Un Bayern en quête de succès ?

Longtemps dominateur en Allemagne, le Bayern Munich a subi ces deux dernières années l’affront de voir le Borussia Dortmund les coiffer deux fois au poteau en raflant le championnat puis en réalisant le doublé championnat-coupe, historique pour les joueurs du BVB. Deux ans sans le moindre trophée, il n’en fallait pas moins pour que le Bayern réagisse…

Un Bayern en quête de succès ?
Un Bayern en quête de succès ?

Pour de nombreux clubs, avoir son équipe sur la seconde marche du podium en championnat, accéder à la finale de la Ligue des Champions et de la Coupe nationale aurait été un franc succès. Seulement, au Bayern il n’en est rien. Vécu en interne comme une vraie déception, les dirigeants n’ont toujours pas digéré de s’incliner deux fois dans la saison face au BVB en Bundesliga et de s’incliner à nouveau face à son grand rival en finale de la Coupe d’Allemagne (5-2 !). Mais par-dessus tout, Karl-Heinz Rummenigge et Uli Hoeneß ne parviennent à oublier le cauchemar de la finale de la Ligue des Champions. Après avoir dominé la rencontre de la tête et des épaules, le Bayern ouvrait la marque, à domicile, dans son propre stade, à quelques minutes du coup de sifflet final mais la suite est toute autre et bien connue. Karl-Heinz Rummenigge, dépité, parlait d’immense tristesse du groupe après une défaite jugée encore plus difficile qu’en 1999 (après avoir perdu face à Man chester United en finale de cette même compétition dans les arrêts de jeu).

Le traumatisme chez certains joueurs est palpable et se fait craindre pour la saison à venir chez les dirigeants. Ainsi on retrouve un Arjen Robben totalement absent à l’Euro, un Schweinsteiger toujours blessé qui peine à aider ses coéquipiers, un Lahm moins souverain qu’à son habitude etc… Et si la blessure était en réalité bien plus ancrée en eux ?

Pour toutes ces raisons, les dirigeants bavarois ont choisi de réagir pour la saison à venir, ne commettant pas la même erreur qu’après 2010, année de Coupe du Monde, où Louis van Gaal ne souhaitait pas de renforts. A l’époque, les dirigeants s’en doutaient et aujourd’hui, ils en sont convaincus : une saison post-compétition internationale est difficile suite au coût énergétique de la précédente, tant physique que psychologique…d’autant plus lorsqu’elle se termine comme celle des Bavarois.

La rentrée 2012/13

Aujourd’hui, le Bayern a repris l’entraînement, toujours sans ses internationaux, ayant eu droit à quelques semaines de repos, mais avec de nouvelles recrues venues compenser les départs et améliorer le groupe, tant quantitativement que qualitativement pour cette nouvelle saison.

   Les nouveaux bavarois

 

 

  Tandis que Hans-Jörg Butt quittait l’effectif pour rejoindre le staff munichois, Tom Starke et Lukas Raeder rejoignent le « Rekordmeister ». Le premier, routinier en provenance de Hoffenheim, est destiné à être une doublure de Manuel Neuer, amenant son expérience et étant capable de débuter un match de Bundesliga sans la moindre inquiétude quand à son rendement. Le second, ex-Schalker comme Neuer, est un jeune gardien qui devrait évoluer avec les amateurs tout en profitant de Neuer et de Starke pour engranger de l’expérience.  Incontestable numéro 1, Manuel Neuer semble enfin chez lui en Bavière et a prouvé, tant en Ligue des Champions que récemment à l’Euro, qu’il fait partie des meilleurs gardiens actuels.

