GP Bahrein : Sous haute tension

Annulé en 2011 à cause des vives tensions dans le pays, la course aura bien lieu cette année en dépit des manifestations toujours actives.

GP Bahrein : Sous haute tension
GP Bahrein : Sous haute tension

En 2010, la vigueur de la contestation sociale et politique avait contraint le petit monde préservé de la F1 à se passer de ce Grand Prix du désert. La situation interne du petit état du Golfe n'est toujours pas éclairci, mais, cette année, les décideurs ont maintenu la course. Les équipes, les journalistes et les spectateurs sont largement invités à la plus grande prudence. 

Côté piste, les organisateurs ont choisi de revenir au tracé 2009, reléguant aux oubliettes les virages lents ajoutés en 2010. Cela est plutôt une bonne nouvelle, tant ces virages avaient paru inutiles et rébarbatifs. Ramené à sa longueur initiale de 5,412km, le tracé sera parcouru 57 fois, pour une distance totale de 308 km. Le record de la piste dans cette configuration est toujours détenu par Michael Schumacher qui l'avait établi en 2004, pour la première édition de l'évènement. La course associe plusieurs paramètres qui font généralement souffrir les pilotes et leurs montures. La chaleur est présente durant tout le week-end, le sable vient parfois perturber l'adhérence de la piste et la respiration des moteurs, tandis que des freinages importants sollicitent les freins.

Circuit

Côté forces en présence, il est indéniable que la hiérarchie est bousculée. Si McLaren semble l'écurie la plus consistante, elle n'a pour autant remporté qu'une seule course, ce qui est loin d'en faire un leader incontesté. Mercedes semble la plus rapide mais a néanmoins rencontré beaucoup de soucis au cours des trois courses pour ne plus connaître d'appréhension. Loin de sa domination des deux saisons passées, Red Bull reste solide et refait surface peu à peu sans que l'on puisse savoir si l'évolution sera suffisante pour lutter pour la victoire.

Lotus a semble-t-il les moyens de lutter pour le podium mais manque encore de régularité pour avoir des certitudes. Quant à Williams et Sauber, elles sont les bonnes surprises de ce début de saison et peuvent brouiller les cartes de cette course. La vraie déception de cette saison est encore Ferrari. Les monoplaces rouges sont larguées et il faut tout le talent de Fernando Alonso pour surnager.

Les essais libres de vendredi devraient apporter quelques éclairages sur les forces des écuries et dégager peut-être quelques favoris.