Review - 37th day, Arsenal v Norwich

Review - 37th day, Arsenal v Norwich

Retour sur le match à l'issue cruciale, qui s'est déroulé ce samedi midi à Arsenal.

Arsenal
3 3
Norwich

On approche très rapidement de la fin du championnat dans l’édition 2011 2012 de la Premier League, et que ce soit pour la relégation, pour les places qualificatives aux différentes Coupes d’Europe, ou pour le titre, rien est fait. On semblait croire que devant Manchester United allait conforter avec aisance sa première place, fort de son avance de 5 points. Suite aux différents couacs contre Everton et cette semaine contre Manchester City, ce sont maintenant ces derniers qui sont en meilleure posture pour le titre puisqu’ils sont devant à la différence de but. Mais ne nous attardons pas sur la tête, dans cette review c’est plutôt la Ligue des Champions qui nous intéresse. Ici aussi, Arsenal pensait avoir fait le plus dur. Les Gunners avaient un bon matelas de points d’avance. Il n’en est plus rien. En effet, Arsenal ne compte plus qu’une seule longueur d’avance sur les Magpies et les Spurs (respectivement à 66 points et 65 points pour les deux poursuivants). Néanmoins, les joueurs d’Arsène Wenger ont encore leur destin entre leurs mains : la tâche est simple, remporter les deux derniers matchs. Le premier épisode était aujourd’hui, à l’Emirates Stadium, contre Norwich. Victoire obligatoire. Récit de ce match, le 900e d’Arsène Wenger sur le banc des Gunners…

 

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Au niveau des compositions d'équipe, aucun changement par rapport à l’équipe de la semaine passée contre Stoke. Si la présence de Park sur le banc vous a obligé à relire 5 fois le banc c’est normal. Il est bien présent sur le banc pour ce match. Du côté de Norwich il y a plusieurs changements. Lappin rentre dans le XI titulaire. L’arrière gauche ne jouera seulement que son 3e match de sa carrière en Premier League.

La forme du moment :

Arsenal reste sur 3 matchs sans victoire (2N et 1D) contre Wigan, Chelsea et Stoke. Norwich lui, a perdu ses 3 derniers matchs. Dont deux lourdes défaites contre les Citizens 6-1 et contre Liverpool, le weekend dernier, 3-0.

Une première mi-temps apocalyptique… 

Arsenal donne le coup d’envoi de la rencontre ignorant surement la statistique suivant : Arsenal n’a plus perdu contre Norwich depuis presque 20 ans, et une défaite 4 buts à 2, en 1992. Une vingtaine de passes plus tard et après moins de 70 secondes de jeu, Benayoun se retrouve excentré côté droit avec le ballon. Aux abords de la surface après une feinte ou deux, l’Israélite choisit la frappe. Celle-ci est parfaitement cadrée finissant sa course dans la lucarne opposée de Ruddy, le portier adverse.  Benayoun marque son 3e but en Premier League cette saison, le jour de son anniversaire. Mais après ce but Arsenal montre de graves signes de suffisance. Norwich réplique immédiatement, 3 minutes plus tard Gibbs est présent pour contrer le tir de Holt, seul dans la surface. Finalement les Canaries égalisent par Hoolahan, après un mouvement collectif de grande classe. L’irlandais est parfaitement servi par Jackson qui centre du côté droit. La frappe est molle et ne semble pas difficile à stopper pour Szczesny. Malheureusement, le gardien titulaire de la sélection Polonaise se troue une première fois, expédiant le cuir dans ses propres filets. C’est le début d’un après midi cauchemardesque pour lui. Norwich égalise. Nous sommes à la 12e minutes de jeu.

Ce but ne fait pas réagir les Gunners. Beaucoup trop sûrs d’eux, la nonchalance prend le dessus, nous laissant croire que l’envie n’est pas là. Pourtant l’enjeu est de taille, c’est donc par flegme que les Gunners pêchent. Dans l’obligation de remporter la rencontre s’ils veulent à coup sûr disputer la Ligue Des Champions la saison prochaine. 26e minute de jeu, à la retombée de la balle Jackson. La balle arrive dans les pieds de Hoolahan, qui a un boulevard devant lui. Holt hérite du cuir et à ce moment là, ni Vermaelen, ni Rosicky, ni Ramsey ne va faire le moindre effort pour venir à la rescousse du très seul Kieran Gibbs. Holt avance et frappe. La balle est déviée par le pied de Gibbs, Szczesny est lobé, Holt exulte. L’inévitable anglais a encore frappé, après avoir “crucifié” Tottenham quelques semaines auparavant. Ce but aura une certaine ressemblance avec celui qu’avait marqué Louis Saha, même stade, même endroit sur le terrain, même tir, même but.