Défensivement, Holger Badstuber et Jérôme Boateng ont terminé la saison de très bonne manière, créant puis consolidant leurs automatismes. Le calme et la technique du premier étant parfaitement complémentaires avec la puissance et la maîtrise des duels du second, d’ailleurs la charnière a offert satisfaction à maintes reprises la saison passée. Afin d’y ajouter de la qualité et de la quantité, le Bayern a fait signer une valeur sûre de son championnat : Dante. Très certainement inconnu en France, le patron de la défense de Mönchengladbach rejoint le Bayern sans faire de bruit mais avec énormément d’ambitions. Très volontaire, le défenseur brésilien, qui expliquait qu’un club comme le Bayern ne se refuse pas, est conscient que deux ans sans titre au Bayern représentent une éternité. Nul doute que Dante ne laissera pas passer sa chance d’évoluer au sein de la défense du plus grand club allemand, d’autant plus que la Coupe du Monde se déroule au Brésil dans tout juste deux ans. Seulement, outre la concurrence des deux internationaux allemands, il devra faire face au retour de Daniel van Buyten. Blessé en cours de saison, le Belge était revenu en fin de saison et avait pu disputer quelques minutes en finale de Ligue des Champions. Jamais très attendu, le Belge trouve pourtant toujours sa place dans la rotation de Jupp Heynckes.
A droite, Philipp Lahm retrouvera son couloir tandis que Rafinha, arrivé la saison passée du Genoa, devra se contenter des restes du capitaine. La situation est quasi-semblable du côté gauche où David Alaba, milieu central de formation, s’est imposé la saison passée comme un latéral gauche très prometteur. Ses prestations en Ligue des Champions ont d’ailleurs éveillé les radars de toutes les grosses écuries européennes. Mais le jeune autrichien, élu révélation de l’année au Bayern, ne compte pas faire ses valises. Adulé dans le groupe, son entente avec Franck Ribéry permet au Bayern d’avoir un côté gauche étincelant après avoir longtemps cherché et expérimenté les saisons passées (Pranjic, Braafheid, Badstuber, Contento, Gustavo…). Ainsi, si David Alaba est assuré d’être titularisé à ce poste, Diego Contento, qui vient pourtant de prolonger jusqu’en 2016, sait que sa situation d’éternel remplaçant ne devrait pas évoluer.

A la recherche du complément de Schweinsteiger

Au milieu de terrain, Jupp Heynckes attend le retour de Bastian Schweinsteiger impatiemment. Lui qui a tant fait défaut au Bayern pendant de longs mois (clavicule puis cheville blessées) a participé à l’Euro avec des séquelles de la finale de la Ligue des Champions (hématome douloureux) et une cheville pas totalement soignée. Ainsi, Jupp Heynckes sait qu’il devra être aux petits soins de sa pièce maîtresse afin de le laisser se reconstruire correctement, et un travail psychologique sera également à effectuer sur le patron du milieu de terrain bavarois. Très atteint par la défaite en Ligue des Champions, le régulateur de l’entrejeu de la Nationalmannschaft ne s’est pas encore retrouvé depuis toutes ses blessures et déceptions. Longtemps associé à ses côtés, Luiz Gustavo fut convaincant la saison passée. Excellent récupérateur et très discipliné tactiquement, le Brésilien demeure très précieux pour le tacticien allemand. Mais le brésilien n’a pas totalement convaincu Jupp Heynckes. Ses lacunes dans l’apport offensif et le jeu vers l’avant poussent le technicien allemand à chercher une nouvelle alternative au milieu de terrain. En effet, Luiz Gustavo fut certes excellent contre le Real Madrid où sa capacité à fermer les espaces et à interférer dans les connexions madrilènes ont permis au milieu bavarois de prendre l’ascendant sur celui du Real. Mais en championnat, le Bayern a besoin d’une option qui puisse élever son niveau de jeu au dessus de celui du Brésilien. Jupp Heynckes cherche un milieu de terrain capable d’être un Schweinsteiger bis, ou du moins un joueur possédant des capacités similaires, pouvant tant défendre qu’aller de l’avant. C’est pourquoi le coach bavarois a jeté son dévolu sur le défenseur/milieu de terrain de Bilbao Javi Martinez. Le jeune joueur basque est aujourd’hui la priorité numéro 1 du club, poussant même Jupp Heynckes à entrer en contact personnellement avec le président de l’Athlético. Seulement, un tel joueur a un prix : 40 millions d’euros. Le Bayern se refuse de mettre une telle somme sur un joueur, et pourrait se limiter à une offre entre 25 et 30 millions. Autre cible, bien que rapidement démentie par les dirigeants bavarois, Andrea Pirlo. D’ailleurs, le virtuose italien ne semble pas être le seul turinois à avoir séduit la direction bavaroise puisque le nom de Claudio Marchisio circule également dans les couloirs de la Säbener Straße. Mais un départ d’un des éléments forts d’une Juventus en plein renouveau semble difficile à imaginer. Quoi qu’il en soit, le Bayern devrait vraisemblablement lancer une offensive sur un milieu de terrain axial très prochainement. Et ce, malgré la présence de Tymoschuk, prolongé d’un an automatiquement (plus de 25 matchs disputés l’an passé) et d’Emre Can, jeune prodige qui intègre le groupe pro définitivement pour les entraînements. Anciennement capitaine des U17, Emre Can espère fouler la pelouse aux côtés des Ribéry et Robben. Cependant, il devrait, dans un premier temps, continuer à évoluer avec les amateurs. Enfin, Toni Kroos pourrait également évoluer à cette position, mais le Bayern voit en lui un véritable numéro 10 et ne souhaite pas le déloger de cette place.

