Qualifié comme le Milan

Le Milan a surpassé Arsenal lors d'un huitième de finale aller de Ligue des Champions à sens unique. Zlatan, Prince Boateng ou Robinho se sont érigés en star de cette victoire. Mais n'oublions pas la teneur collective d'un Milan supérieur à Arsenal dans touts les compartiments du jeu, en atteste les matchs de van Bommel, Thiago Silva ou Abbiati.

Qualifié comme le Milan
Milan AC
4
0
Arsenal
Milan AC: Christian Abbiati, Ignazio Abate, Thiago Silva, Luca Antonini, Philippe Mexes, Antonio Nocerino, Clarence Seedorf (Urby Emanuelson, 12), Mark van Bommel, Kevin-Prince Boateng (Massimo Ambrosini, 70), Robinho (Alexandre Pato, 84), Zlatan Ibrahimovic
Arsenal: Wojciech Szczesny, Bacary Sagna, Thomas Vermaelen, Laurent Koscielny (Johan Djourou, 44), Kieran Gibbs (Alex Oxlade-Chamberlain, 66), Aaron Ramsey, Mikel Arteta, Tomas Rosicky, Alexandre Song, Theo Walcott (Thierry Henry, 45), Robin van Persie
MARCADOR: Boateng 15 Robinho 38 Robinho 49 Ibrahimovic (pen) 79
ÁRBITRO: Mr.Kassai
INCIDENCIAS: Giuseppe Meazza, 80 065 pers.

Milan recevait Arsenal ce soir à Giuseppe Meazza, en 8èmes de finale de la Ligue des Champions. Le match commence sur un rythme cassé et emprunté, les Gunners tentant de prendre le jeu à leur compte, mais avec la timidité qu’on peut parfois leur connaitre lors des grandes occasions. Stérile, la tenue de ballon d’Arsenal n’aboutit à rien, les Gunners se mettent même en danger, étant très fébriles. La pelouse aux 2 bandes latérales déglinguées n’arrange rien, la balle rebondit dessus aléatoirement. Les Milanais sont déjà surs de leur force et se projettent vite vers l’avant, Seedorf puis son précoce remplaçant Emanuelson s’en procurent. Ils appréhendent rapidement la peur des Gunners, qui contamine même Szczesny, coupable d’un dégagement court et directement sur Nocerino, qui transmet en cloche vers Kevin-Prince Boateng, qui conclue d’une volée surpuissante qui fracasse la barre avant de rentrer, le tout dans un angle relativement fermé, d’un enchainement ultra-spectaculaire dont peu de joueurs ont le secret. Un quart d’heure de jeu ; les Gunners sont déjà aux abois mentalement, alors que les Rossoneri jouent les foudres de guerre à perfection.


Zla- tanne Arsenal

Contrairement à des Gunners absolument amorphes, qui tiennent la balle sans montrer la moindre envie de déstabiliser l’adversaire, Zlatan Ibrahimovic montre pour une fois tout le talent dont il dispose lors d’un match à élimination directe en Ligue des Champions. Le suédois, immense d’implication dans le jeu, altruiste, n’hésite pas à s’arracher sur l’aile gauche temporiser puis déposer le cuir sur la tête de Robinho, qui dépose le tout dans le petit filet opposé de ‘Sheshney’ , absolument impuissant, à l’image de son équipe. Pour achever le calvaire de 1ère mi-temps d’Arsenal, et histoire d’entamer sous les meilleurs auspices la 2nde, c’est Laurent Koscielny qui se blesse, alors qu’il tenait en respect Zlatan au marquage. Seule satisfaction Gunner de la 1ère mi-temps (grâce à son talent couplé à son engagement convaincu, si rare parmi les Gunners ce soir), il laisse sa place sur le terrain à Djourou. Et c’est fort logiquement, que 4 minutes après le retour, Robinho sale l’addition d’une frappe sublimement ajustée au 1er poteau, bien aidé par le marquage toute en glissade de Vermaelen, complétement à côté de ses crampons ce soir. La rentrée d’Henry, pour son ultime apparition sous le maillot d’Arsenal en 2012, ou celle d’Oxlade-Chamberlain, ne changent rien ou presque, forçant Abbiati à 2-3 belles pirouettes sur van Persie, magique une fois servi… mais faut-il encore le servir. ‘Ibra’ parachève son œuvre du soir en offrant un carton à Song, quelques déviations sublimes, après les caviars de la 1ère période sur Antonini (qui n’a su cadrer, le généreux latéral gauche) et Robinho. Cette fois, en duel face à Djourou, c’est le penalty qu’il récolte, ainsi qu’un nouveau jaune. Et marque. Son 4ème but en phase éliminatoire directe européenne. Enfin, Zlatan mène son équipe à la gagne.
Henry part sur une bien triste note.