Le réveil (tardif) new-yorkais

Après avoir perdu l'avantage du terrain lors du Game 1, NY se devait de réagir pour ne pas diminuer ses chances de réussite dans la série. Le Game 2 s'annonçait, à l'image de la série, comme une opposition de style : l'attaque de feu des Knicks contre la défense de fer des Pacers. Mais ne dit-on pas que le fer fond ?

Le réveil (tardif) new-yorkais
New York Knicks (1)
105 79
Indiana Pacers (1)

Le Live :

 
Après un début de match en faveur des Knicks, les Pacers vont se réveiller pour revenir à égalité sur leurs adversaires du soir. Meneur d'Indiana de son état, George Hill, entre adresse et arabesque, trouve le chemin des filets pour maintenir les siens dans la rencontre. New York, dans un bel effort offensif, prend un écart de 7 pts. Et malgré le retour des visiteurs, instigué par Geroge et West, NY mène 29-20 à la fin du premier quart.
 
Les Knicks vont maintenant faire le show. Entre le contre de Martin sur Augustin (qui fait très mal), le dunk de Smith ou encore les dribbles de Shumpert, NY régale d'actions individuelles. Et quand on pensait le moment fini, Shumpert décolle d'on ne sait où pour sanctionner Indiana d'une claquette dunk impressionnante. Les Pacers sont amorphes, pendant un moment. Mais Paul George va leur inssuffler un peu d'inspiration suite à dunk (monstrueux) et un 3pts pour ramener les siens à 5 longueurs. A la mi-temps, NYK mène 47-42.
 
Le début de deuxième période est un peu mou, mais va retrouver du rythme grâce à un dunk d'un Melo grimaçant des douleurs à son épaule. Grâce à un bel effort collectif, Indiana ne sera plus qu'à un point du leader new-yorkais sur un 2+1 de David West, allant même jusqu'à égaliser sur un hook shot de Hibbert. Mieux encore ? Stephenson va même donner l'avantage aux siens. Le 10-4 réalisé par les Pacers leur offre un écart de 2 pts. Mais Melo va ramener les siens à l'avantage sur un poster dunk de Melo qui réveille tout le Madison. New York sanctionne Indiana d'un dernier run où Felton et Martin réalisent un alley-oop avec la planche. Les Pacers sont menés de 6 pts, 72-66.
 
Les choses vont devenir incontrôlables pour Franck Vogel. Les Knicks vont semble-t-il marcher sur l'eau. New York, sûrement inspiré par Boston lors de leur dernière confrontation, va passer un 30 à 2 à un Indiana totalement absent des débats. Le match est plié. Indiana ne reviendra jamais au score. Carmelo Anthony, en feu ce soir, fait partie des grands acteurs de la victoire new-yorkaise de la nuit. Score final, 105-79.
 
 
Le Match :
 
Melo (enfin) adroit
 
On l'avait quitté décevant quant à ses performances offensives. Incapable de bien sélectionner ses shoots, Carmelo Anthony forçait la plupart du temps son jeu au lieu de le laisser venir à lui. Ce soir, l'ailier a su être patient et surtout opportuniste , au bon moment. Il signe ainsi une copie offensive de haut vol. Avec 32 pts au compteur, Melo fait mal dans les chiffres mais c'est surtout dans l'adresse qu'il impressionne. 13/26 aux shoots, quand bien même le All Star a pris un grand nombre de tirs extérieurs, c'est de bon augure pour la suite des évènements. A cela, ajoutez 9 rbds et 3 pds, on peut conclure que Melo a réalisé un gros match. CQFD.
 
 
Un 30-2 inquiétant
 
Tout le monde vantait les qualités d'Indiana et son sérieux sur 48 minutes, mais là, les Pacers nous ont montré une facette inconnue de leur jeu. Incapable de stopper la fougue new-yorkaise pendant plusieurs minutes, Franck Vogel et les siens se sont retrouvés dos au mur avec un écart final qui ne reflète pas les 36 premières minutes de jeu. Le problème de cette série de points, c'est qu'elle risque d'attaquer au moral des joueurs. Un tel effort collectif a, semble-t-il, redonner l'avantage aux Knicks, bien que chaque équipe soit à égalité dans la série. Affaire à suivre, mais les Pacers vont vite devoir oublier ce mauvais rêve, sous peine de perdre l'avantage si durement acquis.
 
 
Un constraste saisissant
 
Pour conclure tout ceci, la clé de ce match a résidé dans la capacité de chaque équipe à conserver le ballon. Quand on compare les chiffres des balles perdues des deux équipes, il y a quand même une statistique qui dérange. New York ne perd QUE 6 ballons quand Indiana en perd 21 ! Les Knicks réussissent ainsi une grande partie en terme d'exécution de jeu et de sérieux, mais c'est plus la défense des Pacers, leur marque de fabrique, qui inquiète sur ce match. Disons-nous qu'il s'agit d'un simple écart et que le retour dans leur antre leur fera le plus grand bien.
 
 
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