D’ailleurs, à ce poste, l’ancien joueur de Rostock ne devrait pas voir un nouveau concurrent arriver, Thomas Müller étant jugée suffisant, tant les deux joueurs sont talentueux. Cependant, Thomas Müller lui-même se sent mieux sur un côté, poste auquel il s’était révélé par le passé avec la Nationalmannschaft en Afrique du Sud. Mais le jeune bavarois peine à retrouver ses sensations, ayant perdu son innocence et son insolence (positive) dans le jeu. De ce fait, Arjen Robben était parvenu à retrouver sa place à droite après ses quelques pépins physiques. Alternant le très bon et le très décevant la saison passée, le Néerlandais ne parvient plus à faire la différence individuellement, ce qui semble l’agacer au plus haut point. Habitué à tirer la couverture sur lui, le numéro 10 bavarois a même échoué deux fois sur pénalty dans des moments décisifs (Dortmund et Chelsea), par excès d’orgueil ou par volonté de se rassurer selon les interprétations. Très atteint psychologiquement, sifflé par la suite lors d’un amical à l’Allianz Arena, le batave aura besoin du soutien du staff bavarois pour se relever, après avoir prolongé son contrat quelques semaines avant le début de l’Euro…

Shaqiri et Mandzukic - Renforts de poids ?

Seulement, le Bayern s’était assuré la « succession » cet hiver en recrutant Xherdan Shaqiri pour un peu plus de 10 millions d’euros. Le jeune talent suisse, en provenance du FC Bâle, semble pouvoir se frayer un chemin dans l’armada bavaroise de par sa polyvalence et son caractère. Très disponible et généreux sur le terrain, Shaqiri arrive en Bavière en n’ayant rien à perdre. Physiquement impressionnant malgré son mètre 69, cette « boule de muscles » est aussi doué pied droit que pied gauche. Déterminé à réussir, le protégé d’Ottmar Hitzfeld, qui n’en dit que du bien, a refusé de se rendre aux prochains JO avec son pays, estimant qu’il se devait de faire toute la préparation au club afin de bien s’intégrer et d’être le plus rapidement possible disponible pour son nouvel employeur. Une mentalité qui devrait énormément plaire à Hoeneß et ses compères de la direction. Enfin, Mitchell Weiser, fraîchement débarqué de Cologne, devrait, à l’instar d’Emre Can, s’entraîner avec le groupe et continuer à jouer avec les amateurs. Lui qui avait connu ses premières minutes en Bundesliga cette année espère réussir au Bayern dans les années à venir, sans pour autant se mettre de pression. C’est pourquoi le club souhaitait s’assurer ses services dès maintenant.
De l’autre côté, Franck Ribéry ne subira pas la concurrence d’un spécialiste à son poste, bien que Xherdan Shaqiri ou Thomas Müller soient tous deux capables d’évoluer sur les deux flancs. Malgré tout, Ribéry devra continuer sur la lancée de sa dernière saison, saison où il fut étincelant.