Arsenal se retrouve maintenant mené, après avoir ouvert la marque dès le début de la rencontre. Les joueurs d’Arsenal n’y sont absolument pas. On assiste alors à un festival de passes ratées, de contrôles dit “américain”. Chacun veut y aller de sa petite personne, alors on se lance dans des raids solitaires qui ne mènent nul part, à l’image de Song ou de Gervinho. Rien ne semble aller pour les Gunners, surtout qu’à l’heure de jeu, de manière très anodine Sagna s’écroule après avoir tenté de contrôler le ballon. Le français est évacué sur civière, il ratera l'Euro, du fait d’une blessure au tibia. Coup dur pour Arsenal. Coquelin le remplace, un français pour un français donc. Wenger s’énerve, crie, aboie même. Rien n’y fait, Arsenal atteindra la mi-temps en étant mené au score mais en ayant absolument rien montré de positif. On peut même dire qu’Arsenal s’en sort bien en étant mené “que” d’un but. Norwich s’est procuré un certain nombre d’occasion et aurait pu se voir accorder un penalty…

Du mieux, mais pas encore assez pour combler toutes les attentes…

A la pause, nul doute qu’Arsène Wenger a du être passablement agacé. On est toujours dans l’attente d’une réaction du côté d’Arsenal, mais elle tarde à venir. Norwich quant à lui continue de jouer, de bien jouer qui plus est. Jackson se lance dans un rush tonitruant, en éliminant facilement Vermaelen il se retrouve dans une très bonne position devant Szczesny mais sa frappe n’a pas beaucoup de puissance et n’inquiète pas ce dernier.

Enfin, dans les minutes qui suivent, Arsenal commence à produire un jeu plus rapide, plus soigné. Les transmissions de balles se font en une touche de balle, deux tout au plus. On accède plus facilement à la surface de réparation adverse. Pour autant les occasions dangereuses ne sont pas plus nombreuses, à l’image d’un coup de tête sur coup franc que Benayoun donne, finissant dans les gants de Ruddy. La première grosse occasion n’arrive qu’à la 58e, quand van Persie bute sur Ruddy dans un des duels de l’après midi. Après un cafouillage et un ballon qui va de gauche à droite, Ramsey n’arrivera à reprendre derrière et rate complètement sa frappe. Il y a du mieux pour Arsène Wenger qui d’ailleurs s’est rassis. Arsenal pousse et Norwich est contrait de reculer dans ses derniers retranchement, ne jouant plus qu’en contre. A la 71e minute, sur une merveille de passe lobée d’Alex Song, van Persie réduit la marque d’un plat du pied (gauche, évidemment). Arsenal reprend espoir et commence à envisager la possibilité d’une égalisation. On rentre dans le dernier quart d’heure, 15 minutes qui s’annoncent complètement dingues…

Quelques minutes auparavant Chamberlain a remplacé Ramsey, déjà averti et en train de perdre son sang froid. Aussi, Wenger fait rentrer Chamakh pour suppléer van Persie devant. Benayoun cède sa place. Gervinho prend le côté gauche et Chamberlain se place en meneur de jeu, Rosicky reculant d’un petit cran. Les Gunners donnent tout et jouent la gagne. Les assauts continuent devant le but de Ruddy. Norwich plie mais ne rompt pas, du moins pas pour l’instant. Bennett sauve à plusieurs reprises son équipe, repoussant deux fois des tirs qui semblent prendre la direction du but. Le temps passe et Arsenal panique. Norwich lance l’opération perte de temps, Song est le premier à s’énerver envers Holt. Les joueurs d’Arsenal ne réussissent pas à garder leur calme. Le jeu reste approximatif, les pertes de balles perdurent. Finalement ce qui devait arriver arriva, après un contre favorable van Persie hérite du ballon dans la surface et trompe pour la deuxième fois Ruddy. Arsenal passe devant et Robin van Persie égale le record des 30 buts de Thierry Henry. On est alors à la 79e minute. Wenger lève les bras au ciel, van Persie sourie, ses coéquipiers se jettent sur lui. On se dit alors qu’Arsenal a réussi un come-back inespéré.

