Coupe de France : l'OM fait le taff
Au terme d'un match assez soporifique, l'OM décroche sa qualification pour les quarts de finale de la Coupe de France. Et l'homme du match se nomme une nouvelle fois Brandao.
Tout le monde annonçait un match piège à l'Olympique de Marseille. Force est de constater que les hommes de Deschamps ont contourné l'obstacle sans trop de difficultés grâce surtout à leur réalisme et à la fébrilité d'une équipe bressane qui ne pouvait plus compter sur l'effet de surprise après avoir vaincu Ajaccio au tour précédent. Il faut dire que depuis le "switch" des terrains et le passage de Geoffroy Guichard au Vélodrome, la tâche semblait résolument trop ardue pour cette vaillante équipe de CFA.
Pourtant le début de match semblait équilibré, aucune occasion durant les quinze premières minutes. Les bressans jouent haut, empêchant les olympiens de combiner au milieu de terrain. Les marseillais tentent alors de trouver l'ouverture par le biais des coups de pied arrêtés mais ni Diawara ni Diarra ne réussissent à pousser le ballon au fond des buts de Callamand. En réalité, pour voir les olympiens dangereux, il faudra attendre la 28ème minute, quand à la suite d'un centre chandelle d'Azpi, Brandao profite d'une sortie approximative du gardien adverse pour pousser le but au fond des filets. 1 occasion 1 but pour celui à qui on a longtemps reproché de croquer (à raison il faut le reconnaître).
Le plus dur est fait pour l'OM, qui manque malgré tout de se faire avoir par l'intermédiaire de Dimitriou contré in-extremis par un bon retour de Diarra. On se dit alors que l'OM va regagner les vestiaires avec ce petit but d'avance, et ce malgré une bonne tête de Brandinho sur la barre quand intervient le geste de cette première période, on joue alors la 45ème minute. Lancé, Amalfitano réalise une feinte de corps, pas sans rappeler ce qu'avait réalisé Pauleta il y a quelques années, sert de l'exter' Brandao qui double la mise. Brandao et les filets adverses, une histoire d'amour qui ne lui fait risquer aucune peine.
De retour des vestiaires, Deschamps change Rémy par Jordan Ayew, fraichement revenu de la CAN. Ce dernier n'attendra que 8 minutes pour alourdir le score d'une frappe des vingt mètres. Coaching payant pour DD qui se dit alors que c'est le match parfait pour faire briller Sabo, qui prend de ce fait la place de Valbuena. Mais non, l'escroquerie marseillaise n'aura pas le plaisir d'ouvrir son compteur but, et ce malgré pléthore d'occaz durant toute sa demi heure de jeu. Au contraire, les bressans réduiront la marque par Diaby, but qui ne changera rien mais qui laissera un bon souvenir à cette équipe de CFA, loin d'être ridicule cet après-midi.
L'OM continue donc son parcours vers le stade de France, en espérant rééditer pareille performance face à VA ce week end et l'Inter en milieu de semaine prochaine. Et qui sait, rêver d'une fin de saison heureuse et pleine de trophées.





