Un Lyon très réaliste sort un bon Paris

Lyon s'impose 3-1 au Parc ce soir, et se qualifie pour les demi-finales de la Coupe de France où ils retrouveront le Gazélec. Première défaite de l'ère Ancelotti pour des parisiens qui n'ont pas démérité, surtout en seconde période.

Un Lyon très réaliste sort un bon Paris
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Un Lyon très réaliste sort un bon Paris

Dominer n'est pas gagner. L'adage fera sourire les lyonnais ce soir, eux qui se qualifient ce soir pour les demi-finales de la Coupe de France (déplacement à Ajaccio à venir pour les Gones). Côté parisien, il s'agit de la première défaite depuis la prise de pouvoir de Don Carlo. Pourtant le tacticien italien avait décidé de jouer à fond ce match, ne laissant sur le banc que Sakho, Pastore et Hoarau en ce qui concerne les habituels titulaires. Pas assez pour que le PSG se montre tranchant d'entrée apparement, puisque les premières minutes sont lyonnaises. Les hommes de Garde font tourner le ballon sans se montrer dangereux, et c'est en contre que les parisiens tentent d'opérer, comme souvent depuis l'arrivée d'Ancelotti.

Pour voir la première action du match, il faudra attendre la 17ème minute du match : sur un corner joué en retrait par Menez, Armand remet dans le paquet, le ballon est dévié involontairement de la main par Umtiti, qu'importe pour Clément Turpin, il y a pénalty. Pas vraiment dans leur match, les Parisiens se retrouvent devant au tableau d'affichage après la transformation de Néné, pour le plus grand bonheur du Parc. Lyon ne se décourage pas et repart de l'avant, et il ne faudra aux lyonnais que 7 minutes pour revenir au score, suite à une merveille de coup-franc de Kallstrom. Encore un but encaissé sur coup de pied arrêté côté Paris, une sale manie depuis une paire de semaines.

Vexés, les parisiens sortent enfin les crocs et tentent par l'intermédiaire de Gameiro de reprendre l'avantage. Mais le franco-portugais bute sur Lloris ou ne cadre pas, bref, Kévin n'est pas vraiment dedans, une sale manie depuis une paire de semaines. Pire, c'est durant ce temps fort parisien que les lyonnais vont reprendre l'avantage. Bien servi par Réveillère, Kallstrom adresse un centre fuyant dans la surface. Si Gomis est trop court, Licha, esseulé au second poteau, ne se prive pas de fusiller Douchez.  Nêné tentera bien de remettre les pendules à l'heure mais après un contrôle orienté de grande classe, foire sa frappe. Dur, et c'est là dessus que l'homme au sifflet renvoie tout le monde au vestiaire.

Au retour, Pastore entre à la place de Bisevac, pour dynamiser un milieu parisien un peu mou en première période. Paris joue plus haut et s'installe dans le camp lyonnais. Nêné centre pour Gameiro qui rate sa bicyclette, Jallet arrive et envoie un parpaing sous la barre de Lloris, ballon que le nouveau capitaine des bleus dégage du poing. Pas de répit pour Hugo qui doit s'imposer sur une frappe au ras du poteau de Menez, assurément le meilleur parisien ce soir. Et comme jamais deux sans trois, c'est cette fois ci devant Pastore que Lloris s'interpose après un beau jeu en triangle amorcé par le duo Menez-Matuidi (qui a remplacé Bodmer peu après le début de la seconde période).

Lyon la joue à l'expérience et fait le dos rond, se contentant de miser sur le match parfait de son gardien international. Mieux, Lyon procède en contre, et sur un renvoi éclair de l'arrière garde lyonnaise, Lisandro, servi idéalement par Gomis, est à deux doigts de flinguer le suspense. Malheureusement pour lui, l'argentin est victime d'une taupe et envoit la balle largement au dessus du but, gênant. Les minutes tournent et les parisiens se font moins tranchants. Tranchants, les tacles de Lugano et de Motta le sont, en réponses aux mauvais gestes de Lovren. Le match s'envenime, les esprits s'échauffent et tout ça joue en faveur des Gones.

La bande à Aulas se payera même le luxe de marquer un troisième but, suite à une bête faute de Jallet sur Bastos, parti seul au but. La panthère fashion Gomis trompe Douchez (qui n'aura pas effectué le moindre arrêt) et clôt le suspense. Le score est sevère mais c'est bien les lyonnais qui se qualifient. Ils deviennent même favori de la compétition après les éliminations conjuguées de Marseille et Montpellier. Pour Paris il faut désormais tout miser sur le championnat, et ça passe par un bon résultat contre Bordeaux dimanche, autre ex champion de France déchu mais qui tend à se relever ces derniers temps.