Le miracle n'a pas eu lieu

Valence s'incline logiquement sur le score de 2-0 au terme d'une rencontre globalement maitrisée par l'équipe de Guardiola.

Le miracle n'a pas eu lieu
Le miracle n'a pas eu lieu

Pour accéder à la finale de coupe du roi, Valence devait réaliser l'exploit d'une victoire au Camp Nou ou d'un match nul qui ne soit ni vierge ni de un partout. Malheureusement pour eux, ça commence bien mal avec l'annonce du forfait de Soldado, leur buteur vedette, peu avant le coup d'envoi. Du coup, c'est le basque Aduriz qui prend place dans une composition en tout point semblable à celle du match aller. De  même Pep Guardiola choisit de ménager Busquets et lui préfère Xavi.

La rencontre commence, les chés qui doivent à tout prix marquer tentent de prendre les catalans à la gorge avec un pressing particulièrement haut. Cependant en face, la défense est exemplaire et ne concède dans le premier quart d'heure que deux timides occasions: sur la première, Mathieu ne parvient pas à reprendre correctement une bonne déviation d'Aduriz, sur la seconde Feghouli, bien lancé par Mathieu,arme une frappe qui passe au ras du montant de Pinto. Jusque là, Barcelone n'a pas beaucoup approché les cages de son adversaire du soir. Mais à la 16ème minute l'inévitable Messi lance Fabregas dans la profondeur qui lobe tranquillement un Diego Alves qui aurait dû sortir bien plus tôt. Si ça ne change pas grand chose pour Valence qui doit toujours marquer pour s'offrir un sursis, cela donne des ailes à une équipe de  Barcelone qui dès lors confisque le ballon. A de maintes reprises Messi et ses  compères d'attaque vont se frayer un passage jusqu'aux buts d'Alves qui rattrape à chaque fois les erreurs de sa défense en arrêtant les tentatives de tir adverses.

De retour des vestiaires, les chés sortent de leur apathie et se créent une double occasion mais Pinto, excellent ce soir, repousse les tirs successifs de Jonas et d'Aduriz. Dix minutes plus tard, Aduriz lobe Pinto mais Mascherano a bien suivi et écarte le danger. Messi réplique pour les siens à chaque fois mais Alves s'interpose à chaque fois. Puis, à la 76ème minute, Feghouli scelle le sort des siens en envoyant sa main dans le visage de Puyol, ce qui lui vaut un second jaune synonyme d'expulsion. Sur un enième contre catalan, Xavi se charge de la sentence après avoir hérité du ballon de Fabregas. 2-0, Barcelone aura une nouvelle fois fois fait valoir sa loi au Camp Nou pour décrocher une finale qui s'annonce passionnante face à l'Athletic Bilbao de Bielsa.