Castres, un faux outsider

Castres, un faux outsider

Dans cette période de demi-finale, Vavel va présenter les différents clubs et leurs possibilités de remporter le précieux bouclier de Brennus. Pour commencer parlons de Castres, l'éternel outsider qui truste le haut du tableau depuis 3 saisons déjà. Face à l'ogre toulousain, les tarnais auront fort à faire : battre le champion en titre à domicile. Mais les castrais ne viennent pas chez leur voisin pour le tourisme.

Pour leur première demi finale depuis 2001 après deux éliminations consécutives en quart de finale, les hommes du duo Travers-Labit ont à cœur de montrer que le Castres Olympique est un club insuffisamment considéré au haut niveau.

 

Ce club, remonté en première division depuis le début des années 1990, n'a pas à rougir de son palmarès en élite (3 titres en 1949, 1950 et 1993). Mais depuis ce titre, le CO est tombé petit à petit dans le ventre mou, se remontant parfois jusqu'aux demi-finales. Mais depuis trois saisons, les tarnais n'arrivent plus à cacher leurs talents et leur dents longues.

 

Un style de jeu puissant et conquérant

 

Le style de jeu des castrais est simple. Une domination des avants qui ouvre le jeu pour les ¾ et qui offre des pénalités. Cette domination commence en touche et en mêlée. Avec un des contres les plus efficaces de France (Roland, Diarra, Masoe, Tekori, Capo Ortega), les bleus et blancs perturbent les lancements de jeu des autres équipes et s'offrent une belle rampe pour le développer. Cette domination se répercute aussi dans une mêlée puissante (Forestier, Coetzee), toujours difficile à manœuvrer.

 

Ensuite, le jeu des ¾ dépend beaucoup de la physionomie du match. Capables de développer beaucoup de jeu, les castrais peuvent aussi fermer le jeu et user de chandelles, grâce au pied puissant du jeune Bernard. Teulet et Baï peuvent aussi prendre ce rôle dans l'occupation. Avec des centres puissants et des ailiers rapides, cette tactique de jeu au pied de pression est souvent payante avec à la clé une récupération du cuir.

 

Enfin, quand le jeu ne se déroule pas de lui même, on peut compter sur les tarnais pour marquer des pénalités. La preuve, Romain Teulet, cette saison, a passé le cap des 3000 points marqués pour le même club, un record mondial. « Robocop » est un exemple de régularité avec énormément de pénalités marquées avec un taux de réussite avoisinant les 80%. De loin, les adversaires ne sont pas non plus à l'abri avec la botte puissante de Bernard.

 

Des joueurs emblématiques et un mécène légendaire

 

Quand on parle du Castres Olympique, on pense desuite à des joueurs comme Romain Teulet, Rodrigo Capo Ortega, Iosefa Tekori ou encore Chris Masoe. Ces joueurs, liés au club, ont à cœur de tenter de glaner un titre pour le public de Pierre Antoine qui les suit au long de l'année. Dans ces supporters il y a Pierre Fabre, qui fait passer le CO pour un épouvantail dans un Top 14 rempli de villes peuplées et riches. Ce mécène permet au club d'avoir un budget conséquent pour rivaliser avec les meilleurs.

 

Ce samedi, le CO affrontera le Stade Toulousain, son meilleur ennemi dans le Top 14, dans une lutte fratricide pour décider le meilleur de la région Midi-Pyrénées qui aura l'honneur de tenter de glaner un titre à Paris. Qui du champion en titre ou de l'éternel outsider arrivera vainqueur ? Réponse ce samedi, avec la participation de Tekori, scoop de dernière minute !