Le Leinster se succède dans un match à sens unique

Le Leinster se succède dans un match à sens unique

Ce samedi en finale de H-Cup s'affrontaient deux clubs irlandais dans une lutte fratricide pour succéder aux leinstermen de Brian O'Dcriscoll. Au terme d'une finale où une seule équipe aura dominé, les bleus de Dublin ont balayé les blancs de Belfast 42 à 14.

Dans le jardin du rugby de Twickenham, deux équipes au toit de l'Europe se sont disputées la suprématie de la plus grande coupe mondiale des clubs. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le match n'a pas laissé de surprises sur le vainqueur. D'un côté, le Leinster, champion en titre et champion deux fois lors des trois dernières éditions, qui se place en archi favori, sous la houlette du magicien Joe Schmitt. De l'autre, l'outsider parfait, l'Ulster, qui a contredit tous les pronostics en se qualifiant en finale aux dépends du Munster de Northampton, deux références européennes.

 

Le début de match est extrêmement disputé et âpre. Les contacts sont violents et chacun refuse de faire le voyage à vide. Dans ce jeu la, les plus habiles sont les hommes de Belfast, qui décrochent une pénalité sur les 22m dublinois. Pienaar s'éxécute et ouvre la marque dans une ambiance folle ! (0-3, 7è). Le Leinster doit se ressaisir, sous peine d'être surpris comme les anciens adversaires de Humphreys. C'est chose faite rapidement. Kearney s'infiltre dans la défense et déséquilibre l'Ulster. En suivant, O'Brien, monstrueux cet après-midi, parachève le travail. Sexton transforme d'une position difficile (7-3, 13è).

 

Un Leinster chirurgical

 

Pendant ce premier acte, un mot sépare les deux équipes : la finition. L'Ulster arrive à se créer des occasions mais pêche dans la dernière passe, le dernier moment où il faut conclure, comme le pied en touche de Pienaar à 5 mètres de la ligne sur une occasion énorme. Alors que du côté des hommes de Leo Cullen, c'est froid, efficace, chirurgical. Sur une attaque qui semblait anodine, O'Driscoll, ce génie du rugby, fait une passe intérieure au contact exceptionnelle pour O'Brien, un autre génie. Il est difficlement arrêté par Best mais sur la phase de jeu suivante, Healy profite d'un 5 contre 2 pour aplatir et faire envoler les bleus (14-3, 33è).

 

La fin de la première mi-temps ressemble déjà à un va-tout de l'Ulster pour remonter un avantage qui s'affirme encore plus chez les hommes de Sexton. Pourtant, à force de provoquer la défense, le pack de Belfast met à la faute celui des dublinois. Sur la sirène, Pienaar s'éxécute de plus de 55 mètres ! Et c'est sur un score de 14-6 que les deux équipes se séparent. A moins d'une heure de la fin de la H-Cup, la domination est « Leinsteroise ».

 

La deuxième mi-temps commence différemment. Heaslip et ses compagnons ont pris la mesure du danger de l'Ulster, même si ils sont à distance de celui-ci. Et c'est le moment choisi poru sortir le seul compartiment de jeu délaissé depuis le début du match : le ballon porté. Une démonstration de puissance du Leinster qui force l'Ulster à écrouler la tortue à 16 pattes qui se précipitait vers l'en-but. Mr Owens ne bronche pas et accorde un essai de pénalité ! (21-6, 47è).

 

L'Ulster dominé absolument partout

 

Et une demi heure avant la fin du match, on se doute déjà du successeur du Leinster : eux mêmes. Les ulstermen deviennent de plus en plus fébriles, bafouent leur rugby et font des erreurs idiotes qui permettent à Sexton d'alourdir la marque (52, 68, 74 è minutes). Dernier domaine qui pouvait sauver le match : le banc des remplaçants. Qu'à cela ne tienne, ceux du Leinster étaient au moins aussi déterminés que les titulaires à poser leur pierre au monument européen qu'est leur club.

 

Sur Vavel, la coutume n'est pas de critiquer l'arbitrage. Mais quelques décisions de Mr Owens semblaient en faveur du Leinster. C'est dommage, parce que peu importe se décision, le Leinster était meilleur ce samedi. L'Ulster s'est disloqué pendant que le Leinster finit de monter en puissance, et c'est deux nouveaux essais qui alourdissent l'addition (Van der Merwe puis Cronin), pendant que Tuohy a essayé de sauver l'honneur. C'est sur une claque de 42-14 que se finit se match. Le Leinster est décidément le roi d'Europe, et un roi incontesté et incontestable !