Toulouse évidemment!

Toulouse évidemment!

Lors d'un match plus que moyen au niveau du jeu, les toulousains s'imposent 18-12 face à de vaillants toulonnais, pourtant étrillés en mêlée...Pas d'essais mais c'est tout de même le Stade Toulousain qui garde le Brennus pour la seconde fois consécutive, un bien beau titre pour le dernier match de William Servat.

Stade Toulousain
18 12
Toulon

 

Peu avant le début du match, débutèrent les premières « surprises » de mauvais goût. Poux, Millo-Chluski et Donguy, tous blessé lors de l’échauffement, cédaient respectivement leur place à Steenkamp, Nyanga et Matanavou. Du coup, le pilier sud-africain débuta ainsi que l’ailier virevoltant du Stade Toulousain. Pour la petite histoire, c’est le dernier match pour William Servat, qui raccrochera les crampons à la fin de ce match.

Duel de buteurs !

Après une minute de silence dédiée aux quatre soldats tués sur le front afghan, le combat pouvait démarrer, sous une pluie battante. Mais cette première période, rugueuse et crispée, ne fût pas celle du jeu. Les conditions climatiques n’aidant pas, le spectacle était plutôt tourné vers les en-avants et les points au pied. Le duel Wilkinson-McAlister aura lieu ! Et c’est l’anglais qui ouvrit le score dès la 2ème minute sur une pénalité, imité une minute plus tard par le Néo-Zélandais. S’en suit une série de chandelles, de plaquages rugueux et de pénalités réussies (3 de chaque côté au total). De plus, les toulousains détruisirent les toulonnais en mêlée…Une réaction d’orgueil devra se faire après la pause. Sur la dernière action, McAlister tenta un drop qui échoua sur le poteau ! Peut-être un tournant du match, déjà ! Toulouse : 9 - Toulon : 9. En tout cas avant la seconde période, les spectateurs espèrent plus de justesse technique, bien que cela soit difficile sous la pluie, et les toulonnais doivent essayer de vite corriger leur mêlée.

No scrum, no win !

Au retour des vestiaires, sur la première mêlée, les toulousains remettent le bleu de chauffe et Kubriashvili s’écroule, nouvelle pénalité réussie pour McAlister. Les haut-garonnais mènent donc 12-9 après trois minutes de jeu dans le second acte. Comme lors de la première période, le génie anglais Wilkinson, égalisa trois minutes plus tard et devient officiellement le meilleur buteur du cette édition du championnat de France. Le chassé-croisé se poursuit et aucun des deux buteurs ne lâche prise. Mis à part ces coups de pieds, peu de choses à signaler si ce n’est la bagarre entre Bruno et Servat, les deux talonneurs, qui écoperont d’un carton jaune à la 52ème minute. Pour revenir aux coups de pieds, un autre tournant de match est arrivé. Wilkinson, du milieu du terrain et excentré côté droit, tente et pour quelques centimètres, n’arrive pas à mettre assez de distance dans ce ballon. Imité quelques instants après par la plus belle coiffure du top 14, l’arrière toulonnais Lapeyre. Le score ne bouge pas, toujours 12-12 à l’heure de jeu, le combat peut continuer. Mais la 63ème minute, les toulonnais craquent une nouvelle fois en mêlée et Kubriashvili est encore sanctionné, carton jaune et pénalité pour les toulousains ! Le pilier géorgien avait été prévenu, mais cette sanction risque de faire très mal vu que McAlister ajoute trois nouveaux points. Toulouse : 15- Toulon : 12. Quelques instants plus tard, les toulousains,en supériorité numérique, se mettent à jouer et McAlister (encore lui !) transperce plein champ, tape au pied mais il faut un sauvetage héroïque de Lapeyre pour ne pas voir le premier essai de ce match. Toulon souffre à 15 minutes de la fin, les toulousains en profitent et jouent de mieux en mieux, passent la seconde et Armitage se met bêtement à la faute à 10 mètres de l’en-but. L’ouvreur néo-zélandais continue son 100% et voici le plus grand écart du match, Toulouse : 18 - Toulon : 12. Les toulonnais auront une occasion de revenir à quelques minutes de la fin, mais Smith, à 8 mètres de l’en-but commettra un en-avant décisif… Sur une boulette de Beauxis, rentré à la place de McAlister, la dernière mêlée du match se fera à la 79ème, à 5 mètres de l’en-but toulousain, le suspens est à son comble ! Toulon pilonne la ligne adverse mais les toulousains sont irréprochables en défense et c’est fini, sur un ultime en-avant toulonnais, Servat et les siens sont champions de France pour la deuxième fois d ‘affilées.

Après une heure de jeu plus que médiocre, on aura vu une finale très dur physiquement avec beaucoup de contacts, plus rudes les uns que les autres. Servat quitte le rugby français par un énième titre de champion de France. Mais que c’est dur pour les toulonnais, laminés en mêlée. No scrum, no win ! Bravo aux toulousains, sortis premier du championnat et qui confirment lors de cette finale. Jeu de mains, jeu de toulousains…

Fiche technique:
Stade Toulousain: Steenkamp, Servat, Johnston - Maestri, Albacete - Bouilhou, Dusautoir, Picamoles - Doussain, McAlister - Matanavou, Fritz, David, Clerc - Poitrenaud. Remplaçants : Tolofua, Montes, Lamboley, Burgess, Beauxis, Jauzion. Entraineur : Guy Novès.
Toulon: Lewis-Roberts, Bruno, Kubriashvili - Botha, Shaw - Van Niekerk, Armitage, Fernandez Lobbe - Tillous Borde, Wilkinson - Smith, Giteau, Bastareaud, Palisson - Lapeyre. Remplaçants : Ivaldi, Chilachava, Emmanuelli, Samson, Gunther, Cibray, Messina, Rooney. Entraineur : Bernard Laporte.
SCORE:
ARBITRE: Romain Poite
ÈVÉNEMENTS: Finale du championnat de France 2012, Stade de France