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Un être vous manque et tout est dépeuplé

Second volet de cette revue d'effectif donc, avec les milieux centraux et récupérateurs de l'équipe de France.

Un être vous manque et tout est dépeuplé
on a craint le pire pour la tour de contrôle de l'équipe de France

M'Vila: Il est le joueur incontournable de l'ère Laurent Blanc. Talent précoce, le rennais a su se rendre indispensable, aussi bien en club qu'en équipe nationale. Devenu la tour de contrôle de la France à seulement 20 ans, M'Vila ne s'est pas dégonflé pour autant. Si ses coéquipiers à la récupération ont souvent changé (A.Diarra, Cabaye, Matuidi, L.Diarra, Diaby), lui n'a jamais bougé. Rapide, physique, ratisseur infatiguable et très bon relanceur, le jeune rennais possède la panoplie complète du milieu défensif. Ajoutez à cela une très bonne technique et une sérénité à toute épreuve, et vous obtenez ce qui se fait de mieux à ce poste en France. Oui mais voilà, la machine s'est quelque peu grippée ces derniers mois. Moins influent et moins présent dans le jeu rennais, M'Vila a connu une véritable baisse de régime sur la seconde partie de la saison (avec Rennes comme avec l'équipe de France). Elément indispensable à son club, il a joué presque tous les matches ces deux dernières saisons (plus de 110 matches ! ). Un coup de pompe physique donc. Mais peut-être également a-t-il la tête ailleurs, lui qui affirme vouloir partir cet été dans un club du top 8 européen. Mais en attendant il à un Euro à jouer. Euro qu'il devrait commencer sur le banc, la faute à cette vilaine entorse qu'il s'est faite contre la Serbie. Mais, aux vues de la forme de son remplaçant, espérons que M'Vila reviendra très vite, et en forme.

 

Diarra: L'énigme de cette liste des 23. Peu de gens comprennent la présence d'Alou Diarra dans ce groupe France. Et on ne peut que compatir avec Capoue et Mavuba, non retenus en équipe de France et occupant le même poste que le marseillais. Car Alou Diarra n'est plus que l'ombre de la sentinelle et du capitaine emblématique qu'il était à Bordeaux (sous Laurent Blanc). Après une saison que l'on peut qualifier de médiocre, c'est un exploit pour Diarra d'être encore en équipe de France. Car le marseillais n'a pas brillé cette saison. Souvent dépassé, la sentinelle olympienne a multiplié les fautes et les erreurs techniques. Il était venu pour réguler le jeu marseillais et amener sa sérénité. Mais c'est tout le contraire qui s'est passé. Maintenant, il ne reste plus qu'à espérer que Diarra se rappellera au bon souvenir de ses années bordelaise et assurera l'intérim du mieux possible.

 

Cabaye: Encore un qui a fait un pari gagnant. Parti de son cocon lillois pour rejoindre Newcastle, Cabaye est devenu le titulaire indiscutable au poste de milieu relayeur. Il s'était mis en danger en partant à Newcastle. Mais il s'est très vite adapté et a franchi un nouveau pallier cette saison. Au bout de quelques semaines, il était déjà devenu le dépositaire du jeu du club londonien. A la récupération, à la relance et à la mène, Cabaye est un milieu relayeur à la Xavi, son modèle. Possédant une très bonne vision du jeu et une certaine intelligence tactique, Cabaye a fini par s'imposé comme LE milieu relayeur de l'équipe de france, malgré la longue liste de prétendant (Martin, L.Diarra, A.Diarra, Matuidi, Gourcuff ...)

 

Matuidi: Certainement la doublure de Cabaye durant l'Euro. Il a connu une saison un peu compliquée à Paris, mais s'en est sorti avec les honneurs. Arrivé au mercato d'été 2011 et voulu par Kombouaré, Matuidi a passé une grosse partie de la première moitié de saison à l'infirmerie. Revenu en pleine forme en janvier, l'ancien stéphanois a alors redoublé d'effort pour montrer à son nouveau coach qu'il méritait sa place. Il a d'ailleurs commencé quasiment toutes les rencontres depuis février. Très actif, avec un qualité de relance et de passe impressionnante, Matuidi forme un tandem d'enfer avec Thiago Motta. Logiquement présent dans ce groupe de 23, il est pour l'instant cantonné à un rôle de doublure. Mais s'il continue à progresser comme ça durant les saisons à venir, nul doute qu'il pourra prétendre à être bien plus qu'un remplçant de luxe.

