Bolt, Bondarenko, Isinbayeva,Tamgho, Robert-Michon... Les noms qui ont faits 2013

La saison athlétique est terminée depuis quelques mois déjà. Mais l'approche de la nouvelle saison 2014 est une bonne occasion pour VAVEL France de faire le bilan d'une année 2013 marquée par des Mondiaux qui ont tenus toutes leurs promesses et des records tous proches de tomber (saut en hauteur, saut à la perche, triple saut hommes). Bilan des noms qui ont faits ces Mondiaux et 2013 à travers des courts portraits, des liens vers des articles que nous vous avons proposés cet été et de nombreuses vidéos.

Bolt, Bondarenko, Isinbayeva,Tamgho, Robert-Michon... Les noms qui ont faits 2013
©AFP, AFP/Olivier Morin, Alexander Nemenov/AFP, Reuters/Dominic Ebenbichler, EPA/MAXPPP, AP/Ivan Sekretarev et Droits Réservés ; Montage VAVEL France

Dans quelques jours, l'année 2013 sera terminée. L'occasion pour nous de revisiter une saison athlétique pleine d'émotion. Entre Lavillenie qui titille de plus en plus le record de Serguei Bubka ; Tamgho qui devient le premier homme à dépasser les 18 mètres ; Robert-Michon qui sort le lancer de disque de son anonymat habituel ; Mekhissi qui nous sort encore une performance ; Bondarenko qui surclasse le lot et qui vient titiller Sotomayer ; Isinbayeva qui termine sur une victoire et Bolt qui continue sa razzia habituelle, l'année fut chargée en émotions. VAVEL France vous remémore ce qui a fait 2013.

1. Mélina Robert Michon

Mélina Robert Michon est une athléte qui a dûe se forger son caractère. Lanceuse de disque, soit une discipline très peu médiatisée, touchant seulement 1300€ par mois, soit l'essentiel pour vivre et assurer ses déplacements, MRM ne peut en plus ne progresser qu'à l'étranger. Treize fois championne de France, elle est la seule véritable Française de niveau mondial. "Depuis dix ans, mes dauphines nationales lancent 6 mètres moins loin environ" glisse-t-elle. Pas facile dans ses conditions de se motiver. Régulière au niveau mondial (trois finales mondiales avant Moscou, deux finales européennes et deux finales olympiques), celle qui s'entraîne à Lyon naviguait cependant depuis quelques temps autour des 60 mètres, bien loin de son record de France établi le 17 juillet 2002. 11 ans plus tard, à 34 ans, Mélina venait à Moscou pour disputer un de ses derniers mondiaux. N'ayant rien à perdre, la Tricolore débuta par deux essais moyens qui la placèrent cinquième. Par contre, quand elle lanca le troisième essai, celui arriva audelà des 65 mètres et elle s'assura alors la deuxième place. Avant de faire bien mieux au sixième et dernier essai en allant chercher le record de France et en le battant de cinquante centimètres. Après des années de galères, la Française est enfin sortie de l'anonymat. Elle fut élue par les internautes du site officiel de la FFA athlète féminine de l'année. Elle le mérite amplement.

+Déjà en bonne forme lors des qualiifications

2. Mahiedine Mekhissi

Mahiedine Mekhissi est habitué aux projecteirs. Mais pas tout le temps pour ses exploits sur les pistes. Le 22 juillet 2011, l'athlète de Reims se bagarre avec Medhi Baala, à l'issue d'un 1500 mètres au meeting de Monaco. Ceci est filmé et diffusé en direct à la télévision. Dix mois de suspension dont cinq avec sursis sont requis contre les deux hommes. Le 1er juillet 2012, aux Championnats d'Europe et toujours sous l'oeil des caméras, il bouscule de rage la mascotte à l'arrivée du 3000 mètres steeple qui souhaitait tout simplement lui offir une peluche. Quelques jours plus tard, il s'excusera dans un entretien au Monde"Ce n'était absolument pas méchant. [...] Le soir, on m'a dit que les gens ont été choqués. Je ne comprenais pas pourquoi. Ça s'est passé une seconde après mon arrivée, mon geste a été brusque, mais il n'y avait aucune colère, aucune violence. [...] Je suis vraiment désolé si j'ai pu choquer les gens, qu'ils m'excusent. Je ne me suis pas rendu compte. [...] Je ne souhaite pas que les gens ne gardent que cela à l'esprit. Je voudrais surtout qu'ils retiennent mes victoires". Les victoires, Mahiedine les accumule. Deux fois champion d'Europe en extérieur (2010, 2012) et une fois en salle (2013), recordman d'Europe de la discipline (8'00"09 en 2013), double vice-champion olympique (2008, 2012) et enfin 3ème des Championnats du Monde (2011), Mekhissi n'avait en tête que la médaille cet été. C'est ce qu'il fut de nouveau, prouvant son statut de meilleur occidentaux face aux Kenyans. Une nouvelle fois le demi-fondeur nous a procuré des émotions. Sur les pistes cette fois-ci.

+Son record d'Europe à Paris

3. Yelena Isinbayeva

C'était le dernier concours d'une grande carrière pour Yelena Isinbayeva. Il concluait une carrière ponctuée de succès et d'une domniation totale sur le plan mondial. Double championne du monde (avant d'aller à Moscou), double championne olympique, championne d'Europe, quadruple championne du monde en salle et championne d'Europe en salle, triple athlète féminine de l'année par l'IAAF, elle battue 28 fois le record du monde, pour l'emmener de 4,81 m à 5,06 m. Voilà pour une petite partie de son palmarès. Inutile de vous dire que la Russe est la plus grande perchiste féminine de l'histoire. Cet été, elle a de nouveau montré son talent en devenant championne du monde grâce à un saut à 4,89 m. Ceci fut le dernier concours de la Tsarine. A moins qu'elle ne revienne. Cet arrêt ne pourrait peut-être n'être qu'une pause comme en 2010 pour avoir un nouvel enfant. Elle a en effet déclarée avant ces Mondiaux "je concourrai aux championnats du monde à Moscou en 2013. Puis, je ferai une pause. Je ne sais pas de combien de temps, puis je reviendrai pour aller à Rio et reconquérir ma médaille d'or". La boucle n'est donc pas bouclée.

