Paris prend la tête

Hier soir le PSG est venu à bout d'une courageuse équipe de Valenciennes (3-4), au stade Hainaut. Trois nouveaux points qui permettent au club de la capitale de prendre, provisoirement, la tête du championnat.

Paris prend la tête
Pastore et Nene, les grands artisans du succès parisien

Tout le monde était d'accord, ce déplacement à Valenciennes, 6e équipe à domicile, avait tout du match piège pour les Parisiens. Bien leur en pris de revenir victorieux du Nord, au bout d'un match à suspens (3-4). Car Lille de son côté guette le moindre faux-pas de ses concurrents directs que sont Paris et Montpellier. Dans le sprint finale personne n'a le droit de se manquer. Sous peine de se faire larguer.

Et hier soir, les joueurs de la capitale ont bien cru que le titre allait s'envoler. Et le bourreau aurait pu s'appeler Vincent Aboubakar. En trois minutes, le camerounais a refroidi les ardeurs parisiennes. Tout d'abord, sur un dévié du talon dans son propre but par le défenseur brésilien Alex (7è, 1-0). Puis sur une frappe lourde, relâchée par Sirigu, qui profite à Remi Gomis. Le milieu double la mise (10è 2-0). Mais comme on le dit très souvent "Mener c'est bien, gagner c'est mieux". Et sur cette maxime des temps modernes que les Parisiens vont enclencher leur remontée. Nene, bien lancé par Menez, trompe Pennetau d'une grosse frappe du gauche (15è, 2-1). Le brésilien inscrit son 18e but en championnat et l'international tricolore délivre sa 11e passe décisive. Ensuite tout s'accelère. Nene sert Maxwell dans la surface qui arrive lancé côté gauche, il trompe le gardien valenciennois (40è, 2-2). Puis cinq minutes plus tard, l'Argentin Javier Pastore lance Matuidi dans la profondeur. L'ancien stéphannois, habitué à tacler ne change pas ses habitudes, mais parvient tout de même à marquer (45è, 2-3). L'arbitre siffle la mi-temps, et la vague parisienne a déferlé au stade Hainaut. Après une entame de match catastrophique les parisiens ont renversés la vapeur et pris l'avantage avant la pause. "Il a fallu ce deuxième but pour qu'on se réveille et qu'on fasse preuve de caractère" confie Menez après le match.

Une pression énorme sur Montpellier

La seconde période fut légèrement moins animée. Le trio Pastore-Nene-Menez combine, le français est décalé côté gauche. Il enroule sa frappe, qui va se loger dans le petit filet gauche de Pennetau (59è, 2-4). Puis à dix minutes du terme de cette rencontre, Renaud Cohade, annoncé partant cet été, envoie une merveille de coup-franc dans la lucarne droite de Sirigu (80è, 3-4). Le rêve est permis donc, pour des Valenciennois qui croient encore au scénario incroyable. Malgré leurs efforts, les Parisiens ont su gérer cette fin de match. Explosion de joie sur le banc du PSG, qui n'en finissait plus de se ronger les ongles dans les dix dernières minutes. Clément Turpin siffle et envoie les joueurs de Carlo Ancelotti sur la première marche du podium, en attendant le match de Montpellier. Le technicien italien fier de ses joueurs qui "ont joués on équipe". Le trio Pastore-Nene-Menez ? "Notre meilleur match" dixit l'argentin. Voilà donc Paris, propulsé au sommet, en attendant le résultat de Rennes-Montpellier. Des Montpellierains sous pression. Après avoir passé une semaine mouvementée, entre la bagarre face a Evian, le rouge de Belhanda, le pénalty manqué de Camara et les déclarations de l'international Marocain, les hommes de René Girard auront à coeur de montrer qu'ils ne sont pas morts. Faire face à la tourmente, le PSG l'a fait. Lille l'a fait. Et Montpellier ?