Stade Félix-Bolleart, 4 août 2013. Le public lensois attend ses joueurs, avec un nouvel entraîneur à leur tête : Antoine Kombouaré. Le retour de Gervais Martel et l'arrivée de l'investisseur azéri donne de nouveaux objectifs aux Sang et Or : remonter en Ligue 1. Et cela commençait ce soir, face au promu corse, le CA Bastia. Les supporters attendent une victoire lors de la première journée, chose que les Lensois n'ont plus fait depuis 2008. Les 27377 spectateurs donnent de la voix avant même que le match ne commence, histoire de conjurer le mauvais sort.

Une entame de match marquée par le manque de réalisme

Lens imprime son rythme de jeu dès le début de la rencontre : Antoine Kombouaré a bien fait comprendre que Ludovic Baal et Patrick Fradj, les deux latéraux, devaient souvent monter afin d'apporter leur soutien offensif et donc créer le surnombre face à une défense à cinq. Ljuboja attire les ballons mais la défense bastiaise tient bien le choc, aidée par un Sébastien Lombard impérial dans toutes ses prises de balle. Petit à petit, les visiteurs vont empêcher toute construction offensive adverse. Cependant, bien trop timides en attaque, ils n'inquiètent pas le nouveau gardien nordiste, Alphonse Aréola. Lensois et Bastiais s'annulent, malgré la plus grosse occasion de la première mi-temps : un une-deux-trois entre Chavarria, Touzghar et Ljuboja, conclu par une frappe vicieuse du Serbe qui vient frapper le poteau, Lombard étant sur la trajectoire.

Les deux équipes retournent donc aux vestiaires sur un score nul et vierge, et il y a fort à parier qu'Antoine Kombouaré reprochera le réalisme manquant à ses joueurs lors de ce premier acte. Les Bastiais, quant à eux, n'ont pas à rougir de leur première mi-temps solide, ou ils n'ont pas compté l'energie dépensée.

Les Sang et Or profitent d'un coup de pouce du destin

Après les traditionnels Corons chantés par tous les supporters de Bollaert, la seconde mi-temps reprend dans une ambiance de feu. Et les Lensois semblent avoir repris le jeu en main. Puis intervient un fait de jeu : à la 51ème minute, Patrick Fradj envoie un long ballon dans la surface (il sortira sur blessure juste après) en direction de Yoann Touzghar. Au duel avec le gardien corse, le genou de ce dernier va venir taper la cheville droite de l'attaquant français, qui va en rajouter beaucoup pour provoquer un penalty. Les Bastiais ne contestent pas et M.Duhamel a pris sa décision très vite. Danijel Ljuboja applique la sentence d'une frappe en force sous la lucarne. Bollaert est libéré, ses joueurs ouvrent le score.

Des lors, les Sang et Or vont être beaucoup plus à l'aise dans leurs gestes, et vont se procurer beaucoup plus d'occasions. Touzghar voit sa frappe déviée au dernier moment par un défenseur, Alaedinne Yahia se permet un ciseau acrobatique, et le jeune Salli a bien failli tromper le portier bastiais d'une Madjer, finalement contrée. Mais c'est Ljuboja, encore lui, qui a fait le plus de peur aux Corses. Avec un coup-franc excentré, il envoie une frappe sous la lucarne qui est déviée par une magnifique parade de Lombard. Les dernières minutes voient les promus tenter des frappes sans grandes convictions, et n'auront inquiété Aréola qu'une seule fois. Le sifflet retentit, et Lens commence sa saison par une victoire.

Il n'y aura pas eu de polémique autour du penalty généreux accordé aux Lensois. Cependant, Touzghar s'est vu poser la question et a répondu très sobrement :

 

La saison lensoise est maintenant lancée. La route va être longue jusqu'au mois de mai, pour espérer une remontée que tout un peuple attend. Les Bastiais, eux, n'auront pas à rougir de leur défaite et les deux équipes vont maintenant devoir se concentrer sur leur match de Coupe de la Ligue en milieu de semaine.