Les Bleus préparent mal l'Espagne

Stérile dominatrice pendant une bonne partie de la rencontre, l'équipe de France a perdu ce vendredi soir face au Japon. De bien mauvaise augure avant le déplacement en Espagne mardi. Le tout devant un public dionysien en quasi somnolence.

Les Bleus préparent mal l'Espagne
France
0 1
Japon
France: Lloris - Debuchy (Jallet 46e), Koscielny, Sakho, Clichy - Sissoko, Capoue (Gonalons 68e), Matuidi (Chantôme 46e; Gomis 76e) - Menez (Ribéry 68e), Giroud, Benzema (Valbuena 46e)
Japon:

Les Bleus sont loin de faire les fanfarons ce vendredi soir. Avant de se rendre en Espagne mardi, ils se sont inclinés au Stade de France devant le Japon. Dans ce que beaucoup annonçaient être comme une répétition générale, une mise en jambe, même un laboratoire, l’équipe de France a finalement subit un cuisant échec. Aucun des essais de Didier Deschamps n’aura été concluant, même si ses hommes ont été auteurs d’un premier acte correct.

Des Bleus trop imprécis

Meilleurs dans l’impact physique, plus incisifs dans les duels aériens sur coups de pied arrêtés, ils ont souvent pris le dessus sur leurs adversaires du soir, mais ont manqué de précision dans le geste final. Et les rares fois où ils ont attrapé le cadre, le portier nippon a sorti le grand jeu, comme sur ce coup-franc de Karim Benzema qu’Eiji Kawashima a magnifiquement détourné (39e). La domination territoriale laissait présager une bonne seconde période.

Mais au retour des vestiaires, l’équipe de France a connu une spectaculaire baisse de régime sur le plan physique. En dépit des rotations effectuées par le sélectionneur et du dynamisme apporté par Franck Ribéry sur son côté gauche, ce sont bien les Japonais qui ont fait la loi lors des dernières quarante-cinq minutes. Kagawa et les siens ont fait naître une surprenante fébrilité, notamment de la part des latéraux qui ont souvent été pris de vitesse. Lloris n’a pas non plus fait preuve d’une grande sérénité, ayant toutes les peines du monde à repousser un tir écrasé venu de l’extérieur de la surface (55e).

Konno crucifie Lloris

Très à l’aise techniquement, les joueurs d’Alberto Zaccheroni ont fini par concrétiser leur supériorité de la seconde période sur un contre supersonique orchestré par Kagawa, relayé par Nagatomo et conclu par Konno (0-1, 89e). Et cela juste après que leur gardien ait une nouvelle fois dégoûté Olivier Giroud (87e) puis Mathieu Valbuena (88e). Le moral n’est vraiment pas au beau fixe. Surtout quand on voit que la Roja est allé corriger la Biélorussie à Minsk (0-4)…