Le Stade Toulousain, un champion mystérieux

Le Stade Toulousain, un champion mystérieux

Dans cette période de demi-finale, Vavel va présenter les différents clubs et leurs possibilités de remporter le précieux bouclier de Brennus. Abordons maintenant le Stade Toulousain, champion en titre et leader de la phase régulière. Éliminé en quart de finale de H-Cup, les hommes de Guy Noves semblent avoir traversé une période molle. Est elle finie ?

Cette saison, l'objectif de Guy Novès était clair : faire le doublé H-Cup/Top 14. Dans son éternel leimotiv « ce n'est pas possible », les joueurs stadistes ont pourtant tout tenté dans les deux tableaux. Sortis après un non-match contre Edinbourgh, les rouge et noir n'ont qu'un objectif : conserver leur titre de champion. Qualifié pour la 19 ème fois consécutive en demi finale, le Stade Toulousain est le meilleur club d'Europe en guise de palmarès. Mais le Stade fait il aussi peur qu'avant ?

 

Un jeu s'éloignant du French Flair

 

Avec le recrutement de joueurs comme Matanavou et McAlister, on pensait que le French Flair, un peu oublié ces dernières saisons du côté du Canal du Midi, allait revenir. On ne s'est trompé qu'à moitié. Pendant les matchs « non couperets », les joueurs se font plaisir et envoient du jeu, à l'image de la performance de Matanavou et Donguy, longtemps meilleurs marqueurs du Top 14 (ils finissent deuxièmes ex-aequo avec 10 essais).

 

Mais les toulousains ont aussi recruté Lionel Beauxis, connu partout dans le monde pour son jeu au pied froid, chirurgical et titanesque. Bien que Beauxis joue beaucoup plus à la main qu'au Stade Français, forcé de dire que dans les matchs couperets, sa précision au pied est primordiale. Au final, Toulouse n'a pas récupéré son rugby champagne, mais un rugby mousseux qui déplaît parfois.

 

Du point de vue des joueurs, le point noir cette année aura été sur le talonneur. Servat, Bregvadze, Giorgadze, Basualdo, Botha, ces cinq joueurs ont été blessé cette saison ! Depuis plusieurs matchs c'est l'espoir Tolofua qui assure les matchs. Dommage pour lui, ses lancers en touche sont un peu limités, ce qui risque de poser problème dans la conquête des toulousains pendant les phases finales.

 

Un titre pour une fin de cycle ?

 

Yannick Bru, l'entraîneur des avants, a été sélectionné pour entraîner les avants du XV de France. C'est donc sa dernière saison au stade en tant qu’entraîneur. Parallèlement, William Servat va le remplacer dans le staff, c'est donc sa dernière saison en tant que joueur professionnel. Pour ces deux talonneurs (encore une fois) emblématiques de leur équipe, l'effectif toulousain se doit de marquer le coup en remportant un nouveau Bouclier.

 

Dans l'effectif aussi, l'impression de fin de cycle se confirme. Avec les futures retraites de Jauzion, Clerc, Poitrenaud, Albacete et la retraite d'Human entre autres d'un côté ; et la jeune génération (Tolofua, Maestri, Galan) de l'autre, la jonction doit être faite. Et quoi de mieux qu'un titre pour cela ?

 

Face au Castres Olympique dans leur Stadium, les toulousains évolueront à domicile. Thierry Dusautoir et ses compagnons ne sont qu'à 160 minutes de conserver leur bouclier de Brennus et de le gagner pour la 19ème fois. Mais Castres est sur le chemin, et les tarnais ont à cœur de ramener le Brennus à Pierre Antoine. Ce samedi, l'affrontement promet d'être explosif.