Pas peur, Parker

Cette série apparaît comme un classique à l’Ouest. Les Spurs contre les Lakers. Beaucoup d’entre nous se souviennent du tir incroyable de Derek Fisher à 0.4s du buzzer (pour ceux qui auraient oubliés). Alors que la première confrontation avait tourné à l’avantage des texans, LA souhaitait revenir sur leurs terres avec une victoire. Tony Parker leur refusera ce droit.

Pas peur, Parker
San Antonio Spurs (2)
102 91
Los Angeles Lakers (0)

Tony ‘Killer’ Parker

Qu’on ne nous parle pas de chauvinisme ! Tony Parker est bon et même excellent. Sur ce match, il a confirmé sa capacité à porter sur ses épaules l’équipe des Spurs pour faire la différence en deuxième mi-temps. En difficulté avec son shoot, le français retrouve toutefois la mire en seconde période pour marquer 24 de ses 28 points sur ce temps avec une adresse enregistrée à 8/14 aux tirs. Véritable leader de la franchise texane, Tony Parker profite, néanmoins, du « no man’s land » laissé par les multiples blessures de l’arrière angelinos. Sans lui retirer le moindre mérite, le meneur a une part de travail facilité et son intelligence de jeu lui permet d’en tirer le meilleur. Il aurait tort de s’en priver. Et comme être scoreur ne lui suffit pas, TP termine aussi meilleur passeur et permet ainsi à son équipe de dérouler leur jeu offensif et de partir en Californie avec deux victoires.

 

La sélection des shoots

L’adresse aux shoots a pour facteur clé la sélection qu’on en fait. Et cette nuit, le contraste entre les deux franchises révèle bien ses difficultés. Tout d’abord, San Antonio a pu s’appuyer sur son maître d’orchestre français pour faciliter les « bonnes positions ». Mais du côté des Lakers, la difficulté provient du fait des difficultés à amener le ballon à l’intérieur. Steve Nash souffre toujours de la cuisse et son affrontement avec Tony Parker ne doit pas arranger les choses. Ainsi, Los Angeles n’a pas réellement de joueurs capables d’offrir des shoots ouverts à leurs coéquipiers. Les intérieurs de LA se doivent ainsi de créer leurs shoots eux-mêmes d’où les problèmes concernant l’adresse. Et quand bien même les Lakers pourraient s’appuyer sur l’adresse de Dwight Howard, ce dernier, victime de « foul trouble », (être en situation où le nombre de fautes risquent la sortie du joueur prématurément) s’est ainsi exclut du rôle de menace offensive, malgré son 7/12 aux tirs.

 

Des Lakers décimés

L’une des clés de cette série réside dans le fait que l’infirmerie angelinos est quand même remplie. Entre Kobe Bryant et sa rupture du tendon d’Achille, Jodie Meeks qui se tord la cheville, Steve Nash qui est blessé à la cuisse, LA peut maintenant compter Steve Blake dans cette liste, lui qui a été touché aux ischios lors de cette rencontre. Sa présence s’avère incertaine pour le prochain match et dépendra donc de la gravité de la blessure. Avec de telles absences, il est difficile pour les Lakers d’être compétitif si Howard est en « foul trouble » et que Gasol lui ne trouve pas la mire (5/14 aux tirs, cette nuit). Et si, en plus, San Antonio a une maîtrise parfaite de la balle (seulement 8 balles perdues sur le match contre 13 pour les Lakers), le passage victorieux de ce premier tour par l’équipe californienne semble de plus en plus compliqué. Mike D’Antoni va devoir trouver une solution, ou tout du moins, un moyen de surprendre l’équipe de Popovich s’il ne veut pas que ses joueurs se soient qualifiés pour 4 petits matchs.

 

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