir. Fort d'un noyau très jeune ( Hansbrough, Goerge, Collison, Hibbert), les Pacers se sont renforcés avec des éléments d'expérience capable de faire grandir ces jeunes, avec Barbosa, West ou encore Hill. De quoi faire grimper Indy au 3ème rang de la conférence Est au terme d'une saison solide et régulière. Ils étaient beaucoup plus à l'ouest à être de jeunes loups aux dents longues. Si certains se sont cassé les dents (Minnesota, Portland), d'autres ont justifiés les espoirs placés en eux. En premier lieu Oklahoma City. Auteur d'une saison prometteuse l'an passé et passé tout prêt d'aller en finale NBA, le Thunder a confirmé tout cela cette saison. Porté par le meilleur duo de la NBA (Durant-Westbrook), avec le meilleur 6ème homme en back up (Harden). Et en plus de l'efficacité, OKC a aussi fait le spectacle. Grâce à un Durant très souvent "clutch", comme lorsqu'il met deux panier à 3pts en 5 secondes contre Dallas, grâce à Ibaka qui a transformé la salle du Thunder en "Basholand". Une équipe qui a mûri et qui peut donc légitimement espérer faire mieux que l'an passé. Derrière c'est les Clippers qui a confirmé le buzz autour de leur intersaison. Avec l'arrivée de Chris Paul, l'autre franchise de Los Angeles a pris une autre dimension. Blake Griffin n'est désormais plus seul. Surtout que le recrutement ne s'est pas arrêté là, avec l'arrivé de back up d'expérience comme Billups, Butler ou encore Williams. Comme promis, CP3 et Griffin ont fait le show et ont transformé le Staple Center en "Lob City". Les Lakers ne sont desormais plus seul.

Charlotte entre dans l'histoire

La lutte au playoff a s'est rapidement réduit à seulement 9 équipes. Outre les 4 équipes déjà mentionnées, Atlanta, Orlando, New York et Philadelphie ont arraché les 4 derniers tickets, Milwaukee restant à quai. Atlanta et Orlando reste dans une certaine mesure des énigmes. Orlando a vidré toute l'année aux frasque de leur star Howard. Partira, partira pas, D12  s'est décidé au dernier moment de rester. Mais l'atmosphère a été pesante toute l'année autour des Magics. Car après cette affaire transfert, il y a eu l'affaire Van Gundy. Howard aurait réclamé à ses dirigeants la tête de son coach, rajoutant encore un peu plus de morosité à l'ambiance. Alternant le bon et le moins bon cette saison, Orlando rejoint une fois de plus les playoffs, sans son pivot star, bléssé au dos et forfait pour tout le reste de la saison. Philadelphie a cru voir les playoff se dérober sous leurs pieds. Mais ils ont mis un dernier coup de collier pour assurer la 8ème place. Pourtant auteur d'un excellent début de saison sous la houlette d'un très bon Iguodala (20-9), les 76's se sont alors completement écroulé ensuite pour finir avec un bilan de 35-31. Et à l'heure d'entamer une série face à Chicago, il va en falloir beaucoup plus pour espérer exister. Exister, c'est ce dont New York a eu du mal en début de saison. Tiré vers le bas par un Anthony monopolisant beaucoup trop le ballon, les Knicks ont été sauvés par un joueur surpsrise sous forme de succès story à l'américaine.

Ce sauveur, tout le monde le connait désormais: il s'agit de Jérémy Lin. Après des débuts chaotiques et une montagne de blessure, l'ancien coach des Knicks, Mike d'Antoni, décide de lancer Lin, alors 3ème meneur de l'équipe. Sous la houlette du jeune sino-américain, New york va alors enchaîner 7 victoires de suite pour se relancer. Anthony lui même vante les mérites de Lin, et le bien qu'il fait à l'équipe. Depuis, Lin est blessé et Melo est enfin décisif et au service de l'équipe. New York est en playoff, et peut en remercier son jeune meneur. Mais c'est sans lui qu'il vont essayer de créer l'exploit face à l'ogre Heat. A l'ouest, Memphis a confirmé que leur victoire l'an dernier face au Spurs au premier tour n'était pas un exploit sans suite. Malgré la blessure de Randolph, Memphis a pu s'appuyer sur sa panoplie de shooter comme Conley, Mayo ou encore Gay. Avec en plus la montée en puissance du cadet de Gasol, c'est un parcourt tout à fait honnorable, avec des victoire contre San Antonio, à Oklahoma et contre les Lakers à la clé. De quoi avoir des gros espoirs pour ces playoffs. Comme Denver. La perte d'Anthony l'an passé a finallement eu plus d'avantages que d'inconvénients. Denver a maintenant un effectif bien plus homogène, le scoring est plus répartie et la perte d'un joueur du 5 majeur est alors moins préjudiciable. Mais depuis le trade de Nêne, Denver a perdu beaucoup de force sous la raquette. Surement préjudiciable à l'heure d'entamer les playoffs.

Alors que les feux des projecteurs sont pointé vers les playoffs, d'autres franchises ont brillé à l'heure manière. Il y a d'abord eux Cleveland qui a pu compter sur son Rookie n°1 de la Draft 2011: Kyrie Irving. Il a justifié tous les espoirs placé en lui, et à livré un gros duel contre Ricky Rubio pour le titre de Rookie de l'année. Rubio écarté sur blessure, le titre ne semble pas pouvoir échapper à Irving. Mais il était bien trop esseulé pour pouvoir espérer obtenir quelque chose avec cette équipe. Minnesota a également pu brillé pendant une bonne partie de la saison, grâce à son duo Rubio-Love. Rubio a amené un véritable vent de fraicheur sur la NBA, ramenant à la mode les meneurs-passeurs à l'ancienne (un peu comme Nash). Mais une vilaine blessures au genou a mis fin a ses espoirs de Rookie de l'année et de playoffs.

Mais la palme revient à Charlotte. La franchise de la légende humaine, Michael Jordan, est entré dans la légende cette année. Avec un bilan de 7-59, et donc un pourcentage de victoire de 10,6%, Charlotte est devenu la pire équipe de toute l'histoire de la NBA au niveau du pourcentage de victoire. Un coup dur pour Michael Jordan, qui doit espérer avoir un bon tirage à la lotterie et une bonne draft pour relever le niveau.

Maintenant, place aux playoffs et, à n'en pas douter, des séries épique pour côturer cette saison historique.