Mais Norwich est loin d’avoir abattu toutes ses cartes. Une fois de plus, la défense d’Arsenal se montre assez hasardeuse, à l’instar du dilettante Vermaelen, parti on ne sait trop où, laissant le champ libre à Morrisson pour aller tromper Szczesny d’un joli tir croisé dans le petit filet opposé. Arsenal paye une nouvelle fois un manque de concentration criant. Les Gunners étaient restés dans la philosophie d’avant le second but de van Persie, à savoir scorer à tout prix, il le paye. Gibbs est au front, Koscielny seul, abandonné par sa défense et son milieu de terrain. Il reste 5 minutes à Arsenal pour marquer un quatrième but. Ce but n’arrivera pas mais ce n’est pas faute d’avoir tout tenté, encore et encore. Van Persie une nouvelle fois, seul, bute sur Ruddy. Quelques instants plus tard, après un déboulé d’Oxlade Chamberlain, le néerlandais à le but vide devant lui, mais ne peut tirer, car poussé dans son dos par Naughton. L’arbitre ne bronche pas et fait signe de jouer. Arsène et ses joueurs sont furieux. Rien n’y fait, Arsenal concède un nul quelque peu miraculeux au vue de la physionomie de la rencontre.

Ce sont deux nouveaux points de perdus. Norwich mérite le match nul, si ce n’est plus. En première mi-temps ils ont surclassé les Gunners et auraient pu marquer plus de but. Arsenal aura également d’énormes regrets au vue des 20 minutes du match multipliant les occasions. La question qu’on est en droit de se poser après ce match est la suivante : comment est-ce possible qu’une équipe n’ayant plus rien à jouer; affiche beaucoup plus d’envie qu’une équipe qui doit absolument gagner pour aller en Ligue Des Champions? Surtout quand on sait l’obligation qu’a Arsenal d’y aller.

Dans toute la seconde période c’est un Arsenal coupé en deux. Coupé entre l’attaque et la défense. Le milieu n’existant quasiment plus après les sorties consécutives de Ramsey et de Benayoun. Devant on veut absolument marquer et on en oublie presque qu’il y a un travail défensif à faire, je pense par exemple à Rosicky et van Persie. Ou même Gibbs, énormément porté vers l’avant. Autre problème de ce match, Norwich a été devant physiquement. Song enchaîne les matchs sans pause, aujourd’hui, le Camerounais pourtant décisif apportant la passe décisive à van Persie sur l’égalisation a été fautif sur bon nombre de ballons perdus. C’est celui qui régule, contrôle le milieu de terrain. Il n’a pas rempli le contrat aujourd’hui.

S’il fallait néanmoins dégager quelque chose de positif sur ce match pour Arsenal ce serait le trio offensif des 15 dernières minutes. A savoir Gervinho, Chamakh et van Persie. L’entrée du marocain fût bonne. Apportant du poids devant, dans un secteur où Norwich écrasait les Gunners. Gervinho retrouva ses jambes sur le côté gauche, beaucoup plus tranchant. Van Persie ayant plus de libertés a été beaucoup mieux, jouant plus juste. Une idée à réexploiter à l’avenir pour Wenger ?

Arsenal avait son destin entre ses mains. Ce n’est plus le cas. Maintenant, les Gunners vont devoir attendre demain premièrement pour voir si Tottenham se déplaçant à Villa Park et Newcastle recevant Manchester City vont gagner leur rencontre. Arsenal n’a plus que deux points d’avances sur ses deux concurrents directs…

 

 

Fiche technique:
Arsenal: Szczesny, Sagna (Coquelin, 32'), Koscielny, Vermaelen, Gibbs, Song, Ramsey (Chamberlain, 62'), Rosicky, Gervinho, Benayoun (Chamakh, 70'), van Persie.
Norwich: Ruddy, Naughton, Martin, Bennett, Lappin, Howson, Johnson, Bennett, Hoolahan (Pilkington, 76'), Jackson (Morison, 69'), Holt (Wilbraham, 81').
SCORE: 1-0, 2', Benayoun. 1-1, 13', Hoolahan. 1-2, 26', Holt. 2-2, 72', Van Persie. 3-2, 80', Van Persie. 3-3, 85', Morison.
ARBITRE: Anthony Taylor.
ÈVÉNEMENTS: