Les Diables Rouges: prêts à sortir de l'enfer ?

La Belgique, brillant vainqueur de la Serbie à Belgrade (0-3) lors de la 3eme journée des qualifications pour la prochaine Coupe du Monde, a fait un pas supplémentaire vers le Brésil. Considérée par beaucoup comme dorée, la nouvelle génération aspire à redonner au plat pays sa place parmi l’élite du football mondial.

Les Diables Rouges: prêts à sortir de l'enfer ?
Hazard et la Belgique entrevoient la lumière

Et si c'était l'heure de la Belgique? Abonnée aux second rôles depuis quelques années malgré de nombreux joueurs de talent, la Belgique semble enfin avoir trouvé la bonne formule, et se révèle aux yeux du grand public.

Wilmots, Leekens et liberté

"Je pense qu'ils ont beaucoup de chances de se qualifier pour le Brésil." Le compliment vient d’Arjen Robben juste après la victoire belge sur les Bataves en match amical le 15 aout dernier (4-2). Après avoir laissé passer son tour lors de l’Euro 2012 en Ukraine-Pologne, les diables du tout nouveau sélectionneur belge, Marc Wilmots, passent leur frustration sur une défense Oranje ayant gardé les automatismes de l’Euro 2012. Marc Wilmots gagne alors son premier match officiel à la tête de la Belgique.  Et surement pas le dernier. En effet, l’ancien adjoint de Georges Leekens prône un football offensif beaucoup porté sur les ailes, l’opposé de ce que proposait son prédécesseur, adepte du football défensif. Dès la nomination de Wilmots en tant que nouvel homme fort de la sélection belge, celui-ci se retrouva immédiatement soutenu par Vincent Kompany, le capitaine : "Marc, c’était le bon choix. Il a le respect de tout le groupe. On pourrait très bien aller à la Coupe du monde avec lui. Que ce soit comme entraîneur principal ou comme adjoint." Ce sera en tant qu’entraineur principal. Le soutien de Kompany envers  Wilmots ne date pas d’aujourd’hui. Déjà, le groupe belge se tournait vers lui, alors qu’il n’était encore que l’adjoint d’un Leekens ayant du mal à laisser de la liberté à une génération bien différente de la sienne. De la liberté ? Ce serait le remède qu’il faudrait à cette génération pour passer un nouveau palier ? Avec Wilmots, la Belgique a donc tout pour se libérer d’une absence de compétition longue d’une décennie.

Talent, hamburger et politique

En 2012, jamais la Belgique n’a eu autant de joueurs évoluant dans les meilleurs clubs européens. Kompany est capitaine de Manchester City, Defour est à Porto, Fellaini entame sa cinquième saison à Everton, tandis que Mirallas y commence sa première, Vertonghen se révèle être un très bon arrière gauche à Tottenham, Witsel joue dans un Zenit aux énormes ambitions, Mertens casse la baraque au PSV Eindhoven et Hazard a quitté le nord de la France pour rejoindre l’Angleterre et Chelsea. Sans oublier le jeune gardien Thibault Courtois, prêté à l’Atletico Madrid, pendant que Romelu Lukaku l’est à West Bromwich Albion. Tous deux appartiennent à Chelsea. Surtout, nombre de ces joueurs sont des titulaires en puissance dans leur équipe. Sur le papier, les Diables Rouges ont de l’allure, c’est sûr. Mais une équipe belge talentueuse sur le papier en fait-elle une talentueuse sur le terrain ? La réponse doit être oui, si les erreurs du passé ne se répètent pas. On se souvient d’Eden Hazard parti manger un hamburger, alors que ses coéquipiers jouent un match très important en vue de l’Euro 2012 face à la Turquie, à Bruxelles (1-1). Ou bien encore d’interminables querelles entre la fédération belge et sa sélection entre 2008 et 2011 qui déstabilisèrent à peu près tout le football belge. Sinon, en extrapolant, le contexte politique tourmenté qui avait conduit à une tension entre Wallons et Flamands en Belgique pendant plusieurs années, événement malheureux et incontrôlable pour de simples footballeurs. Qu’ils soient doués ou non.

Avec un groupe de qualification largement abordable pour la Belgique, les Diables Rouges veulent retrouver la lumière en se qualifiant pour la Coupe du Monde 2014. En comptant sur sa génération actuelle, le Royaume veut à nouveau se mettre à rêver. La dernière compétition des Diables Rouges fut la Coupe du Monde 2002 en Japon-Corée du Sud. Le dernier but dans cette compétition fut marqué par un certain Marc Wilmots. Lukaku avait alors 9 ans.