Vainqueur à Buenos Aires puis à Acapulco où il a décroché un premier titre en ATP 500, Dominic Thiem (prononcé "TIM"), 22 ans, est actuellement classé 5e à la race en 2016, seulement devancé par Andy Murray et Novak Djokovic. 14e mondial après avoir remporter son 5e titre au Mexique, il est le mieux classé des moins de 23 ans devant Nick Kyrgios (20e), Borna Coric (42e), Jiri Vesely (55e), Alexander Zverev (54e), Hyeon Chung (71e), Taylor Fritz (69e) et Lucas Pouille (82e). Voilà qui valait bien de se pencher sur le cas du très prometteur Autrichien. 

Revers:

A l’âge de onze ans, il abandonne son revers à deux mains, sous l’influence de celui qui est toujours son entraîneur (partagé avec Ernests Gulbis) l’Autrichien Günther Bresnik, l’ancien entraîneur de Boris Becker et Henri Leconte. Il est le seul de la nouvelle génération (Kyrgios, Coric, Zverev...) à jouer son revers à une main. Tout en puissance et en amplitude à la manière de celui de Stan Wawrinka, c’est l’un des plus beaux du circuit.


Terre battue:

A l’instar de ses aînés autrichiens, Jurgen Melzer et Thomas Muster, c’est sur terre battue que le jeu de Dominic Thiem s’exprime le mieux, même s'il n’est pas un vrai « spécialiste » car son jeu peut aussi faire des ravages sur toutes les surfaces, il l’a prouvé à Acapulco. Vainqueur de quatre titres sur l’ocre, il compte déjà plusieurs victoires de prestige sur la surface à l’image de sa victoire sur Rafael Nadal (certes dans le doute) à Buenos Aires ou de son succès sur Stan Wawrinka l’an dernier à Madrid. « Si je devais choisir un Grand Chelem, je choisirais Roland Garros. » avait-il aussi déclaré l’an dernier en marge du tournoi de Barcelone.


Service militaire:

Comme tous les autres jeunes hommes autrichiens, Dominic Thiem n’a pas dérogé à ses obligations patriotiques, en effectuant en 2014 son service militaire. « Une bénédiction » pour son entraîneur physique, le stakhanoviste Sepp Resnik, qui pour que son poulain garde le rythme, lui avait organisé des séances… de nuit. « Avec son programme nous sommes aussi obligés de travailler la nuit. Il n’y a pas de secrets, des performances exceptionnelles nécessitent des mesures exceptionnelles. » justifiait-il alors.

2011 : Carrière junior:

Il clôt en 2011 une brillante carrière en junior avec à son actif une finale à Roland-Garros perdue face à Bjorn Fratangelo et un titre à l'Orange Bowl en décembre où il bat son compatriote Patrick Ofner. Il termine l'année à la deuxième place au classement junior. Année durant laquelle il a pu prendre part à l'Open de Kitzbühel, battu par Daniel Gimeno-Traver, ainsi qu'à Bangkok où il s'incline face au Finlandais Jarkko Nieminen et enfin à Vienne, toujours grâce à une wild card où il bat une autre wild card le vétéran Thomas Muster plus grand joueur Autrichien de tous les temps de par son palmarès qui jouait l'avant-dernier match de son retour sur le circuit 10 ans après sa première retraite.

2012-2013 : Début professionnel:

En 2012, il remporte son premier tournoi Future en simple en République tchèque. En octobre, il atteint les quarts de finale auChallenger de Rennes en se qualifiant. Il enchaîne sur une victoire contre Lukáš Lacko au premier tour à Vienne et conclut l'année sur deux titres en Future au Maroc.

Il est considéré comme un grand espoir de tennis autrichien, prêt à prendre la relève de Jürgen Melzer. Il bat d'ailleurs celui-ci au deuxième tour du tournoi de Kitzbühel (7-5, 6-3) en 2013, ce qui lui permet d'atteindre pour la première fois de sa jeune carrière les quarts de finale d'un tournoi ATP. Il s'incline finalement face à Albert Montañés (6-4, 6-3). Il récidive la même performance deux mois plus tard à Vienne où il parvient à prendre un set au 8e joueur mondial Jo-Wilfried Tsonga (6-4, 3-6, 7-63). Après une finale perdue à Côme, il remporte en fin d'année ses deux premiers titres en Challenger à Kénitra et Casablanca.