Rugby : Crise de croissance ?

En ce moment, le rugby rattrape le football sur de nombreux sujets…Après les audiences plus que satisfaisantes lors de la coupe du monde, malgré des horaires inhabituelles, c’est autour de frasques extra sportives peu ordinaires, que notre sport se fait remarquer… Beaucoup trop ces derniers jours. Récapitulatif des derniers déboires, tout en essayant de comprendre le pourquoi de ces actes.

Rugby : Crise de croissance ?
Rugby : Crise de croissance ?

 

Depuis quelques semaines, le rugby est en train de subir une légère crise, de croissance dirons nous. Tout d’abord, à l’image du football, plusieurs entraineurs se sont fait limoger. Le premier cette saison fût Jacques Delmas à Perpignan. Une chute aux enfers pour ce club et l’entraineur se retrouve au chômage. Une banalité pour le ballon rond, mais plutôt inhabituelle pour ce sport. S’il n’y en avait qu’un, cela aurait pu être compréhensible. Mais à cette liste, il faut rajouter le grand cirque de Bayonne, avec des entraineurs « dispensés d’entrainer » et toujours payés par le club, à ne rien faire ! Le président bayonnais laisse dans le même temps sa place à Alain Afflelou. Mais n’oublions pas le Racing et au coup d’éclat de Pierre Berbizier ! En désaccord avec Simon Manix, il décide de demander au président de le licencier, aussitôt dit, aussitôt fait! Et que dire des trois-quarts qui prennent parties pour leur ancien coach, en déployant une bandelette lors de la présentation du match Stade-Racing en direct sur Canal+. Un bal des entraineurs qui n’en finit plus, des joueurs qui prennent partis sur les décisions de leur club… Pourquoi le rugby est il en train de perdre ses valeurs ? Un besoin de résultat immédiat, comme à Bayonne, qui a recruté de multiples internationaux et qui se doit d’avoir des résultats immédiats. Peut-on faire un lien avec Kombouaré et l’argent des quatariens ? Dans une moindre mesure, certes ! Le professionnalisme récent (1995) a vu une montée fulgurante des audiences télés ainsi que de l’argent injecté dans ce sport. En 15 ans, le rugby n’a pas totalement réussi à conserver ses valeurs, pourtant, c’est ce qui en faisait son charme. Des joueurs qui se chamaillent sur le terrain et qui se retrouvent en troisième mi-temps, faisant la fête ensemble par exemple.

Mais parlons en des troisièmes mi-temps, et de ces anglais qui débordent et défrayent la chronique en pleine coupe du monde néozélandaise. Le mari de la petite fille de la reine d’Angleterre, le bien nommé Mike Tindall, se fait filmer en train d’embrasser et « tripoter » une jeune femme. Une erreur peut se produire, certes, mais imbibé d’alcool, en pleine coupe du monde, cela fait désordre. Chose plus surprenante, ces anglais ont participés dans ce bar à… Un lancer de nains (!). Sortir au lendemain d’un match gagné mais totalement raté a été mal vu. De plus, se faire filmer totalement alcoolisé et accumulant les bêtises, cela fait mauvais genre ! Good game, messieurs les anglais. Des soirées qui dérapent, ceci est de plus en plus fréquent, comme avec la fameuse histoire de la table de nuit de Bastareaud ou la bagarre entre les joueurs toulonnais. Les soirées des rugbymans sont toujours faites de rebondissements, cependant, il faut tout de même savoir se poser certaines limites.

Et en parlant de limites, le père d’Harinordoquy aurait peut-être dut en avoir ! Quelle honte pour ce sport. Nous avions déjà vue des bagarres immondes, lors du fameux Bourgoin-Agen en 2005, où les supporters frappaient les joueurs prêts de la pelouse. Bref, revenons à l’histoire récente. Imanol Harinordoquy, qui se frictionne avec deux bayonnais, se défend tant bien que mal. Son père perd tout contrôle et court sur la pelouse pour se mêler aux débats, et se fait plaquer par Boyet. Encore une fois, le rugby est en train de se retrouver au niveau du football…Toujours dans une moindre mesure, cela n’a évidemment rien à voir avec l’énorme bagarre à Bastia (ligue 2) en début de saison, mais le problème peut arriver plus vite que l’on ne le croie ! Et il faut s’en méfier sérieusement.

 

Les rugbymans, pourtant si idolâtrés en France, doivent faire des efforts pour pouvoir garder cette admiration que les gens portent sur ces solides gaillards. L’argent ne doit pas voler les valeurs de ce sport, si proche du peuple. Essayons de faire avancer le rugby, même si les clubs vont devoirs gérer des moyens de plus en plus conséquents. Revenons en au respect et à l’intelligence dont ces personnes ont sût faire preuve depuis le début. Espérons que cette crise ne soit que de courte durée…