Shaqiri
   

A la pointe de l’attaque, le Bayern dispose d’une des meilleures gâchettes européennes en la personne de Mario Gomez. L’international allemand, auteur de bons matches à l’Euro et de trois buts, a réalisé une saison complète mais disposait d’une concurrence trop faible pour être réellement sous pression. Ivica Olic, sur le déclin et en fin de contrat, est parti en direction de Wolfsburg rejoindre Félix Magath tandis que Nils Petersen a prolongé mais a été prêté dans la foulée au Werder Brême afin de pouvoir acquérir de l’expérience et du temps de jeu. Faisant le trajet inverse, Mario Mandzukic (Wolfsburg) et Claudio Pizarro (Werder Brême) ont rejoint le géant bavarois. Le Croate, auteur d’un excellent Euro, est censé permettre au Bayern d’avoir une option supplémentaire, notamment grâce à son jeu de tête, et pourrait tant entrer en cours de jeu qu’être titularisé aux côtés de Mario Gomez. De son côté, Claudio Pizarro, de retour en Bavière après son exil à Chelsea et au Werder, se retrouvera dans un rôle de 3ème attaquant. Seulement, connaissant le Péruvien, nul doute qu’il ne souhaitera pas en rester là et espérera voir son temps de jeu augmenter au fil de la saison. En effet, l’ancien-nouveau numéro 14 vient de réaliser une saison de haute volée avec pas moins de 18 buts et de 10 passes décisives en 29 matches de Bundesliga, dont de nombreux joués sous infiltrations. Enfin, Patrick Weihrauch rejoint également le groupe pro mais continuera d’évoluer avec les amateurs.

Les dirigeants bavarois se sont donc bien remués pour finaliser la quasi-totalité des transferts avant la reprise de l’entraînement collectif, en sachant que bon nombre serait à l’Euro et arriverait donc en retard. Ces transferts témoignent d’une ligne directive assez claire : les dirigeants estimaient que la profondeur de banc n’était pas suffisante pour arriver au bout dans chaque compétition. Jupp Heynckes le soulignait récemment lorsqu’il expliquait que, éventuellement avec les deux nouveaux renforts en attaque, la finale de Ligue des Champions aurait pu être différente…

D’ailleurs, Uli Hoeneß était monté au créneau cet hiver expliquant qu’il voulait « une Bombe » en attaque l’année prochaine en plus de Mario Gomez. Seulement, les performances et le statut du numéro 33 bavarois ont fait revenir les dirigeants sur leurs dires. Le coach allemand expliquait effectivement qu’avec une bombe supplémentaire, la gestion d’un Mario Gomez aurait été compliquée. Le Bayern a donc décidé de lui amener de la concurrence mais surtout de la complémentarité, Claudio Pizarro et Mario Mandzukic étant tous deux différents du robuste attaquant allemand, au contraire d’un Edin Dzeko bien plus cher et dont le profil pourrait, malgré les différences, être proche de celui de Gomez.

Le nouvel homme fort: Matthias Sammer

Seulement, le plus gros coup sur le marché des transferts pourrait très bien être celui réalisé en interne : Matthias Sammer est devenu directeur sportif du club. Exit Christian Nerlinger, avec qui les dirigeants avaient déjà convenu d’une séparation avant l’Euro mais qui n’a été rendu publique qu’après la compétition internationale afin de ne pas déranger les joueurs à l’Euro, Willkommen Matthias Sammer.

Par ce « transfert », les dirigeants insufflent dans l’équipe quelque chose de nouveau : un vainqueur, un homme ne supportant pas l’échec. Matthias Sammer a, pour ceux qui ne le connaissent pas, tout gagné dans sa carrière, mis à part la Coupe du Monde. Débordant de passion et de volonté, ce joueur puis entraîneur était connu pour son comportement sur le terrain et son incapacité à renoncer. Le frère de Uli Hoeneß, Dieter, le qualifiait d’ailleurs de personne « la plus ambitieuse qu’il connaisse ».

