L'Atletico de Madrid sait s'enflammer

Dans ce match aller de demi-finale d'Europa League 100% espagnole, l'Atletico de Diego Simeone a pris un net ascendant sur le Valence d'Emery tout en lui laissant des options de qualification lors du match retour à Mestalla.

L'Atletico de Madrid sait s'enflammer
Atletico de Madrid
4
2
Valence
Atletico de Madrid: Courtois; Juanfran, Miranda, Domínguez, Filipe, Gabi, Suárez; Arda, Diego, Adrián; Falcao
Valence: Alves; R.Costa, Rami, V.Ruiz, J.Alba; Topal, T.Cost; Feghouli, Jonas, J.Mathieu; Soldado

Atletico de Madrid-Valence, ce choc des irréguliers de la liga est aussi la revanche du quart de finale de C3 2009/2010 remporté alors  par des Colchoneros dont les principaux atouts se nommaient Aguero, Forlan, Simao, opposés aux Villa, Silva, Mata blanquinegros. Une autre époque donc pour les deux clubs, puisque sont alignés ce soir sur la pelouse du Calderon des Falcao, Adrian, Ardan Turan côté madrilène et des Soldado, Jonas, Feghouli côté valencien. Aucune absence notable n'est à déplorer dans chaque camp si ce n'est celle de Banega côté Ché, et la seule petite surprise est  la présence de Ricardo Costa dans le couloir droit avec lequel Emery espère rééditer l'exploit du Bernabeu.

Un début à sens unique

Sitôt le coup d'envoi sifflé, le ton est donné par un Atletico conquérant balle aux pieds, poussé par le bouillant public du Calderon. Dès la 3ème minute de jeu, Ardan Turan prend au dépourvu la défense valencienne pour servir Diego qui bute sur Alves. Dès lors l'Atletico va se créer un florilège d'occasions mais à chaque fois le portier brésilen s'interpose, comblant les largesses d'un charnière Rami-Ruiz souvent passive. Un manque de combativité contagieux puisque les habituels propriétaires du couloir gauche, Mathieu et Alba, perdent tous leurs ballons et le milieu Topal-Tino Costa est fantômatique. Ainsi la réaction ché est toujours maladroite et  Courtois n'est pas inquiété de tout le premier quart d'heure de jeu. Finalement, l'inévitable se produit. Rami protège mal son ballon et Arda Turan en profite pour lui subtiliser et adresser un centre mal contré par Alba qui échoue sur la tête de Falcao qui marque tranquillement. 1-0, l'équipe hôte va alors baisesr le pied pour guetter le contre. Pour autant Valence peine à se montrer dangereux, si ce n'est sur coup de pied arrêté avec la tête de Rami qui frôle le poteau de Courtois à la 33ème minute. Puis Jonas se montre enfin, suite à un bon travail de Soldado le ballon lui échoit et libre de tout marquage, il déclenche une frappe qui manque le cadre de quelques mètres. Enfin, l'inespéré se produit pour l'équipe d'Emery. Juste avant de rentrer aux vestiaires, Rami dévie de la tête un bon corner de Tino Costa pour Jonas seul au second poteau qui n'a plus qu'à la pousser au fond des filets. 1-1.

L'enfer du Calderon reprend ses droits

Loin de se décourager par cette égalisation inattendue, les hommes de Simeone se jettent à l'assaut des cages d'Alves et reprennent l'avantage dès la 48ème minute grâce à Miranda qui reprend victorieusement de la tête un coup franc de Diego. Puis cinq minutes plus tard, Adrian récupère un ballon en milieu de terrain, prend complètement de vitesse le pauvre Ruiz et inscrit d'une frappe croisée le but du 3-1.Valence n'arrive décidémment pas à construire son jeu, il faut dire que si Tino est précieux sur coup de pied arrêté, son apport dans l'organisation du jeu de son équipe est insuffisant voire inexistant. Les entrées de Piatti et de Canales pour Alba et Feghouli n'apportent pas grand chose. Enfin Falcao fait boire aux Valenciens le calice jusqu'à la lie. Après avoir résisté  à Victor Ruiz il parvient à décocher une frappe plein axe qui se loge dans la lucarne du malheureux Alves. 4-1. Mais décidémment les arrêts de jeu offrent leur lot de mauvaises surprises aux Colchoneros puisque Ricardo Costa réduit le score d'une jolie tête, offrant aux siens des motifs d 'espoir.

Toujours est-il que la ferveur combattante insufflée par Diego Simeone à ses joueurs a eu raison du rationnalisme apathique d'Emery qui fait tourner sans cesse son effectif pour économiser les ressources physiques de ses joueurs mais ne leur apprend pas à suer sang et eau ensemble. Le résultat: une équipe calculatrice, capable de bons coups mais sans âme, sans coeur. Insuffisant pour le plus haut niveau européen!