Italie 2011, le renouveau
Befana a offert une bonne année 2011 au football italien. En attendant son passage pour 2012, revoyons ensemble ce qu'a réservé cette année au football italien. En se goinfrant de panettone, panforte et de pandoro, bien sûr...
Après une Coupe du Monde 2010 désastreuse qui a vu les champions du monde être éliminés dès le premier tour, la Squadra Azzurra a changé de sélectionneur, Cesare Prandelli remplaçant Marcelo Lippi. Les éliminatoires pour l'Euro 2012, dans un groupe C certes peu difficile (Estonie, Serbie, Slovénie, Irlande du Nord, Iles Féroés), ont vu l'équipe nationale italienne réaliser un sans-faute. Avec huit victoires, deux nuls, aucune défaite, vingt buts marqués et seulement deux encaissés, le parcours italien est le meilleur de son histoire dans un tournoi de qualification.

Buffon, revenu au meilleur niveau, a profité de cette année 2011 pour célébrer sa 112ème sélection lors d'un match amical face à l'Uruguay en novembre. Il égale ainsi Dino Zoff. En attaque, le revenant Cassano, avec six buts, a prouvé que Lippi avait tort de l'écarter. Une bonne nouvelle pour l'Italie, qui faisait face à l'inefficacité de Gilardino tandis que Balotelli manquait d'expérience. Malheureusement, le joueur milanais a fait un AVC en fin d'année et la poursuite de sa carrière est pour l'instant soumise à l'avis des médecins.

Côté clubs, l'année 2011 est sans contestation possible celle du Milan AC. Après une saison 2009-2010 où Leonardo assura avec difficultés la succession de Carlo Ancelotti, les hommes d'Allegri ont effectué un championnat 2010-2011 de belle facture. Sous l'impulsion d'Ibrahimovic et de Pato, auteur chacun de quatorze buts en Série A, le club remporte le championnat 2011 devant le rival local, l'Inter. Une récompense attendue depuis 2004, une éternité pour un tel club. La saison 2011-2012 se déroule elle aussi sous les meilleures auspices. Même handicapé par la longue blessure de Pato, le Milan AC est sacré champion d'automne, départagé de la Juventus par la différence de buts.

La Juve est le second club de l'année 2011, uniquement pour son second semestre. Après un exercice 2010-2011 désastreux, la vieille dame, sous l'impulsion réformatrice d'Antonio Conte, est sortie du marasme. Dans son nouveau et superbe stade, qui remplace fort avantageusement le Stade olympique, la Juve a offert à ses supporters un jeu offensif de bonne facture. Sous la houlette des vétérans Buffon et Pirlo, qui vivent une seconde jeunesse, l'équipe turinoise est invaincue et talonne le Milan AC. La Juventus luttant pour le titre est un événement qui ne s'était plus produit depuis trop longtemps.

Deux autres clubs sont à saluer en 2011. Tout d'abord l'Udinese. Ce club, ne disposant pas d'un budget mirobolant, s'est fait une spécialité de l'éclosion des jeunes talents glanés dans le monde entier. Mené par son capitaine Antonio Di Natale, qui montre enfin des qualités de buteur à l'age où d'autres songent à la retraite puisqu'il termine meilleur buteur du championnat pour la seconde année consécutive, le club du Frioul termine quatrième et accède ainsi au tour préliminaire de la Ligue de Champions. Le tirage est difficile car c'est Arsenal qui se dresse devant eux. Udinese est éliminé mais poursuit un bon parcours en Ligue Europa. Le championnat 2011-2012, malgré le départ de Sanchez pour Barcelone, démarre tout aussi bien puisqu'à la trêve, le club est troisième et Di Natale a déjà marqué dix buts.

Le second club est Naples. L'année 2011 a marqué ainsi le retour d'un club qui avait sombré sportivement et financièrement après la période Maradona. Disposant du trio magique Lavezzi, Cavani et Hamzik, Naples a produit du beau jeu et enchaîné les bons résultats. De belles performances dans la continuité qui ont permis d'accrocher la troisième place et une qualification directe pour la Ligue des Champions. Une compétition où Naples s'est bien comporté, se qualifiant pour les huitièmes de finale, aux dépens de Manchester United. L'énergie dépensée en Ligue des Champions explique sans doute le démarrage un peu plus poussif en championnat 2011-2012, où Naples se place à une sixième place, honorable mais en deçà de ses objectifs.

Le couac de l'année est sans doute l'Inter de Milan, même si les résultats ne sont pas si dramatiques que cela. Mais ils masquent une pauvreté de jeu rarement atteinte. Benitez ayant failli à remplacer José Mourihno, c'est Leonardo qui bouclera le championnat 2010-2011. Guère convaincante dans le jeu, l'Inter parviendra tant bien que mal à sauver les apparences en terminant second et en remportant la coupe. La saison 2011-2012 démarre avec Gasperini sur le banc. Mais l'Inter, qui a perdu Eto'o et qui voit Milito perdre son sens du but et Forlan se blesser, démarre très mal la saison avec quatre défaites en cinq matchs et navigue aux portes des places de relégables. L'équipe semble perdue et les choix de l'entraîneur seront très vite critiqués. Gasperini est remplacé par Ranieri dès septembre. Sans pour autant rassurer, Ranieri parvient à assurer l'essentiel en qualifiant le club pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions et en le ramenant à la cinquième place en championnat. L'équipe survit grâce à son expérience mais est on ne peut plus vieillissante.

Avec l'équipe nationale qualifiée pour L'Euro 2012, trois clubs en huitièmes de finale de la Ligue des Champions et un duel qui s'annonce serré entre le Milan AC et la Juventus, nul doute que l'année 2012 s'annonce palpitante. A vivre sur Vavel bien sûr...





