Retour sur ceux qui ont marqué les Jeux

Hommes, femmes, équipes ou duos, VAVEL propose un résumé des athlètes qui ont fait parler d'eux à Rio.

Retour sur ceux qui ont marqué les Jeux
Ahston Eaton et Kevin Mayer se congratulent après l'arrivée du 1500m, dernière épreuve du décathlon.    Source : europe1.fr

 

Michael Phelps (Natation/USA) 

Il est sans doute le plus grand athlète olympique de l'histoire, Michael Phelps a encore brillé dans les bassins de Rio de Janeiro. Relais 4x100, 4x200, 4x100 4 nages, 200m papillon, 200m 4 nages, Phelps c'est cinq médailles d'or pour une petite médaille d'argent sur 100m papillon. Dans toute l'histoire des Jeux il n'a pas d'équivalent puisqu'avec ses 28 médailles dont 23 en or, il devance largement des géants de l'histoire du sport : Carl Lewis et Mark Spitz.

 

Usain Bolt (Athlétisme/Jamaïque) 

Avant ces Jeux Olympiques, il était déjà une légende de l'athlétisme. Le grand sprinteur (1m95) était en triple-double avec ses deux triplés 100, 200, 4x100 à Pékin et Londres et il a de nouveau répondu présent en réussissant une nouvelle fois ce triplé avec une certaine facilité sur le relais et le 200m et auteur d'un excellent finish sur l'épreuve reine. Profitons-en encore, c'était l'une de ses dernières compétitions internationales.

A Rio, la Foudre a encore frappé plus d'une fois.    Photo : francetvsport.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

Teddy Riner (Judo/France)

Le porte-drapeau français a surmonté la pression phénoménale qu'il avait sur ses épaules et a remporté sa troisième médaille sur trois olympiades différentes et son second titre olympique de suite. Il n'a pas été battu depuis 2010 et 126 combats plus tard il compte bien continuer sur sa lancée en allant défier les japonais sur leur sol pour Tokyo 2020. 

 

Simone Biles (Gymnastique/USA)

Elle a été applaudie pendant presque deux semaines dans la salle de gymnastique de Rio. Simone Biles a empoché une grande partie des médailles d'or en glanant le titre olympique aux concours généraux individuel et par équipes ainsi qu'au saut de cheval et au sol. Elle a obtenu aussi une médaille de bronze en devançant de justesse la française Marine Boyer à la poutre. Malgré son petit mètre 45 et ses 19 ans, la jeune fille de l'Ohio a déjà empoché 21 médailles internationales. C'est avec certitude qu'on la reverra dans 4 ans.

Les Etats-Unis tiennent avec Simone Biles une immense championne.  Photo : @Simone_Biles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les équipes brésiliennes de volley-ball et football

Dans une ambiance incroyable à chaque match, les footballeurs et volleyeurs peuvent remercier leur public. Ces deux équipes ont remporté la médaille d'or comme le Brésil l'avait imaginé. L'équipe de Bruno, Wallace ou Lucarelli a dominé le tournoi de la tête et des épaules pour finalement l'emporter 3-0 en finale face aux italiens. Après un début en dent de scie, la Seleçao de Neymar et Marquinhos est montée en puissance et a finalement battue l'Allemagne au bout du suspens après la séance de tirs au but.

 

Katie Ledecky (Natation/USA)

Cette jeune fille n'a que 19 ans et est déjà quadruple championne olympique et une fois vice-championne olympique. Ledecky c'est une médaille d'argent sur le relais 4x100m puis médaille d'or et record du monde sur le 400m, l'or sur 200m, de nouveau l'or avec le relais 4x200m américain et une dernière breloque dorée avec en prime le record du monde sur 800m. C'est l'une des rares a avoir nagé sur 100, 200, 400 et 800m, nous la retrouverons à coup sûr sur les podiums des prochains championnats du monde et Jeux Olympiques.

Photo : health.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ashton Eaton et Kevin Mayer (USA-France/Décathlon)

C'est l'une des premières fois depuis qu'il est au top niveau mondial qu'Ashton Eaton a été chahuté jusqu'à la dernière épreuve du décathlon. Kevin Mayer a totalement repoussé ses limites en battant la moitié de ses records lors du décathlon olympique. Eaton a failli plié à la perche puis au javelot mais en grand champion qu'il est, il a su se redresser et faire un petit écart avant la dernière épreuve. Le français n'a donc pas pu remporter l'or malgré qu'il ait dépassé le score hallucinant des 8 800 points, significatif d'un record de France explosé. Ce duel aura été l'un des plus palpitants au stade olympique de Rio.

 

Samir Aït Saïd (Gymnastique/France)

C'était le tout premier jour des Jeux Olympiques, le 6 août. Le français rate sa réception au saut de cheval pendant le concours par équipes. L'image est terrible, sa jambe se brise, on lui diagnostiquera une double fracture tibia-péroné. Seulement deux jours plus tard, il est déjà debout. Il scande qu'il veut remporter la médaille d'or dans quatre ans à Tokyo, des milliers de messages arrivent des quatre coins du monde pour féliciter son état d'esprit et même le basketteur américain Paul George (il a eu une blessure similaire il y a un an) veut le rencontrer. Nous espérons le revoir sur un podium mondial dans les prochaines années.

