Auxerre profite des suffisances du PSG

Insipide en deuxième période, le PSG a laissé deux points dans la course au titre face à de vaillants Auxerrois (1-1).

Auxerre profite des suffisances du PSG
Le Tallec, sauveur d'un soir.
Auxerre
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PSG
Le Tallec, sauveur d'un soir.

Sans Pastore et Sakho, hors de forme, Ancelotti avait fait confiance à Gameiro au front de l'attaque.

 

La vie sans Pastore

 
Dès les premières minutes, Bodmer prenait le rôle de Pastore avec précision. Devant, Menez, Néné et Gameiro permutaient souvent. La première occasion vint d'ailleurs de Menez. Suite à un contrôle chanceux, qui se transformait en grand pont, le parisien butait sur Sorin par manque de précision dans sa frappe (5e). En face, la seule solution d'Auxerre était le contre, notamment avec la vitesse d'Oliech. Ce dernier enchainait deux dribbles pour frapper mollement sur Sirigu (8e). L'Abbé Deschamps se montrait, elle aussi, entreprenante avec des chants contre la direction et des fumigènes empêchant la bon déroulement d'un coup franc parisien. En dehors de son match, Auxerre subissait encore la foudre Menez. Suite à un ballon en profondeur de Bodmer, excellent jusque-là, Gameiro talonnait pour l'international qui dribblait Sorin et voyait son tir du gauche finir sur le poteau droit (12e)...  Une action en première intention parfaite de bout en bout qui méritait mieux. 
Auxerre refusant le jeu, le PSG s'installait territorialement. Grâce à un milieu de terrain performant à la récupération, Paris avait le loisir d'enchainer les passes face au manque d'implication des Auxerrois. Bodmer était rayonnant au milieu. Avec vitesse, dédoublement, et vista, le PSG était supérieur à Auxerre. Trop. Ainsi, Néné punissait cette formation amorphe. Sur une passe de Gameiro, côté gauche, il contrôlait, dribblait Grichting et fusillait à bout portant Sorin (23e). Le PSG avait alors quatre buts pour revenir à hauteur de Montpellier au goal average. Avec la prestation d'Auxerre et l'aisance du PSG, il y avait des raisons d'y croire... 
Malheureusement, comme souvent, le PSG reprenait son souffle suite à ce but. Laissant reprendre confiance à Auxerre. Cela manquait cependant de créativité devant. Il fallait que l'arbitre réveille ce match. En effet, à la 41e minute de jeu, Oliech était au duel avec Bisevac à l'entrée de la surface. Un duel litigieux qui demandait le ralenti. On se rendait alors compte qu'à défaut d'un pénalty, Auxerre méritait un coup franc à l'entrée de la surface. Rideau sur une première mi-temps dominée par le PSG grâce à la faiblesse de son adversaire.
 

Auxerre remercie Néné

 
Dès le retour des vestiaires, on retrouvait les deux protagonistes du début de match : Bodmer et Menez. Le premier délivrait encore un ballon parfait pour le second dans la profondeur. Menez finissait sa course par un tir croisé pas assez précis dans les bras de Sorin (46e). On était parti sur les mêmes bases que la première mi-temps... 
Mais à force de gâcher des munitions, le PSG sentait le piège se refermer. Et Chafni le rappelait immédiatement. Bénéficiant du laxisme parisien, l'Auxerrois s'infiltrait dans la surface pour fixer Sirigu et voir le poteau repousser sa tentative (53e) ! Un rappel à l'ordre pour Paris qui baissait d'intensité suite à une multiplication de duels hargneux. Contout rentrait pour peser sur la défense parisienne. Deux minutes plus tard, Sirigu devait briller devant la tête d'Oliech pour préserver le score (59e). Le salut parisien devait revenir par le jeu, oublié depuis dix minutes... C'était l'heure de l'échauffement pour Pastore. D'autant que Bodmer avait disparu dans la récupération et la création du jeu. 
À l'évidence, Auxerre avait gagné la bataille du milieu et Paris était au bord de la crise de nerfs. Surtout après cette occasion incroyable de Néné, qui par abus de confiance voulait dribbler Sorin. Sans succès (68e).  Le brésilien avait pourtant la possibilité de frapper directement ou de servir Gameiro et Menez, seuls devant le but... Ancelotti criait alors à tue-tête "Javier". Comme un signe qu'il fallait du changement dans ce PSG atypique et perturbé par l'impact physique d'Auxerre. Malgré un match plein de promesses, Gameiro cédait sa place à l'Argentin.
Suite à ce changement, on trouvait encore Néné qui dans un cafouillage improbable ne trouvait personne en retrait... Auxerre procédait à son dernier changement. Encore offensif, puisque l'AJA avait la possibilité de revenir. Mandjeck, pourtant excentré côté droit avertissait encore la défense parisienne. Sur un centre tir, il sublimait Sirigu qui détournait en corner (80e). Dans la foulée, Armand se trouvait à un crampon de tromper Sirigu (82e) ! Le scénario de ce match voulait que Paris soit puni par l'arrogance de Néné (à la 68e). Désormais à quatre devants, Auxerre devenait ingérable pour la défense parisienne. Oliech, encore lui, obligeait Paris à se dégager en corner (84e). Il restait cinq minutes à Auxerre pour sauver sa peau en Ligue 1. Et c'est Le Tallec qui offrait l'égalisation à son équipe ! Fou sur son banc, Ancelotti ne pouvait que constater la faiblesse de son équipe. En effet, Le Tallec reprenait un ballon seul devant le but, suite à un cafouillage Bisevac - Oliech après une frappe repoussée par Sirigu (86e).  Dans une fin de match de folie, les deux équipes alternaient le bon comme le moins bon. À ce jeu, personne n'arrivait à se procurer une action... On devait donc en rester là (1-1). Et Néné vivra une semaine difficile, suite à son action vendangée !