La CUP pour Chelsea

Dans une rencontre âpre et engagée, c'est Chelsea qui remporte cette Cup cuvée 2012, aux dépens de Liverpool (2-1). Dommage pour des Reds qui ont commencé à jouer dans les vingt dernières minutes.

La CUP pour Chelsea
La CUP pour Chelsea

Liverpool-Chelsea, il y a encore deux ou trois ans, cette affiche aurait été plus qu'alléchante. Mais aujourd'hui, il faut bien avouer que ces deux équipes ont perdu un peu de leurs superbes. Les Reds de Dalglish vivent une saison très compliquée malgré la victoire en League Cup il y a deux mois de cela. Confortablement englué dans le ventre mou de Premier League, Liverpool livrait cet après midi sa dernière bataille de la saison en attendant de peut être retrouver la lumière l'an prochain. Côté Chelsea, le bilan est plus positif : une cinquième place, une finale de Ligue des Champions à disputer contre le Bayern et donc cette finale de Cup.

Sur le papier et dans la dynamique, avantage aux Blues malgré la défaite de mi-semaine face à Newcastle. Et cet avantage technico-tactique des hommes de Di Matteo ne tarde pas à se faire ressentir sur la pelouse, dès les premières minutes de jeu, les coéquipiers de Lampard monopolisent le ballon et le confisquent à des Reds empruntés. Cette domination va se concrétiser à la 10ème minute de jeu par un but en contre de Ramires, bien aidé par un duo Spearing-Reina pas vraiment inspiré. Dès lors, c'est quasiment un siège auquel on assiste, Liverpool ne procédant que par un kick and rush aussi inutile que stérile. Et malgré une fin de première période un poil meilleure, c'est Chelsea qui rentre au vestiaire avec cet avantage au tableau d'affichage.

Au retour des vestiaires, Daglish change sa tactique et passe du 4-5-1 au 4-4-2 afin d'amener plus de poids devant la cage de Cech. Les Reds sont mieux en place mais se font cueillir cinq minutes après le retour des vestiaires par Drogba, Mister Wembley, bien servi par Lampard. On se dit alors que le match est plié et que l'entrée en jeu de Caroll n'est qu'une facétie de plus à mettre sur le compte de King Kenny. Mais contre toute attente, c'est bien l'homme aux 49 millions d'euros qui va remettre son équipe en selle dix minutes plus tard d'un enchainement "passement de jambes-brique sous la barre".

Les coéquipiers de Suarez semblent revivre et avoir lâché le trop de pression qui les faisait déjouer. Les supporters de Liverpool voient alors un remake de la finale de Ligue des Champions contre le Milan se dessiner, d'autant plus qu'à dix minutes du terme, Caroll claque une tête puissante sous la barre de Cech qui se dégage sur sa ligne. Sur les ralentis, il semblerait que la tête de l'homme à la queue de cheval n'ait pas franchi entièrement la ligne du portier tchéque. Ce sera la dernière véritable action d'un match que les Blues auront contrôlé et que les Reds auront perdu en première période. En attendant leur prochaine finale, c'est bien Terry et ses collègues qui soulèvent la coupe, au grand dam d'un Caroll pourtant à créditer d'une grosse rentrée ...