Les Knicks à la gnaque

Menés 3-1 dans la série, les Knicks n'ont plus grande opportunité. Le proverbe est simple "Win or go home". Face à des Pacers privés de Geroge Hill (blessé à la tête lors du Game 4), NY voudrait créer la sensation. Mais avant de penser Game 6, voire 7, il faut gagner celui-là.

Les Knicks à la gnaque
New York Knicks (2)
85 75
Indiana Pacers (3)

Carmelo Anthony retrouve (un peu) d’adresse

On ne va pas se voiler la face, Melo n’a pas été transcendant. Mais force est de constater qu’il a réussi à porter les Knicks vers la victoire, même si on peut constater que c’est encore Paul George qui gagne le « match dans le match ». Avec 23 pts, 6rbds et 6 pds, l’ailier d’Indiana paye surtout ses 5 fautes qui lui ont limité son champ d’action défensive. De son côté, le leader new-yorkais signe 28 pts (à 12/28 aux tirs). Ce n’est pas encore l’adresse du siècle, mais on s’en contentera pour l’inspiration offerte à toute son équipe. On peut souligner, par ailleurs, la belle performance de Chris Copeland qui réalise son meilleur match dans ces playoffs au meilleur moment. Auteur de 13 pts (à 4/6 aux tirs dont un superbe 3/4 à 3pts), le joker de NY a prouvé sa valeur comme « électriseur » d’une équipe.

 

Une défense retrouvée

Le succès des Knicks en saison régulière était passé sur l’implication défensive de chaque acteur. Mais dans la série face aux Pacers, les barbelés new-yorkais étaient mous, trop mous pour réellement bloquer les assauts de leurs adversaires. Mais Melo va donner le ton, certes avec une grosse faute sur DJ Augustin mais il montre que le match de ce soir sera rude et pas réservé aux shoots faciles. Avec cette volonté collective retrouvée, les Knicks vont réussir à maintenir Indiana sous la barre des 80 pts, la seconde fois dans cette série. Et la première fois, c’était lors de la victoire dans le Game 2 des new-yorkais sur leur parquet du Madison Square Garden. Si les hommes de Mike Woodson ne voient pas où on veut en venir, c’est à n’y plus rien comprendre. La stat de cette belle activité du côté de NY, ce sont les 19 balles perdues des Pacers cette nuit. Preuve que les choix d’Indiana étaient moins évidents.

 

Une « Hill-dépendance » ?

« Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé ». La phrase du célèbre écrivain romantique, De Lamartine, raisonne comme une cruelle vérité pour les Pacers. On vous avait évoqué dans le récap’ du Game 4, que les victoires d’Indiana s’enchaînaient en fonction de la bonne forme de George Hill. Toutefois, ce dernier a été victime d’un choc à la tête avec Tyson Chandler lors du dernier match. La NBA, hyper prudente quand il s’agit de blessures/choc à la tête, l’a déclaré forfait pour ce match. Le record en l’absence de Hill, que ce soit physique ou dans le jeu (c’est-à-dire au moins 14 pts marqués, s’élève maintenant à 4 défaites). On évoquait plus haut le nombre incroyable de pertes de balles par les Pacers, mais ceci peut aussi s’expliquer par l’absence du meneur titulaire, qui n’est autre que Hill, qui a obligé d’autres joueurs à prendre des décisions parfois risquées. Mais rien d’alarmant côté Pacers, ils ont toujours l’avantage du terrain. Attention, toutefois, de ne pas se faire surprendre au Bankers Life Fieldhouse sous peine d’un Game 7 ultra-compliqué au Madison.

 

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