Matthias Sammer est quelqu’un qui se fixe des objectifs et qui les atteint. Ainsi, dès son arrivée en Bavière, il explique que le Bayern doit être, va être et sera couronné de succès. Pas le temps de trop tergiverser, Matthias Sammer sait où il va et comment, ce qui plaît particulièrement aux dirigeants bavarois. D’ailleurs, contrairement à grand nombre de personnes dans le football actuel, Sammer estime que le plus important dans l’équipe ce sont les individualités. En effet, selon lui, si les individualités se sentent bien et peuvent donner leur maximum, l’équipe ne s’en portera que mieux. Il offre donc beaucoup à ses individualités et ses « stars », tout en en attendant bien plus par la suite. Ainsi, les Robben, Schweinsteiger ou Ribéry auront « une obligation de résultats » afin de justifier leurs statuts…

     Matthias Sammer

Au sujet de la saison passée, Sammer est conscient des éventuels dommages colatéraux mais refuse de voir cela comme une excuse. Elle a certes été difficile et a dû laisser des traces tant physiquement que psychologiquement, mais selon lui, il est temps d’arrêter de se cacher derrière de tels alibis. D’ailleurs, il est déjà intervenu sur les trois semaines de vacances dont bénéficient les joueurs actuellement, jugeant cela de « largement suffisant », n’ayant lui jamais eu tant de vacances l’été. Cependant, son apport, en tant qu’homme fort et en tant que leader charismatique, sera primordial pour remettre d’aplomb des joueurs particulièrement touchés mentalement comme Schweinsteiger ou Robben. D’ailleurs, Stefan Effenberg, ancienne gloire du Bayern, estime que si Sammer n’y parvient pas avec Schweinsteiger, personne n’y parviendra. Cependant, contre l’avis de quelques psychologues qui estiment que trois semaines peuvent ne pas être suffisantes, Matthias Sammer refuse de tels prétextes et n’attend qu’une chose : pouvoir en découdre avec la nouvelle saison et surtout retrouver le groupe en entier. Bien qu’il ne souhaite plus entraîner, il n’en demeure pas moins un homme de terrain. Dès ses premières heures au club, il était vu en compagnie de Jupp Heynckes sur le bord du terrain à gesticuler et à discuter avec le tacticien allemand. Sammer veut voir le groupe et estime qu’il fera du meilleur boulot, à s’entretenir avec eux, plutôt que de les laisser dans leurs coins à prendre des vacances.

Le Bayern ne s’est d’ailleurs pas trompé en récupérant cet homme de caractère. Débauché de la Fédération allemande (DFB), Sammer est un expert de la formation puisqu’il était le coordinateur de tout le travail effectué avec les jeunes en Allemagne. Ce n’est d’ailleurs pas une coïncidence de voir l’Allemagne remporter les compétitions internationales U17-U19-U21 quelques années après que Sammer ait commencé son travail. Au Bayern, il sera responsable à la fois des transferts, mais également de la formation. Les dirigeants espèrent, à termes, développer un réel centre de formation plus ou moins comparable à la Masia du Barça, afin que les prochains Mario Götze et Marco Reus soient imprégnés de l’ADN du Bayern dès le début. Par ce biais, la recherche de talents à l’étranger sera momentanément délaissée pour se focaliser sur les jeunes Allemands qui n’attendent que de signer au Bayern. Et pour cela, nul doute que Sammer est le mieux placé : il connaît chaque joueur et chaque talent de chaque région en Allemagne…

Qui pour 2013 ?

Enfin, Matthias Sammer est une personnalité importante du football européen et ses dires sont donc pris en compte par la majorité des acteurs de celui-ci. Ainsi, le dossier Javi Martinez pourrait être une de ses premières occupations, tout en instaurant ses directives au sujet de la formation bavaroise dès le plus jeune âge. Mais l’un des dossiers prioritaires pour Matthias Sammer sera la succession de Jupp Heynckes en juillet 2013, où ses bons rapports avec Pep Guardiola pourraient être primordiaux… Les deux hommes partagent un profond respect l’un pour l’autre, et semblent partager une philosophie commune, à savoir le travail avec les jeunes issus du club…

Quoi qu’il en soit, l’impact de l’arrivée de Mathias Sammer, qui « aura le droit de recruter » dixit Rummenigge, pourrait donc être considérable sur l’avenir du Bayern Munich et ce, très rapidement…

 

Crédits photos: Daylife