 

Malouda: Mais où donc va jouer Florent Malouda. Aillier de formation, Laurent Blanc l'a testé plusieur fois à un poste de milieu central, de meneur de jeu en retrait en quelques sorte. Le blues clame haut et fort qu'il préfère jouer à gauche, mais que s'il doit se sacrifier et jouer au centre pour le bien de l'équipe ile le fera sans rechigner. Et malgré ce manque d'enthousiasme, les prestations de Malouda en milieu sont plus que convaincantes. Car il faut l'avouer, Malouda ne se fait plus tout jeune et n'a plus le coup de rein qu'il avait il y a encore 2/3 ans. Relégué sur le banc à Chelsea par les jeunes Mata et Ramires, il continue à être titulaire en équipe de France. Mais lorsqu'il est aligné à gauche, l'ancien lyonnais est très peu présent, ne pèse pas (ou plus?) sur le jeu et semble même à la peine. Alors que quand il est repositionné dans l'axe, c'est lui qui dicte le rythme de l'équipe de France, qui lance le jeu. Et surtout il peu faire parler la poudre et décocher de lourdes frappes aux 25 mètres, comme contre la Serbie.

 

Martin: Il avait littéralement explosé en 2010-2011. Après avoir fini meilleur passeur du championnat de France et mené Sochaux jusqu'à une surprenant place de 5ème, Martin avait fait le buzz en marquant deux buts pour son premier match sous le maillot tricolore. Comme un certain Zinédine Zidane l'avait fait avant lui. Mais le milieu sochalien a eu du mal à confirmer tous les espoirs placés en lui. Le futur lillois a connu une saison galère avec Sochaux, qui s'est sauvé qu'en toute fin de championnat. Martin en a quand même profité pour distribuer 8 offrandes, mais il a été beaucoup moins décisif et efficace que la saison dernière. Grapillant des bouts de match par-ci par-là en équipe de France, Martin fait maintenant partie de la rotation en milieu de terrain. Tout heureux de se voir conservé dans le groupe France (au détriment de Gourcuff), Marvin Martin va surement profiter de cette première phase finale de compétition internationale pour emmagasiner le plus de temps et d'expérience possible, avant de s'envoler vers d'autres cieux (en l'occurence vers Lille).

 

Nasri: C'est un peu la même problématique que Malouda. Où faire jouer Samir Nasri? Intronisé comme le futur meneur de l'équipe de France, et donc le successeur du légendaire Zidane, l'ancien marseillais peine à confirmer. En équipe de France tout du moins. Car en club tout va bien pour Nasri. Véritable star et maillon indispensable chez les Gunners, Nasri a décidé de lâcher Wenger et ses hommes, considérant que s'il veut gagner des titres un jour il doit partir d'Arsenal. Départ houleux vers City donc pour l'enfant prodige de la Cannebière, et sa pléiade de star. Mais dans le 4-4-2 de Mancini, Nasri arrive à se faire une place, évoluant sur l'aile droite et devenant alors plus passeur qu'à Arsenal. Saison réussi donc pour Nasri avec cette place de titulaire chez le tout nouveau champion d'Angleterre. Mais que dire de ses prestations en équipe de France.... Rien de bien transcendant en tout cas. Souvent aligné dans un rôle de meneur, Nasri peine a trouver sa place et à avoir le rayonnement et l'influence que doit avoir un 10. Malgré ses performances moyennes et des prises de bec avec lui, Laurent Blanc continue à faire confiance à Nasri. Mais pour quel poste? Nasri a d'ailleurs déclaré il y a quelques jours vouloir évoluer sur le couloir droit de l'attaque. Alors Nasri à droite, au centre ou sur le banc? Seul Lolo a la réponse.