L'Espagne 2011, riche de succès.

L'année arrive à sa fin, rangez les tapas, les bars se reposent, la Mahou est écoulée. Les supporters s'accordent un temps d'arrêt dans la folle course au titre, les joueurs eux, reposent ces jambes qui ont fait vibrer toute l'Espagne chaque samedi. Tandis que chez VAVEL, nous, on fait le bilan de cette année forte en émotions.

L'Espagne 2011, riche de succès.
L'Espagne 2011, riche de succès.

Olé, olé et olé.

 

Il y a des années comme ça, ou tout vous réussit. L’Espagne terminait l’année 2010 avec un titre de Championne du Monde, les héros d’Afrique du Sud avaient émus tout le pays. C’est dans cette lignée que 2011 commença. Avec 12 victoires sur 12 lors des qualifications européennes, la Roja termine l’année en haut du classement FIFA. Mais 2011 c’est aussi l’année des espoirs, en effet les jeunes triomphent aussi sur le continent. Cet été, ce sont les moins de 19 ans et les moins de 21 ans ibériques qui remportent l’Euro, l’avenir s’annonce doré. Une équipe première en forme, des jeunes qui cartonnent, tout laisse présager une très belle année 2012 en Espagne, avec peut être à la clef, un triplé historique Euro-Mondial-Euro

Au niveau des clubs espagnols, tout va pour le mieux. Le Real Madrid est de nouveau royal, puisqu'il efface deux malédictions cette année. Les merengues ne gagnaient plus la Copa del Rey ? C’est fait. Ils ne passaient plus les huitièmes de finale en Ligue des Champions ? C’est aussi fait. L’année civile est d’ailleurs extraordinairement blanche, puisque le Real est l’équipe qui a enregistrée le plus de points cette année, mais aussi celle qui a marquée le plus de buts. Une parfait machine offensive. Mais l’équipe qui rafle tout, c’est bien celle des blaugranas. Champions d’Espagne, champions d’Europe et … Champions du monde ! Les catalans viennent tout juste de remporter leur deuxième titre en écrasant l’équipe brésilienne du Santos. Certains n’hésitent pas à qualifier ce Barça de meilleure équipe de l’histoire du football. Si l’on ajoute à cela Valence qui relance la machine en 2011, la surprise Levante, et le retour d'un club historique comme le Bétis en première division,la Liga se porte bien. Une année parfaite alors, et très olé olé


Les matadors

 

Il y a de ces joueurs extraordinaires, qui à peine un pied posé sur le sol, illuminent l’arène qui les entoure. Tel des matadors, ils manient le ballon et font tourner la tête des défenseurs. Cette année, les trois finalistes du Ballon d’Or évoluent en Liga. Il s’agit de Messi, Xavi et Ronaldo. L’argentin semble venir d’une autre planète, son touché de balle, ses dribbles, font évoluer le Barça dans un autre univers. L’espagnol lui, est l’organisateur parfait, la baguette du Barça et de l’equipe nationale, l’orchestre de deux équipes championnes du Monde. Ronaldo lui, c’est la puissance, la rapidité, le portugais est le meilleur buteur européen. Avec des joueurs de ce calibre, la Liga ne manque pas de qualité. On peut rajouter les magiciens espagnols, Iniesta, Fabregas, Silva partit briller en Angleterre, le meilleur buteur espagnol Soldado, ou les gamins qui surprennent par leur qualité, Muniain, Thiago, etc… Des étrangers conquistadors, des produits nationaux fabuleux, l’Espagne de par sa qualité footballistique, éblouit cette année le monde du football.

 

  

 

Au niveau des entraîneurs, deux des trois finalistes sont aussi reliés au football espagnol. Guardiola est le maitre tacticien de Barcelone, il a mit son équipe sur le toit du Monde. Mourinho à créé une machine à but au Real Madrid, et semble avoir remit l'équipe de la capitale enfin sur les bons rails. Del Bosque, lui, a deux doigts d'arriver sur le podium, et l’entraineur national de cette fabuleuse génération championne du Monde. Il n’y a pas à dire, joueurs et entraineurs du foot espagnols ont fait une parfaite démonstration en 2011, une saison hors norme.

 

On en a parlé…

 

La saison 2011 du football espagnol est aussi entachée de polémiques. Dans un premier temps, le sort à voulu que les deux ogres de la Liga se rencontrent à 4 reprises consécutives. Et qui dit clasico, dit polémiques… Les expulsions, les fautes grossières, les simulations, les conférences de presse litigieuses étaient bien évidemment au rendez vous. Autant dire que les esprits étaient bien chauffés avant la SuperCopa de cet été. Les deux nouveaux matchs se soldèrent par une bagarre générale et le doigt de Mourinho,lui, dans l’œil de l’assistant de Guardiola, Tito Villanova. Les polémiques liés au portugais sont on ne peut plus nombreuses, on peut ajouter l’épisode Preciado ou bien la liste de fautes sorti face à Sévilla. Cette année, Mourinho ne s’est pas fait que des amis en Espagne, le technicien emblématique a amené du mouvement au sein de la Liga.

 

    

 

Une autre polémique à été lancé par Fernando Roig, président du Villareal, et Del Nido, président de Sevilla, sur la Liga peu équitable étant donné le mauvais partage des droits de télévision. Pendant ce temps, les joueurs du football espagnols se mettaient en grève et réclamaient une aide de la LFP pour recevoir leur salaire en temps et en heure, peu importe la situation économique de leurs clubs. Ce conflit d’intérêts se solda par une journée de Liga retardée, et finalement, la LFP céda à la demande des joueurs. 

 

Les pañoladas

 

Pour certains, l’année 2011 n’était pas celle des trophées, des récompenses individuelles, de la reconnaissance publique… Oui, pour eux, l'année est à oublier. Valdano, patrimoine du Real Madrid, fut viré par son ami Florentino Perez pour satisfaire les caprices de Mourinho. Cette décision fut quelque peu controversée, car, pour les socios les plus conservateurs , elle représente l’oublie des valeurs madrilènes les plus ancrées. Le président de Seville, José María del Nido, fut lui condamné à 7 ans de prison pour extorsion de fond publics, les faits remontent à quelques années, lorsque Del Nido travaillait dans la municipalité de Marbella. Il y a aussi eu cette année la valse des entraineurs, le dernier en date est Manzano, de l’Atlético de Madrid. Il y a aussi les flops, les joueurs qui s'entèrent sur le banc, Ricardo Costa en tête, niveau produit national on évoquera la piètre saison de Fernando Torres... Du côté des malheureux, on se souvient du pauvre David Villa, récemment blessé et peut être écarté pour l'Euro 2012. La palme de la déception revient au Malaga style quatar, qui n'atteint pas vraiment ses objectifs... Certains se réjouiront...

Finalement, l'année 2011 fut rempli de joie, de football pur, de polémiques, de problématiques, mais surtout de talent... Vive le football, vive la Liga, et vivement 2012.