 

Wayde Van Niekerk (Athlétisme/Afrique du Sud)

Cet exploit personne ne l'avait vu venir. Wayde Van Niekerk est devenu l'homme le plus rapide de l'histoire sur 400m à seulement 24 ans. Le record du monde qu'il a battu appartenait au colosse américain Michael Johnson depuis le 26 août 1999, qui aurait pensé avant les JO que quelqu'un pouvait effacer ce record dit imbattable ? Van Niekerk l'a fait et pas de 3 ou 4 centièmes, il l'a descendu de 15 centièmes et s'est approcher des 43 secondes avec un 43"03 dont tout le monde a été surpris, lui le premier.

Le sprinteur du Cap posant devant le panneau montrant son record du monde.   Photo : mediacongo.net

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'équipe fidjienne de rugby à VII

Leur jeu est sans doute le plus beau du monde : vitesse, feintes, passes, il y a tout dans cette équipe pour assister à un match spectaculaire et ses joueurs du Pacifique n'ont pas changé de recette à Rio. Ils passent les deux premiers tours facilement puis éliminent la Nouvelle-Zélande en demi-finale et écrase littéralement les britanniques en finale. Les Iles Fidji confirment sa place de numéro 1 mondiale et font preuve d'une modestie incroyable après la victoire finale en se félicitant "normalement" et en allant même prier au centre du terrain. C'est la première médaille olympique de ces petites îles à l'autre bout du monde.

 

Le cyclisme sur piste britannique

C'est simple, chez les hommes la Grande-Bretagne est montée sur le podium à chaque épreuve : l'or pour Jason Kenny en keirin et vitesse individuelle et l'or sur la poursuite et la vitesse par équipes ainsi que l'argent pour Mark Cavendish sur l'omnium. Chez les femmes, l'argent sur le keirin et la vitesse indivduelle pour Rebecca James et la médaille d'or pour la poursuite par équipes et pour Laura Trott sur l'épreuve combinée de l'omnium. Cela faisait des années qu'ils dominaient la piste mais à Rio les britanniques ont fait une véritable razzia.

 

Tony Yoka et Estelle Mossely (Boxe/France)

Est-ce arrivé souvent qu'un couple gagne une médaille d'or chacun avec deux jours d'intervalle ? Non je ne pense pas mais en tout cas le boxeur français Tony Yoka et sa compagne Estelle Mossely l'ont fait en fin de Jeux Olympiques. Ils ont apportés à la boxe française ses deux seuls titres olympiques. Estelle est maintenant championne du monde et championne olympique comme Tony, qui devrait prochainement passé professionnel et l'ancien boxeur ukrainien Vladimir Klitschko l'aurait même approché. La boxe olympique est jeune, comme eux, on les reverra bientôt sur les rings.

Photo : eurosport.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Monica Puig (Tennis/Porto Rico)

Ici aussi nous pouvons parler d'exploit. Monica Puig est la première femme de son pays a ramené une médaille des Jeux Olympiques et en plus la plus belle. La 34e joueuse mondiale n'avait remportée qu'un seul tournoi de sa carrière, elle n'avait jamais fait d'excellents résultats en Grand Chelem mais durant ces quinze jours, elle a été sur une autre planète. Elle a écrasé la dernière victorieuse de Roland-Garros, Muguruza 6-1 6-1 puis elle a sortie Petra Kvitova avant de battre en finale la numéro 2 mondiale Angélique Kerber en trois sets : 6-4 4-6 6-1. C'est également le premier titre olympique de l'histoire pour Porto Rico.

 

L'équipe des réfugiés olympiques

Ces athlètes-là personne ne les connaît, ils n'ont réalisé aucun exploit dans le sport. Leur point commun c'est qu'ils sont tous réfugiés et qu'ils ont quitté leur pays à cause du gouvernement en place ou de la guerre. Début juin, Thomas Bach et le CIO sortent la liste des 10 athlètes qui participeront aux Jeux Olympiques sous la bannière olympique. 5 sud-soudanais, 2 syriens, 2 réfugiés venant de la République Démocratique du Congo et 1 d'Ethiopie ont été choisi. Ils sont nageurs, athlètes et judokas, n'ont pas réussi de bonnes performances mais pour eux c'est déjà une victoire de participer à ces JO qui plus est à Rio. De plus, lors de la cérémonie d'ouverture, le public brésilien a acclamé cette petite sélection d'athlètes comme si le Brésil défilait au milieu du stade. De quoi donner des frissons.

La sélection des réfugiés olympiques au Corcovado.    Photo : francetvsport.fr

 

 

Dans ces 10 athlètes, une jeune fille sort du lot car elle a une histoire particulière. La nageuse syrienne de 18 ans, Yusra Mardini a dû quitté la Syrie il y a un an à cause de la guerre civile. Une embarcation l'attendait, sa soeur et elle, en Turquie pour rejoindre la Grèce sauf qu'au bout de quelques minutes le moteur s'arrête à cause de la surcharge du bateau, il commence même à couler. Sa soeur se jette donc à l'eau, Yusra la suit et pendant plus de 3 heures les deux nageuses vont pousser le bateau de fortune jusqu'à l'île de Lesbos. Arrivées miraculeusement en Grèce, elle marche pendant un mois jusqu'à Berlin et obtiennent l'asile quelques mois plus tard. Aujourd'hui, Yusra Mardini s'entraine tous les jours au club berlinois du Wasserfreunde Spandau avec comme objectif un podium olympique à Tokyo en 2020.

Photo : indepedent.uk