Un petit but et un grand pas

L'OM s'impose au finish 1-0 grâce à André Ayew ce soir contre l'Inter, en huitième aller de Ligue des Champions. Les hommes de Deschamps iront à Milan avec un but d'avance dans le courant du mois de mars.

Un petit but et un grand pas
Marseille
1
0
Inter Milan
Un petit but et un grand pas

Les téléspectateurs de TF1 seront sans doute partagés en cette fin de rencontre. D'un côté il y a les supporters neutres, ceux qui ont vu une purge. De l'autre, les olympiens qui ont sans doute jouit de plaisir sur les coups de 22h30. On ne pourra pas vraiment en vouloir aux premiers, ce sont ceux qui sont le plus proche de la vérité. Avant le match, le mot d'ordre sur la Cannebière était de ne pas rééditer la contre-performance de l'an passé face à United, confrontation où les olympiens avaient sans doute trop calculé et pas assez joué leur chance. Dans les faits pourtant, il apparait clairement que l'OM n'a pas joué le coup à fond, et le but d'Ayew ne doit pas cacher la pauvreté du fond de jeu olympien ce soir.

Mais les olympiens ont eu la chance de tomber sur plus mauvais. Qu'on se le dise, si il reste dans cette équipe de l'Inter certains champions d'europe 2010, leur niveau est quand à lui retombé au niveau de la mer. Ainsi Sneidjer, meilleur joueur sur l'année civile 2010, est aujourd'hui un joueur qui rate quasiment tout ce qu'il entreprend, Maicon n'a plus rien du latéral volant qu'il était, et la paire Samuel-Lucio peine lorsque le ballon n'est pas à deux mètres du sol. Ranieri avait misé sur les contres, obligeant Forlan a errer seul devant, et condamnant ses milieux créatifs à des exploits de 40m pour porter le danger sur les buts de Mandanda.

Pourtant au nombre d'occasions franches, ce sont les italiens qui gagnent, et sans une belle parade d'El Phenomeno, l'OM aurait pu être mené dès le premier quart d'heure. Bien que seul devant Forlan tente, et son simple sens du placement tend à faire frissonner l'arrière garde olympienne. Côté Marseille, personne ne sort clairement du lot. N'Koulou est impassable mais on commence à en avoir l'habitude, Morel est brouillon, ça aussi, une rengaine et le duo Azpi-Amalfitano fait des merveilles à droite. Ah si, le vrai Brandao a repris sa place à la pointe de l'attaque olympienne, bien cerné par ses gardes du corps : mauvais contrôle, mauvais placement, ce n'était pas le soir du brésilien.

Concretement, l'OM aura attendu les dernières minutes pour pousser, passant son temps à tenter de contourner un bloc intériste bien en place. Aucun des trois meneurs de jeu n'aura réussi à créer une étincelle, et tous les centres venus de droite comme de gauche ont fini gentillement dans les bras de Julio César voir derrière sa cage. Raniera qui s'est contenté tel un maçon de créer un mur, a quand à lui ôté toute chance à son équipe de marquer autrement que sur coup de pied arrêté. Bref, une rencontre niveau Ligue 2, qui n'aura sans doute pas joué en faveur des téléspectateurs hommes qui se verront sans doute privés de télécommande lors de la prochaine soirée ligue des champions.

Alors oui, l'OM a fini par gagner, oui l'OM partira à Milan en position de force, mais cet OM là n'a pas montré qu'il méritait d'être dans le top 8 européen. Qu'importe, le coup de casque de l'ainé de la fraterie Ayew permet aux hommes de "La Dèche" de rêver d'un possible quart de finale. S'il veut passer, l'Internazionale devra quand à lui montrer autre chose, ou plutôt montrer quelque chose, car l'équipe de Ranieri (qui ne devrait pas s'éterniser sur le banc intériste) ne la jouera sans doute pas l'an prochain. Qui a dit comme Marseille ?