Le Sporting rejoint logiquement le Racing, tragique final pour Villarreal

Le Sporting rejoint logiquement le Racing, tragique final pour Villarreal

Retour sur la course au maintient espagnol dans cette dernière journée de Liga BBVA

On a connu un scénario de folie pour le titre en Angleterre cette après-midi et décidemment, la journée ne faisait que commencer. Alors que le champion espagnol était déjà dessiné depuis quelques semaines, la course pour se maintenir devenait tragique et palpitante à la fois. Cinq équipes sont ce soir au coude à coude pour éviter les deux dernières maudites places, Villareal, Grenade, Rayo Vallecano, Saragosse et Sporting Gijon.  Le Sporting Gijon doit gagner et espérer un miracle. La tache n’est pas facile puisque les asturiens se rendent à Malaga, en course pour la Ligue des Champions. Le Rayo accueille lui Grenade, la tension est donc à son comble à Madrid. Saragosse pas loin, se déplace à Getafe pour espérer un faux pas devant. Et Villarreal, en meilleure position, accueille le Champion de l’Europa League, l’Atlético de Madrid.

Les matchs commencent prudemment, les équipes ne se livrent pas et les crampons tremblent. On note une fragilité du côté du Sporting surtout, Malaga domine la rencontre et se procure de nombreuses occasions, mais Juan Pablo est impérial. Les asturiens attendent une contre-attaque mais n’arrivent à rien ce soir. Du côté de Villarreal, on a célébré le champion avec le célèbre «  pasillo », haie d’honneur, mais le match n’a rien d’exceptionnel. On s’ennui et aucunes actions ne parait dangereuses, toutefois, les valenciens montrent bien plus d’envie. A Madrid, le Rayo donne tout ce qu’il peut, les actions se multiplient et on passe d’un but à l’autre, on sent que tout peut basculer. Un peu plus loin, dans la banlieue de Getafe, Saragosse a de quoi souffler un peu, le jeune Sarabia écope de deux jaunes synonyme d’expulsion pour une action stupide. A onze contre dix pendant plus de soixante minutes, Saragosse peut commencer à y croire. Les joueurs de Jimenez essayent par tous les moyens d’ouvrir le score, mais leur possession outrageuse n’apporte rien. Du côté du Sporting on continue à souffrir, Juan Pablo multiplie les arrêts et le sifflet de la mi-temps permet à tout le monde de souffler. De son côté, Villarreal rentre aux vestiaires avec des regrets, Marchena d’une tête puissante aurait put ouvrir le score quelques minutes avant. Les scores sont vierges sur tout les terrains, puisque le Rayo et Grenade n’ont pas marqué, et les efforts de Saragosse n’ont pas porté leurs fruits. La seconde période va donc être décisive.

Dès le retour des vestiaires Malaga se livre sur le but de Juan Pablo, le gardien du Sporting sauve une, deux puis trois fois ses cages, jusqu’à ce faire battre sur un corner de Cazorla repris par Rondon. Les asturiens signent là leur descente aux enfers. D’autant plus que ça s’agite du côté de Saragosse, Miguel Torres met une main dans la surface, décidemment les ex du Real Madrid jouent ce soir au volley. Le joueur du Getafe est expulsé pour ce deuxième jaune. Apoño ne tremble pas, et marque un but qui place son équipe hors de la zone rouge à ce moment là. Saragosse n’a plus qu’à espérer que les scores ne changent pas. Du côté du Rayo, les enjeux ont changés puisque les madrilènes se retrouvent en seconde division si rien n’évolue. Sandoval effectue quelques changements pour que son équipe, déjà ultra offensive, trouve une solution. Grenade est bien regroupé derrière, un nul leur suffirait à se maintenir. Diego Costa est intenable, mais n’arrive pas à concrétiser. Villarreal est au bord du précipice, pour l’instant, ils sont maintenus, mais un but de l’Atlético les enverrait en seconde division, les joueurs subissent mais tiennent. Senna est lui tout près de donner le but de la délivrance mais Courtois fait une parade exceptionnelle. Juan Pablo continue de sauver les meubles dans un match sans réel enjeu. Tamudo, joueur historique de la Liga, fait son entrée du côté du Rayo à quinze minutes de la fin. Les minutes s’écoulent sur les pelouses espagnoles, et personne n’arrive à faire la différence. A Saragosse les dix dernières minutes sont folles, Dujmovic est expulsé du côté de Saragosse, on joue donc à 9 contre 10, et quelques minutes plus tard Miku rejoint lui aussi les vestiaires et laisse Getafe à 8, 4 rouges dans cette rencontre. Alors qu’il ne reste que deux minutes à jouer dans le temps réglementaire, Villarreal encaisse un but de l’inévitable Falcao. Le sous-marin jaune ne coule pas encore, si rien ne change du côté du Rayo, ils restent en première division. On rentre dans le temps réglementaire, à Getafe, Postiga délivre Saragosse d’un but superbe, le joueur s’enlève le maillot et écope d’un jaune, mais peu importe, ce but est synonyme de maintient ! Les minutes sont longues à Madrid, le Rayo doit marquer et il ne reste plus de temps. Dans les dernières secondes, Tamudo, le grand Tamudo, marque un nouveau but pour l’histoire, mais celui-ci est hors-jeu. Le match est termin », Rayo Vallecano est alors sauvé, les joueurs de Grenade ne savent pas ce qu’ils se passent et attendent, bouche bée. Du côté de Villarreal la nouvelle est parvenue, il reste à peine vingt secondes à jouer, Nilmar adresse un superbe centre repris de la tête par Marco Ruben, la balle passe à quelques centimètres des buts. L’égalisation n’arrivera pas, et tragiquement, Villarreal rejoint le Sporting Gijon et le Racing de Santander en seconde division. Les larmes des supporters s’opposent à la joie des équipes qui se sont miraculement sauvé, dans un final trépident et plein de rebondissement. Les cinqs dernières minutes ont crée un miracle à Madrid, et ont été fatales pour les joueurs de Villarreal, en Ligue des Champions cette année.