Le TFC à l'attaque ?

Depuis plus d'une dizaine d'années, la presse a attaché au TFC l'image d'équipe défensive : analyse.

Le TFC à l'attaque ?
Umut Bulut et Moussa Sissoko

Sous l'ère Olivier Sadran, seulement trois entraîneurs se sont succédés sur le banc du Tef' : Mombaerts, Baup et Casanova. Trio gagnant qui a permis au club de remonter du National à la Ligue 1 et de s'y installer. Seulement ce siège dans l'élite s'est moins gagné par les prestations inoubliables en attaque qu'en défense. Les tactiques en 4-1-4-1 se suivent et se ressemblent, aux dépends du joueur titularisé en pointe. On retient aisément Elmander, Moreira et Gignac car ce sont bien les seuls à avoir su tirer leur épingle du jeu dans ce système. En effet, peu de footeux en France seront en mesure de citer d'autres attaquants Toulousains de ces dernières années (Bergougnoux, Pentecôte…).

A l'inverse la défense n'a que peu été modifiée et s'est forgée une réputation en béton. Seulement, au sens propre comme au sens figuré, le béton adhère fortement et ne se laisse pas enlever facilement. C'est une qualité importante pour une équipe que de savoir garder sa cage inviolée mais à Toulouse, tout le système de jeu tourne autour de la défense. Et la presse de reprocher aux Pitchouns de fermer le jeu, de ne pas proposer un spectacle de qualité.

La loi de la victoire aux dépends de la qualité ?

Voilà une question à laquelle l'effectif actuel du TFC tente de répondre négativement de toutes parts. Après l'échec offensif connu la saison précédente, à cause du manque d'efficacité des prêtés Santander et Tafer, un profond travail de recrutement a été effectué l'été dernier. Rivière et Bulut ayant coûtés plus de 8 millions d'euros à eux deux, sont arrivés dans l'espoir de redorer le blason de l'attaque dans la ville rose. Deux recrues de bon niveau, contraintes malgré elles de jouer à tour de rôle. La faute à un système encore très axé sur la possession du ballon au milieu de terrain et à un maximum de solidité en défense.

Après plus de six mois de championnat, le Toulouse Football Club se porte bien au classement. Mais la tache d'encre indélébile guette toujours dans l'angle de la feuille : 22 buts marqués jusqu'à présent, c'est autant que le nombre de buts encaissés ; et seulement 5 ont été inscrits par les attaquants achetés « à prix d'or » par le club.

Le TFC tente donc de se défaire de son statut d'équipe défensive. Les arguments resteront certainement axés sur le classement en Ligue 1 et les résultats positifs, à condition que les remarques positives qui émanaient des journalistes en première partie de saison ne montent pas à la tête de joueurs … un peu trop pressés de partir !