Et Super Mario frappa

Dans un des deux duel mancunio-londoniens du jour, City l'emporte à domicile face à Tottenham 3-2, grâce à un but de Balotelli dans les dernières secondes. Les leaders de Premier League frappe un grand coup, relèguant leurs adversaires à 8 points, et mettent une sacré pression sur United qui joue Arsenal en fin d'après-midi. Rien que ça ...

Et Super Mario frappa
"Hé ouais Scott, tout le monde ne peut pas être un héros ..."
Manchester City
3
2
Tottenham
Manchester City: Hart ; Richards, Savic, Lescott, Clichy ; Milner, Silva, Nasri, Barry ; Aguero, Dzeko (Balotelli 66')
Tottenham: Friedel ; Assou-Ekotto, Kaboul, King, Walker ; Modric, Parker, Lennon (Pieenar 88'), Bale ; Van der Vaart (Livermore 68'), Defoe
SCORE: 1-0 Nasri 56' ; 2-0 Lescott 59' ; 2-1 Defoe 61' ; 2-2 Bale 65' ; 3-2 Balotelli 93'
ARBITRE: Mr Colin WEBSTER Cartons jaunes : Clichy, Balotelli / Parker
ÈVÉNEMENTS: 22ème journée de Premier League City of Manchester

Outre Manche, tout le monde se souvient encore du match aller, le fameux 5-1. Ce soir là, les Spurs faisaient leur rentrée scolaire, mais c'est Nasri et Aguero qui étaient sortis en héros de cette rencontre. Depuis, les Spurs ont taffé, et sont progressivement revenus à portée de main des deux Manchester. Ce match peut donc être appelé un "tournant" de cette saison de Premier League. Et c'est surement l'importance de la rencontre qui explique un début de match en demi teinte chez les deux équipes. On se jauge, on s'intimide, mais rien de vraiment folichon. Privés des frères Touré et de Kompany, les Citizens semblent fébriles défensivement, et procèdent en contre. Silva fait parler son génie, déborde et centre en retrait pour Dzeko et Aguero, les deux veulent jouer la balle à tel point que personne ne frappe vraiment le cuir. Dix minutes plus tard, rebelote, Aguero inquiète Friedel mais le vieil américain sort la parade.

Mancini sent que sa tige bosnienne n'y est pas, Balotelli part s'échauffer à peine la trentième minute arrivée. Mais qu'on ne s'y trompe pas, personne n'est réellement dans son match et la première mi-temps se clôt sur ce score nul et vierge. Les moins motivés zappe alors sur "Vivement dimanche", ils ne savent pas qu'ils vont rater une sacré régalade.

Les 22 acteurs reviennent sur le terrain, et très vite, le match s'accelère. Les contacts se font plus rudes, ça commence à sentir la poudre, bref le match est lancé. Et la lumière vient rapidement, de celui que personne n'attendait. Lancé d'une petite balle magique par Silva, Nasri frappe sans contrôle et fusille Friedel. Trois minutes plus tard, on retrouve l'ancien marseillais pour botter un corner, dans le tas, Lescott arrive lancé telle une bête, embarque tout sur son passage et rentre avec la balle dans le but. On se dit alors qu'en 5 minutes, les Citizens ont fait craquer les Spurs.

Mais l'équipe de Redknapp a de la ressource, et la défense de City est surtout bien faible. Longue tranversale plus ou moins anodine de Kaboul, Savic rate sa tête, Defoe court vite, plus vite que Hart sorti pour rattraper la bévue de son collègue. Il pousse la balle au fond, le match est relancé. Les Spurs volent, les mancuniens reculent. Et le duo Lennon-Bale peu en vue jusqu'à présent se met en évidence. Le premier déborde, sert le deuxième qui décoche une frappe de mule sous la barre de Hart. 2-2, tout ça en 15 minutes. Fallait pas zapper ...

Mancini comprend que la rencontre tourne, Super Mario rentre, Dzeko sort. L'intensité retombe un peu, Balotelli balbutie son foot, Aguero est moins dispo, Defoe court sans ballon, on part donc sur un nul. 90ème minute, Bale part en contre, la fusée galloise déborde, centre pour Defoe seul devant le but vide qui rate le cadre. Une semi-honte. La balle de match est ratée, tout le monde se contente du point du nul. Tout le monde sauf Super Mario. Balotelli alerté à l'entrée de la surface s'emmène la balle, dépasse King, qui tacle. Bingo, ça fait pénalty, Mario prend ses responsabilités, et donne la victoire aux Citizens. 8 points, c'est désormais ce qui sépare les deux équipes, et les Spurs le savent, c'est un gouffre. Mario quand à lui, écrit une nouvelle ligne à sa légende. Pourquoi toujours lui ? Parce qu'il est toujours là ?