Les Spurs peuvent dire "Merci Timmy !"

Les Spurs avaient commencé de la meilleure des manières en matant les Grizzlies par plus de 20 points lors du premier affrontement. Mais depuis, l'équipe du Tennessee a cogité pas mal et, logiquement, refuserait une deuxième "branlée" (pardonnez l'expression) de la sorte. L'AT&T Center, parquet de San Antonio, va gronder une nouvelle fois avant que la série ne s'exile sur les terres du défunt King.

Les Spurs peuvent dire "Merci Timmy !"
San Antonio Spurs (2)
93 89
Memphis Grizzlies (0)

Une première mi-temps à l’image du Game 1

Les Grizzlies avaient évoqué, partout dans la presse, ne pas vouloir repartir sur les mêmes bases que le dernier affrontement. Lors du premier quart-temps, qui ressembla plus à une guerre de tranchée, le score ne volait pas bien haut : 13-15 en faveur des Spurs. Toutefois, il est peut-être injuste de notre part de résumer l’effort d’une mi-temps comme la soupe de basket que les joueurs de Memphis ont offert lors du premier match de la série. Oui, nous parlons bien d’effort car l’équipe entière en a fait. Le seul problème venait de la réussite aux tirs. L’image forte est cette volonté Grizzly de récupérer le rebond offensif, et après 8 captations d’affilée, Memphis manque énième shoot et le ballon change de camp. Avec une adresse marquée à 34% sur le match, les joueurs de Lionel Hollins accusent tout simplement le coup de leur adresse, car celle des Spurs (43%), lui permet bel et bien d’être devant à la pause. Le score à la mi-temps est 46-31 et les Grizz’ semblent repartir pour vivre le même match que celui de dimanche.

 

Une deuxième mi-temps annonçant le Game 3

Mais ces joueurs de Memphis, à défaut d’avoir de l’adresse, ont du cœur et de l’envie. Avec 60 rebonds enregistrés sur ce match (!), ils ont bien prouvé qu’ils n’avaient pas baissé la tête. Une célèbre marque à 3 bandes nous martelait d’un slogan disant « Impossible is nothing ». Certes. Car les Grizzlies vont réaliser un superbe come-back. En retrouvant leurs principes défensifs et leur hargne à toute épreuve, les Ours vont montrer les crocs et enrayer les Épérons du Texas dans le dernier quart-temps. Au final, 21-9 dans cette ultime période pour une égalité parfaite entre les deux franchises. Le match va donc en prolongation. Duncan va quand même rappeler que malgré le temps qui défile, il reste un merveilleux joueur de basket (comme si nous en doutions) et permettant aux Spurs de terminer en leader à la fin de la prolongation, synonyme de victoire. Bien qu’ils repartent vierge de toute victoire, les Grizzlies ont dévoilé leur véritable facette en deuxième mi-temps et cela annonce une série qui va réellement devenir palpitante.

 

Randolph retrouve du rythme

L’empereur Constantin n’aurait pas dit « C’est Byzance » en voyant les stats de Randolph, mais nous sommes encore loin du marasme du Game 1. Signant 15 pts, mais à 6/18, « Z-Bo » a plus apporté que lors du premier acte (2 pts à 1/8). On peut surtout apprécier la volonté affichée, à l’instar de son équipe, avec ses 18 rebonds captés dont 7 offensifs. Les Grizzlies restent encore rookie dans l’exercice des finales de conférence et ont sûrement été « impressionnés » du fait d’être si proche de l’objectif. Cependant, à chaque marche gravie, on pourra toujours dire qu’ils n’ont jamais été si près/prêts. Memphis a pris la température, mais a surtout montré qu’elle était capable de museler les Spurs sur 24 minutes (premier et dernier quart-temps). Maintenant, c’est aux hommes de Lionel Hollins d’augmenter ce laps de temps à 48 minutes afin de débloquer leur compteur victoire.

 

Pour Parker, « It’s All About 18 »

On tient à présenter nos excuses aux Celtics. Cette expression du « All About 18 » est tirée de la com’ de la franchise verte pour montrer la volonté d’aller décrocher la 18ème bannière de leur histoire. Mais à cas exceptionnel, circonstances exceptionnelles. Et ouais, Parker est chaud comme la braise, et même comme une braise a-t-on pu déjà me dire. Mais comme dans un complot unique, toute sa récente réussite tourne autour du numéro 18 (ouh la petite allitération !). Après être devenu le 18ème meilleur scoreur des playoffs, Parker a réussi la bagatelle de 18 passes décisives lors de ce match. Et cet exploit représente non seulement son record en playoffs, mais aussi celui en carrière. Il est fort ce français quand même.

Ah aussi, on a failli oublier, Duncan est devenu, cette nuit, le seul joueur à avoir réussi 500 contres en carrière durant les playoffs. Il est fort aussi cet américain.
 

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