Le conseil de classe : Marseille (vs Paris)

Le conseil de classe : Marseille (vs Paris)

Défaits au Parc (2-1), les Olympiens continuent de sombrer et coulent dans le ventre mou du classement. Pourtant, les hommes de Deschamps n'ont pas été mauvais. Du moins pas tous. Décryptage.

A l'aube d'une semaine qui s'annonce importante tant pour le championnat (réception de Montpellier mercredi) que pour la pérénnité du club, l'OM aurait pu se rassurer, se donner un peu d'air, repartir de l'avant ... Mais il en fut autrement. A deux mois de la fin des cours, zoom sur les bons élèves et les futurs redoublants.

Le moteur de la classe :

Azpi' (8) : positionné côté gauche pour régler le problème "Morel", le latéral espagnol a été bon, très bon, à tel point que l'ancien lorientais risque fort d'étudier le banc de plus près ces prochaines semaines. Raillé après son retour de blessure, Azpi est en train de prouver à tous qu'il est l'un des tous meilleurs défenseur de couloir de L1.

Les bons élèves :

- Ayew (7) : toujours handicapé par son épaule gauche, l'aîné des Ayew's a tenté, a même marqué d'une belle tête croisée, comme à l'aller. Mais souvent esseulé, il a pêché par trop de raides solitaires.

- Fanni (6) : titularisé couloir droit, il a fait son match. Rarement en difficulté, il a tenté d'apporter offensivement à coup de centres et de dédoublements, mais sans succès.

- N'Koulou (6) : le nouveau patron de la défense olympienne a encore fait son match. Bien aidé par un PSG sans attaquant, il n'a pas été inquieté de la rencontre. Une chose est sûre, il ne restera pas longtemps sur la Cannebière ...

Les élèves moyens, cachés au milieu de la salle :

- Rémy (5) : rarement dans le coup ces derniers temps, l'attaquant olympien a encore traversé le match sans se montrer trop dangereux, pas vraiment aidé par ses milieux offensifs. Il offre quand même un caviar à Ayew d'une belle déviation de la tête. Une chose est sûre, il ne restera pas longtemps sur la Cannebière ...

- M'Bia (4) : l'engagement et la détermination, c'est bien, s'en servir intelligement c'est mieux. Celui qui semble haranguer ses coéquipiers en direct de sa position de défenseur central a tenté à plusieurs reprises de transformer les corners de Valbuena en but, mais il n'a jamais fait le bon geste. Défensivement, il n'a pas eu beaucoup de taff.

- Diarra (4) : il fonctionne sur courant alternatif, capable de ratisser 10 ballons en 10 minutes puis de disparaitre pendant les 25 d'après. Son duel manqué sur le deuxième but parisien enterre les espoirs olympiens. Dommage.

- Mandanda (4) : souvent décisif, il n'aura pas touché un ballon ce soir. Alors oui, les deux frappes cadrées parisiennes sont quasi inarretables, mais quand même ...

Les places à côté du radiateur :

- Valbuena (4) : bien pris par les trois milieux défensifs parisiens, il aura pris beaucoup de coups. Malgré tout, il aurait pu faire mieux avec les quelques ballons qu'il a eut.

- Amalfitano (3) : depuis son passage à Clairefontaine, il n'est plus le même. D'ailleurs ce soir, c'est à peine si on l'a vu.

Avertissement travail :

- Cheyrou (2) : il était désigné comme l'homme fort du duo "Cheyrou-Lucho", alors Deschamps lui a donné les clefs du jeu. Depuis à l'OM, il n'y a plus beaucoup de jeu. Perd un point sur son raté immanquable à 5 minutes de la fin. Immanquable n'est pas Cheyrou, le bonhomme est légèrement coutumier du fait cette saison.

Les remplaçants : Brandao et Gignac ont tous deux disputé chacun 20 minutes. Si Brandao a failli égalisé sur un corner (et surtout une très grosse parade de Sirigu), Gignac lui n'a pas montré grand chose. Jordan Ayew a joué 3 minutes, le temps de faire admirer sa petite crête rousse.

Le coach : Pas aidé par les prestations de ses poulains, Deschamps semble à court d'idées pour remettre l'OM sur de bons rails. Alors il fait ce qu'il peut avec ce qu'il a, et le fait plutôt bien.