Le PSG balaye Sochaux

Distancé par Montpellier, le PSG s'est brillamment racheté cet après-midi à domicile. Sochaux a fait les frais du trio offensif Parisien composé de Menez, Pastore et Néné (6-1).

Le PSG balaye Sochaux
Pastore a retrouvé son meilleur niveau cet après-midi
PSG
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Sochaux
Pastore a retrouvé son meilleur niveau cet après-midi

Pathétique à Auxerre la semaine dernière, le PSG était en mission rachat cet après-midi au Parc. Relégué à 5 points de Montpellier, l'heure était au sérieux et au retour de la confiance; primordiale dans cette fin de saison. Reparti sur les mêmes bases, Ancelotti sacrifiait Gameiro, Hoarau et Sakho. L'attaque, ou plutôt le secteur offensif, était donc composée de Néné, Menez et Pastore. La meilleure attaque de l'ère Ancelotti. En face, Sochaux avait l'ambition de ramener un point qui les sortirait de la zone de relégation...

 

La Série A sauve le PSG

Capitaine cet après-midi, Jallet démarrait le match en trombe. En face, Sochaux jouait sans complexe : en deux/trois touches de balles. Vite inquiet lors des incursions Parisiennes, Sochaux se dégageait en catastrophe à chaque attaque. Laissant le PSG et Pastore prendre confiance. En position de numéro 9, l'Argentin avait pour lourde tâche d'être le finisseur des actions. Et d'entrée, il menait à bien une action parfaite ! Auteur d'un triple une deux (Matuidi puis Néné), il se retrouvait dans la surface pour effacer Corchia d'une feinte de frappe et enchainer du gauche parfaitement (6e, 1-0). Il fallait maintenant que le PSG prouve qu'il pouvait continuer ainsi. À défaut de laisser le ballon à Sochaux. Et comme à l'accoutumée, le PSG se fit punir par Maïga. Surpris par la transversale parfaite de Martin, Sirigu heurtait le numéro 9 dans les airs qui marquait de la tête malgré le choc (12e, 1-1). Une fois cette égalisation, Pastore puis Menez manquaient de peu de doubler la mise sur deux superbes ouvertures de Néné et Bisevac (13e et 14e). Toutefois, c'est Sochaux qui avait dorénavant la maitrise du jeu, grâce à leur milieu de terrain. Et suite à une passe à dix mémorable, Maïga trouvait le poteau (20e). Dans la foulée, Menez finissait le contre par une frappe sans danger... 
Sochaux avait pris les dessus et Paris subissait, sous les yeux d'un Ancelotti agacé. Mais sans qu'on s'y attende, le PSG obtint un coup franc par Menez. Tiré par Néné, c'est Motta qui d'une tête rageuse mettait Paris sur les bons rails (25e, 2-1).  Deux buts à un dans un match très plaisant à regarder. Surpris en début de match, Ancelotti reprenait ses joueurs en leur demandant de garder le ballon et de presser les Sochaliens à la récupération. On rentrait alors dans une véritable partie d'échecs où Sochaux voulait égaliser et Paris maitrisait son adversaire. On s'approchait tout doucement de la mi-temps quand Tiéné profitait d'un superbe ballon de l'extérieur par Pastore. Il centrait pour Menez qui de la tête, encore, trompait Richert (44e). Un score flatteur pour le PSG (3-1). Paris pouvait remercier ses recrues en provenance d'Italie : Pastore excellent, Motta en patron du milieu et Menez opportuniste. Côté Sochalien, Martin était en démonstration au Parc : justesse technique et vista au programme.

 

Néné se rachète

 
Le deuxième acte démarrait par une conservation de balle du PSG toujours orchestrée par Pastore. Bodmer touchait plus le ballon, aidant ainsi à la conservation du ballon et au démarrage des attaques. C'était grâce aux deux, que Menez avait l'occasion de se mettre en valeur : deux frappes, une contrée (47e), une au-dessus (48e). Sochaux n'était plus dangereux malgré une bonne maitrise technique.  Et la punition vint par l'intermédiaire de Néné, bien servi par Jallet sur un centre millimétré au deuxième poteau (55e, 4-1). Le brésilien fêtait son but modérément vu les critiques qui s'étaient abattues sur lui la semaine dernière. Les choix du coach italien s'avéraient donc jusque-là judicieux puisque Menez, Néné et Pastore avaient contribué à tous les buts de cette rencontre...
Groggy suite à ce quatrième but, les Sochaliens prenaient le risque de finir le match en grande difficulté. D'autant que le goal average sera très important dans la course au maintien. L'addition se corsait donc encore lorsque Néné - cette fois-ci en liesse avec son public - réceptionnait un ballon de Jallet à la limite du hors-jeu, éliminait Richert et concluait le spectacle offert par le PSG dans cette deuxième période (60e, 5-1). C'était là, le cinquième doublé de Néné cette saison (record de carrière en cours). Sochaux était définitivement dans le dur. Le petit pont de Pastore sur Martin était l'illustration d'un match qui devenait douloureux pour les relégables. Paris n'était plus qu'à deux buts de Montpellier au goal average... Le PSG construisait ses actions trop facilement. Ainsi Pastore servait Menez qui obligeait Richert à détourner en corner (66e). On le retrouvait à la 72e lorsqu'il tentait un lob sur Richert. Sans succès depuis trois tentatives. L'international avait la place de s'offrir un doublé dans une défense apathique. Il devait toutefois céder sa place à Hoarau, scandé par le Parc. Dans la continuité, Néné centrait pour Jallet qui d'une reprise maîtrisée alertait Richert (77e). Bien aidé par un Sochaux absent de cette seconde période, Paris poussait pour passer un set au 19ème de Ligue 1. Gameiro avait aussi le droit de participer à cette rencontre et de prouver sur le peu de minutes qu'il restait sa complémentarité avec Hoarau et Pastore. Néné bénéficiait d'une standing ovation lors de sa sortie pour le numéro 19 : il s'était donc racheté de son dernier match aux yeux des supporteurs. Pastore pouvait encore briller pour servir Armand - fraichement rentré - qui croisait sa frappe pour offrir le sixième but au Parc (91e, 6-1). La rencontre pouvait donc se terminer sur ce score (6-1).
 
Dans une victoire logique et fleuve, Ancelotti a donc peut-être trouvé son onze de départ (avec Maxwell à la place de Tiéné et Sissoko à la place de Matuidi) : Sirigu, Jallet - Bisevac - Alex - Maxwell, Motta - Bodmer - Sissoko, Néné - Pastore - Menez.
 
L'homme du match : Pastore (Paris SG).
L'absent du match : Banana (Sochaux).