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L’Allemagne plus que jamais favorite de cet Euro

Les hommes de Joachim Löw ont largement dominé les débats pour venir à bout d’une équipe de Grèce vaillante, courageuse mais qui s’est procurée trop peu d’occasions.

L’Allemagne plus que jamais favorite de cet Euro
Allemagne
4
2
Grèce
Allemagne: Neuer - Boateng, Hummels, Badstuber, Lahm - Schweinsteiger, Khedira - Reus (Götze, 80'), Ozil, Schürrle (Müller, 67') - Klose (Gomez, 80').
Grèce: Sifakis - Torosidis, Papastathopoulos, Papadopoulos, Tzavellas (Fotakis, 46') - Makos (Liberopoulos, 72'), Maniatis - Ninis (Gekas, 46'), Katsouranis, Samaras - Salpingidis.
SCORE: Allemagne : Lahm (39'), Khedira (61'), Klose (68'), Reus (74'). Grèce : Samaras (55'), Salpingidis (89' sp).
ARBITRE: Damir Skomina (SVN) Cartons : Samaras (15'), Papastathopoulos (76').
ÈVÉNEMENTS: Quart de finale de l'Euro 2012 entre l'Allemagne et la Grèce. Rencontre disputée à l'Arena Gdansk (Gdansk, Pologne) devant 40.000 spectateurs.

Joachim Löw a varié son onze de départ, ce qui n’a pas empêché l’Allemagne de remporter sa quatrième rencontre sur quatre dans ce Championnat d’Europe. Ainsi, Mario Gomez, meilleur buteur de la compétition, a débuté sur le banc, aux côtés de Thomas Müller et Lukas Podolski. Le trio d’attaque était donc composé de Marco Reus, Miroslav Klose et André Schürrle. Tactique payante. D’entrée de jeu, les Allemands prennent les Grecs à la gorge. Klose ouvre le score dès la 4’, mais son but lui est refusé pour hors-jeu. Le ballon reste dans les pieds des joueurs de la Nationalmannschaft et les Hellènes défendent le 0-0, dans une tactique qui nous rappelle celle mise en place par Otto Rehhagel en 2004. Mais ce soir, on a vu une Allemagne de haut niveau, avec les Madrilènes Sami Khedira et Mesut Özil très en jambes et le trio offensif très dangereux.

Evidemment, ce qui devait arriver arriva. Après un arrêt de Michalis Sifakis face à Özil (24’), c’est au tour de Khedira, après une passe de son partenaire de club, qui chauffe les gants du remplaçant de l’Aris Salonique. Finalement, c’est le latéral gauche Philipp Lahm qui ouvre le score. Après une belle action collective, Özil transmet côté gauche à son capitaine qui, après un bon contrôle de la poitrine, frappe à l’entrée de la surface. Sifakis est dessus mais a la main trop molle (39’). A la mi-temps, cependant, les coéquipiers de Manuel Neuer peuvent être déçus de ne pas avoir déjà breaké face à des Grecs en grande difficulté.

Samaras ou l’abnégation hellène

A la mi-temps, le sélectionneur portugais de la Grèce Fernando Santos réalise deux changements : Giorgos Tzavellas, arrière gauche, laisse sa place à Giorgos Fotakis, ça on s’en moque un peu mais surtout, Sotiris Ninis, inexistant dans le première acte, sort pour l’entrée de Theofanis Gekas. L’ancien attaquant de Bochum participe davantage au jeu que son homologue de Prame et les Grecs se relancent. Sur un contre, Dimitris Salpingidis sème Lahm et sert Giorgos (encore un !) Samaras, qui profite de la passivité de Jerome Boateng pour battre Neuer (55’). Incroyable retournement de situation, avec trois occasions contre une dizaine, les Grecs tiennent en échec les Allemands ! Angela Merkel, présente dans les tribunes, imagine déjà le scénario catastrophe : les Grecs qui défendent corps et âmes face aux assauts teutons, qui obtiennent la prolongation et qui marquent sur corner à la 118’. Mais bon, elle n’aura pas eu le temps de douter longtemps.

Qui peut battre l’Allemagne ?

Ses protégés vont en effet vite rétablir l’ordre, et éviter tout hold-up retentissant. Sur un centre de Boateng, Khedira envoie une reprise de volée extérieur pied droit sous la barre (61’). Maintenant, faire le break. Ca ne tardera pas non plus. Özil s’occupe d’un coup-franc placé à gauche des buts près du poteau de corner, et le place sur la tête de Klose qui devance Kyriakos Papadopoulos et profite d’un Sifakis parti à la pêche (68’). A 3-1, ça ne fait plus vraiment de doute, on reverra l’Allemagne en demi-finales. N’empêche, puisqu’on n’est jamais sûr de rien, la Mannschaft garde le ballon (71% de possession de balle sur l’ensemble du match !) et continue de se créer des occasions. A la 74’, Özil donne un bon ballon dans la profondeur à Klose qui perd son duel face à Sifakis. Le cuir revient sur Reus qui reprend instantanément du pied droit pour une barre rentrante… 4-1, la messe est dite, Löw peut faire souffler ses joueurs offensifs.

Reus, Schürrle et Klose, tous trois auteurs d’une très bonne prestation, laissent leur place à – attention accrochez-vous bien – Götze, Gomez et Müller. Pas mal pour un banc de touche, surtout quand on sait que Podolski ou Bender ne jouent pas ! Le point faible allemand – Arsène Wenger l’a dit et redit à nouveau ce soir – c’est leur défense. Ainsi, il est offert aux compatriotes de Socrate et Aristote la possibilité de sauver l’honneur, quand le centre de Fotakis heurte l’avant-bras de Boateng. Salpingidis prend à contre-pied Neuer et réduit l’écart (89’).

4-2, score final, les Grecs n’auront pas démérité mais ce soir, l’Allemagne était trop forte. Son adversaire au prochain tour (Italie ou Angleterre) aura toutes les peines du monde à défendre face à cette équipe. Mais malgré les bonnes performances de Mats Hummels, la défense allemande reste prenable, surtout sur son flanc droit où Boateng a toutes les peines du monde à s’adapter à ce poste auquel il ne joue jamais. Les Grecs quant à eux rentrent au bercail avec le sentiment du devoir accompli. Ils ont montré toute l’envie de ne rien lâcher, un courage à toute épreuve dont devraient s’inspirer bien des équipes (messieurs les Bataves levez le doigt). Toujours est-il que Merkel ne fera pas de cauchemar cette nuit.