L'Espagne règne de nouveau sur l'Europe

Finale de l'Euro de Futsal. Les espagnols, grand favori du tournoi, affrontaient les russes. Un match fort en émotion. Résumé.

L'Espagne règne de nouveau sur l'Europe
L'Espagne règne de nouveau sur l'Europe

L'Espagne sait ce que c'est d'affronter la Russie en finale, puisque c'est déjà arrivé trois fois dans l'histoire. Lors du premier championnat européen, à Córdoba en 1996, les espagnols étaient venu à bout des russes sur le score de 5 à 3 avec quatres buts de l'intenable Vicente Martínez. Trois années plus tard, en 1999 à Granada, Oleg Denissov, portier russe, permettra aux siens de remporter le titre après une insoutenable séance de penaltys. La dernière finale entre ces deux là eu lieu en 2005, l'Espagne regagnait l'Euro face aux russes, et depuis, les victoires se sont enchaînés. En effet, avec trois titres consécutifs, le numéro 1 mondial tente de remporter son sixième titre européen.

Avec Aicardo, Miguelín, Alemao et Rafa Usín, l'Espagne a décidé d'allier jeunes talents avec les piliers d'une équipe qui a tout gagner, à l'image de Luis Amado et Kike, experts des finales et des titres. Ajouté à cela le meilleur buteur du tournoi Jordi Torras, et vous avez un joli mélange qui fait d'elle la favorite. Les Russes eux, composent avec les talents brésiliens Pula et Cirilo, nationalisés il y a peu, la qualité de joueur comme Prudnikov, Fukin et la puissance athlétique à l'image de Maeveski. L'out-sider a de quoi créer la surprise.

La première mi-temps fut comme on l'imaginait, la Russie était bien en place défensivement, et attendait calmement une contre attaque fatale.  L'Espagne se procurait alors quelques offensives, une superbe frappe de Miguelín fut détourné par l'impérial Gustavo, le portier russe. Du côté des buts espagnols, Luis Amado n'eu pas beaucoup de travail dans ces vingts premières minutes. L'entraîneur espagnol, José Venancio, demanda alors à ses joueurs de mieux conserver le ballon, de rester concentrer et d'être plus incisif. L'Espagne continuait d'attaquer mais la rigueur défensive habituelle des russes se transformait en un mur infranchissable. C'est donc sur coups de pied arrêtés que les espagnols tentèrent de surprendre leurs adversaires, sans pour autant y arriver.

Une fin de match insoutenable

La deuxième mi temps donnait l'impression de pouvoir basculer d'un moment à l'autre. Jordi Torras frappait, Abramov répondait par deux fois et Luis Amado répondait présent. Gustavo lui, sauva à plusieurs reprises les russes, sur des frappes de Miguelín et d'Alemao. Le portier russe sublime ce soir, donna des ailes à son pays, qui commencait peu à peu à y croire. A six minutes de la fin, Pula allait créer l'exploit et marquer un superbe but d'une frappe sèche. La Russie vit un rêve tandis que l'Espagne voit ses espoirs s'envoler. Les espagnols, dont l'expérience n'est plus à démontrer, continuent tout de même d'attaquer. Mais les occasions n'arrivent pas, même en supériorité numérique pendant un moment, les russes laisse peu d'espace. Les minutes s'écoulent, l'Espagne pousse, la défense est bien en place et lorsque celle ci est dépassée, Gustavo enchaîne les arrêts magnifiques. Il ne restait alors que trente secondes à jouer, les Russes étaient à deux doigts du titre, et Sergio Lozano surgit pour délivrer son peuple. L'Espagne égalise sur le fil et tout le banc exalte. L'avantage psychologique est pris, on part pour des prolongations. 

Les russes sont alors dépassés, épuisés, ils se contentent de défendre. Les espagnols, eux, ont pris en main le match et ne cesse d'attaquer, de chercher la solution. Sergio Lozano, le buteur de l'égalisation miracle, voit sa frappe détournée rejoindre les filets. Lui qui n'avait pas encore marqué dans la compétition inscrit un doublé dans ce match. Seuls les très grands apparaîssent dans les finales, le meilleur buteur du championnat espagnol l'a prouvé ce soir! L'Espagne explose, mais sait qu'il faut rester concentré. Les russes, eux, tentent le tout pour le tout. Gustavo décide même de monter en attaque pour aider ses partenaires. On est à deux doigts de la crise de nerfs pour les espagnols, lorsque Luis Amado sauve son équipe à deux reprises! Borja, en difficulté, dégage le ballon qui roule vers le but russe vide... 3 à 1, l'arbitre met fin à la rencontre. 

L'Espagne a souffert, mais elle remporte finalement son sixième titre européen, le quatrième consécutif. Du talent, de l'envie, du collectif, décidemment, les espagnols, on sait pourquoi ils gagnent...