Azarenka, la patronne que toute la WTA attendait

Vainqueur du premier Grand Chelem de l'année et toujours invaincue en cette année 2012, Vika Azarenka s'impose comme LA patronne du circuit féminin. Vavel revient pour vous sur le début de saison tonitruant de la révélation bélarusse.

Azarenka, la patronne que toute la WTA attendait
Azarenka, nouvelle reine du tennis

Voila 2 ans que la WTA n'a plus de véritable meuneuse. Depuis la retraite des belges Kim Clijsters et Justine Henin-Ardenne et le déclin des soeurs Willimas et le clan scandinave ( Ivanovic, Jankovic, Safina...), le circuit féminin se chercher une véritable leader. Et ce n'est pas Caroline Wozniacki, pourtant n°1 mondiale durant plus d'un an, qui a pu remplir ce rôle. D'une régularité remarquable, la danoise n'a néanmoins pas su s'imposer lors des grands rendez-vous: les Grands Chelems. Ce qui lui a valu un flot de critiques ininterompu depuis sa prise de pouvoir. Et ce n'est pas son année 2010 qui a changé ça.

La prise de pouvoir des "p'tites jeunes"

Car l'année 2011 a été celle des confirmations de jeunes espoirs. Non pas que Wozniacki, du haut de ses 21ans, fasse office de vétéran. C'est juste les joueuses de sa générétion qui ont rattrapé leur retard. La première à s'être rebellée est Petra Kvitova. Elle remporte son premier Grand Chelem à Wimbledon puis finit l'année en boulet de canon avec deux titres et une victoire finale en Fed Cup. La tchèque a été accompagnée par Agnieszka Radwanska qui, à la faveur d'une très bonne tournée américaine et d'une fin de saison énorme (2 WTA Premier, équivalent des Masters 1000 masculin). La polonaise réalise d'ailleurs un très bon début d'année, n'étant battu que 3 fois par notre 3ème révélation..... Vika Azarenka.

La Djokovic Féminine?

Egalement auteur d'une très bonne deuxième partie de saison, elle a néanmoins buté à plusieurs reprises sur Kvitova et Radwanska. Mais le déclic semble avoir eu lieu durant l'hiver. Car la bélarusse effectue un début de saison "à la Djokovic" : 17 matches, 17 victoires, 3 tournoi remportés dont un grand Chelem, et une première place mondiale gagnée à l'issue de l'Open d'Australie. Mais c'est surtout sur le plan mentale que "Vika" a énormement progressé: elle semble armée d'une confiance inébranlable et à l'air de se sentir capable de gagner n'importe quel match, dans n'importe quelle situation. Et quand un joueur ou une joueuse possède un mental à tout épreuve, et qu'en plus il/elle propose un jeu séduisant et très solide, tout est réuni pour amasser très rapidement les victoires. Et a ce rythme là, la moisson n'est pas prête de s'arreter pour Azarenka.

Qui pour la stopper?

Elle sont 14 à avoir essayé de la faire chuter. Mais personne n'y est arrivé. Pire? La bélarusse a litéralement écrasé les finales de l'Australian Open et de Doha, disposant respectivement de Sharapova et Stosur en à peine plus d'une heure et en ne concédant que 3 jeux à chaque fois! Beaucoup feront déjà l'analogie avec ce qu'à connu Novak Djokovik l'an passé. Mais parler de cela si tôt dans la saison ne servirait à rien, à part rajouter de la pression sur les épaules de "Vika". Toujours est il que le début de saison de la bélarusse force l'admiration et que, plus que jamais, elle s'affirme comme LA patronne chez les dames. Une domination sans conteste qui n'est pas sans rappeler celle de certaines de ses aînées (Justine Hénin, Serena Williams ou encore Lindsey Davenport). Mais contrairement à ces trois légendes, Azarenka semble bel et bien seule au monde.

Et ce n'est pas Radwanska qui dira le contraire. Car la danoise est dans une forme éblouissante: 1 titre, 2 demis et 1 quart en 4 tournois, 15victoires pour 3 défaites toutes contre ... Azarenka. Le deux joueuses qui affichaient leur amitier en public il y a encore peu, nous offre une rivalité comme on les aime dans le sport. Bientot à la hauteur de celle qui anime Nadal et Djokovic sur le circuit masculin? L'avenir nous le dira. Avenir qui semble radieux pour ces deux jeunes femmes, qui risquent bien de ne laisser que des miettes à leurs adversaires.