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Championne d'Europe, l'Espagne réalise un triplé historique

Au stade olympique de Kiev, l'Espagne bat l'Italie (4-0) et remporte l'Euro et ainsi sa troisième grande compétition d'affilée, un record. L'Espagne a su ce soir élever son niveau de jeu face à une équipe italienne pénalisée par les blessures mais qui n'aura jamais démérité.

Championne d'Europe, l'Espagne réalise un triplé historique
Espagne
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Italie
Championne d'Europe, l'Espagne réalise un triplé historique

Ce soir à Kiev, espagnols et italiens se rencontraient pour la deuxième fois durant cet Euro 2012. Après avoir offert un très joli 1-1 en poules, il devait ce soir y avoir un vainqueur. Et comme depuis maintenant 4 ans, ce sont les ibériques qui se sont imposés, glanant de ce fait un troisième trophée majeur consécutif, un record. On reprochait aux espagnols de ne pas marquer beaucoup, ils en ont mis 4, on leur reprochait d'offrir des prestations moyennes, ils ont élevé leur niveau de jeu, mais si le score est fleuve ce soir, il est malgré tout sévère pour des transalpins qui n'ont juste pas su marquer au bon moment, à l'inverse de leurs adversaires du soir.

Dès le début de match, et malgré un pressing assez haut, ce sont les coéquipiers de Xavi qui ont la gonfle, et qui ne la perdent pour ainsi dire que très peu. Malgré tout, on sent l'Italie capable de faire trembler cette équipe, notamment sur coup de pied arrêté, où Pirlo délivre caviar sur caviar. Et après cette succession de phases italiennes, ce sont les espagnols qui vont ouvrir le score. Fabregas déborde et grille de vitesse Chiellini, dépose une balle sur la tête de Silva (oui, oui, la tête de Silva) qui conclut l'action. Ca fait alors 1-0. 

Vient après la blessure de Chiellini, blessure que le défenseur de la Juve se fait en solo. C'est un bon Balzaretti qui le remplace. Avec cette entrée en jeu, l'Italie se libère et les latéraux débordent. Pourtant, à chaque tentative italienne, San Iker sort le grand jeu. Véritable artisan de ce titre, le gardien du Real semble infranchissable dans ses cages, multipliant claquettes et manchettes. L'Espagne souffre un peu mais ne rompt pas, et quatre minutes avant la mi-temps, Xavi lance Jordi Alba parti en sprint de sa moitié de terrain, qui s'en va crucifier Buffon, 2-0.

La mi-temps arrive donc à point nommé pour des italiens qui accusent le coup. Cassano sort, Di Natale rentre. C'est lui qui va se créer la première occaz' de la deuxième mi-temps, quand, bien servi par Montolivo, il vient buter sur un Casillas toujours impeccable. Le tournant du match sans doute, car à 2-1, tout pouvait arriver. Cinq minutes plus tard, l'Italie pleure lorsque Motta, entré quelques minutes auparavant, s'arrête dans sa course, victime sans doute d'une déchirure. Le parisien laisse ses partenaires à 10 (Prandelli ayant effectué ses trois changements) et laisse s'envoler les espoirs italiens de remonter au score.

S'en suit trente minutes de souffrance durant lesquelles les transalpins encaisseront deux buts de Torres et de Mata, mais qu'importe, l'essentiel est ailleurs. A défaut d'avoir fessé tous ses adversaires, l'Espagne remporte logiquement un Euro durant lequel elle n'aura jamais été vraiment dominée. Les italiens quant à deux pourront être fiers de leur parcours et d'avoir produit un jeu léché tout au long de la compétition. L'Espagne était sans doute encore trop forte, malgré qu'elle voie fondre l'écart qui la sépare de ses concurrents. Rendez-vous maintenant au Brésil en 2014 pour un quadruplé qui serait là simplement colossal.