4. Renaud Lavillenie

Deçu cet hiver à Göteborg (voir ci-dessous) après avoir franchi 6,07 m mais vu sa performance invalidée pour cause de déplacement sur les taquets de la barre, Renaud Lavillenie arrivait à Moscou avec pour objectif de remporter le titre de champion du monde, quelque chose qu'il n'a pas sû faire en 2011. Ce qui ne se réalisa pas. Avec ce titre, Renaud Lavillenie serait pourtant réellement passé deuxième meilleur perchiste de l'histoire derrière Bubka. Ce ne sera pas pour cette fois. Pourtant quelques jours plus tôt, le 27 juillet, le Clermontois a battu son record de France à Londres en franchissant 6,02 mètres. Mais en n'allant pas plus haut qu'à 5,86 mètres à Moscou, le Tricolore n'a pû espérer mieux qu'une seconde place. En 2014, Lavillenie devra continuer à travailler en vue de Rio en 2016 et de tenter de battre le record de Serguei Bubka à terme. Avant celà, il aura les championnats du monde en salle, les championnats d'Europe en plein air, les championnats de France, la Ligue de Diamand... Autant d'évènements où il esseyera de prouver de nouveau son talent.

+A Eugene, il a lancé sa saison estivale

5. Mo Farah

Une nouvelle fois, Mo Farah a prouvé son talent à Londres. Né en Somalie, réfugià en Grande-Bretagne à 8 ans, le fondeur comptait déjà avant cet été deux titres olympiques, un titre mondial et trois européens. Se plaçant comme le favori des 5000 et 10000 mètres, Farah a une nouvelle fois agi comme un patron remportant les deux courses. De plus, il a battu le record d'Europe du 1500 mètres le 19 juillet à Monaco. En 2014, il pourra probablement compter sur l'absence de Bekele, qui pourrait se diriger vers le marathon. Enfin, la question principale sera : qui peut battre Farah ? Peut-être n'aurons nous pas de réponse...

+Le titre sur 10 000 mètres sans surprises

6. Teddy Tamgho

Sans ses blessures, Teddy Tamgho aurait été à coup sûr le plus grand triple sauteur de l'histoire. En tout cas, c'est ce qu'il nous a laissé penser cet été en sautant par quatre fois au-delà des 18 mètres mêmes si un seul de ces quatre sauts sera mesurés, les trois autres étant mordus. Tamgho avait rêpété avant la finale être en forme, bouillonnant après 22 mois d'indisponibilité. Après avoir réussi sa meilleure marque de l'année à son premier essai (17,65 m), mordu les deuxième, troisième et quatrième essais en ayant à chaque fois dépassé les 18 mètres, Tamgho se décida de tout donner sur le dernier essai. Ceci lui réussit. 18,04 mètres, il devient le troisième homme à passer la barre mythique des 18 mètres qu'il chassait depuis son record du monde indoor à Bercy (18,92 mètres). Faisant l'impasse sur la saison 2014 pour mieux revenir en 2015, Teddy Tamgho sera à surveiller de très près à Pékin.

+Le récit de sa finale

7. Bohdan Bondarenko

Bohdan Bondarenko a soufflé cet année un vent nouveau sur le saut en hauteur mondial. Alors que son record personnel n'était que de 2,28 m en début d'année, l'Ukrainien a progressé d'une manière folle en quelques mois. Tout d'abord dès le meeting de Doha, en sautant à 2,33 m. Quelques semaines plus tard, à Birningham, il le réhausse de 3 cm pour atteindre 2,36 m. Un mois plus tard, le 4 juillet à Lausanne (voir ci-dessous), Bondarenko atteint 2,41 mètres, performance que personne n'avait réalisé depuis longtemps. Il a ensuite réédité cette performance aux Mondiaux. Il tenta donc par six fois de battre le record du monde de Javier Sotomayor, et n'y passa pas loin, nottament lors du premier essai du meeting de Lausanne. En 2014, Bondarenko aura pour seul objectif de battre ce record, quelque chose qu'il est tout à fait de capable de faire.

8. Usain Bolt

Nous l'avons placé en dernier mais c'est peut-être la performance la plus prévisible de ces Mondiaux. Usain Bolt a de nouveau remporté le 100 mètres, le 200 mètres et le 4x100 mètres lors de ces Championnats du Monde. Les superlatifs ne manquent pas mais commencent à se ressembler : incroyable, hors du commun, extraordinaire... Quoi qu'extraordinaire veut dire "qui sort du commun". Et les performances de Bolt finissent par devenir habituelles. Car c'est aussi ça le problème avec le Jamaïquain : à force, l'on finit par se lasser de ses performances. Mais est-ce vraiment une mauvaise chose ? Vêtu de sa tenue jaune, Bolt a fait passer l'athlétisme dans une autre dimension par sa joie de vivre, sa décontraction et ses performances. L'on ne va pas se plaindre, non ?

+ Facile en demi-finale

Enfin, terminons par vivre de l'intérieur ces Mondiaux grâce à l'excellent moyen-métrage de la Fédération Française d'Athlétisme.

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