Roy l'Hibbert les Pacers

Il y a peu d'options pour Indiana. Battus lors du dernier affrontement, les Pacers se devaient de gagner à domicile sous peine de devoir gagner sur le parquet de Miami. L'exploit a, certes, déjà été réalisé mais chaque match est différent et donc chaque victoire est bonne à prendre. Face à un public tout de jaune vêtu, arborant fièrement cette étiquette des "Blue Collars", les Pacers s'en allaient pour gagner leur deuxième match de cette série.

Roy l'Hibbert les Pacers
Indiana Pacers (2)
99 92
Miami Heat (2)

Roy Hibbert, la montagne

Moqué, raillé, rabaissé lors de la saison régulière, Roy Hibert fait moins rire à l’heure actuelle. Le pivot se trouve en première ligne de la conférence Est 2013 et c’est lui le leader de cette équipe d’Indiana. Intimidateur en défense, l’ancien de Georgetown fait surtout apprécier ses qualités offensives en signant 23 pts avec un superbe 10/16 aux tirs. Pas mal tout ça. Mais à cela ajouter ses 12 rebonds avec autant de prises offensives que défensives (6 pour chaque). Ce bon Hibbert élève son niveau de jeu au meilleur moment pour les Pacers. Avec un Paul George qui accuse quelques difficultés face au MVP 2013, les 2 mètres 18 du géant d’Indiana font le plus grand bien au moral de son effectif. Par sa détermination et son envie, le pivot va tout simplement au charbon dans la raquette et offre ainsi des secondes chances pour lui, mais aussi pour ses coéquipiers. Par conséquent, le jeu est plus aéré et surtout moins prévisible. Honnêtement, si on nous avait dit quelques mois plus tôt que Hibbert allait avoir ce niveau, on ne l’aurait pas cru. Et pour une fois, on ne se plaindra pas d’avoir tort.

 

LeBron, le métronome

Soyons mauvaises langues un peu et déchaînons les foules quelques instants : heureusement que Miami a LeBron James ! Oui, nous n’avons pas peur de le dire.  Le MVP en titre est la seule satisfaction de ce match tant il a été complet et fort. A côté de lui, certains ont marqué mais la plupart ont forcé ou tout simplement manqué la mire, à l’image de Ray Allen (11 pts à 4/13), Dwayne Wade (16 pts à 5/15) ou encore Mario Chalmers (20 pts à 6/14). Avec 24 pts, 5 rbds, 6 pds et 3 blks, James est encore l’homme du match côté Heat. C’est lui qui a su trouvé ses coéquipiers et encore lui qui a maintenu son équipe aux talons d’Indiana. L’ailier a même réussi à scorer la moitié des 3 pts de son équipe (4 sur 8) dans une équipe où on compte des joueurs comme Chalmers et Allen. Sa forte pression sur Paul George depuis deux matchs est une réponse à l’exploit réalisé par ce dernier lors du Game 2, où les Pacers s’étaient imposés sur les terres de Miami. Toutefois, il faut souligner ce fait rare : l’expulsion de James. Deuxième fois dans sa carrière que le joueur est sorti pour 6 fautes en playoffs, cela montre que le joueur se tue à la tâche et il paye les pots cassés avec des fautes parfois d’inattention, parfois de fatigue. Il a beau être le meilleur joueur actuel, il ne peut pas tout faire et sans un coup de main, difficile de retenir la fougue des Pacers.

 

Le 5 d’Indiana VS LeBron James

On vous l’a expliqué plus haut que James est énorme. Ne revenons pas là-dessus, car sinon on peut en avoir pour des jours. Ce qu’il faut souligner, c’est que le Game 4 confirme la tendance de la dépendance d’Indiana à son cinq de départ. Si ce dernier est en forme, peu d’équipes peuvent rivaliser avec eux. Cette nuit, tous les joueurs titulaires des Pacers ont scoré 12 pts ou plus. Parmi ces cinq bons hommes, deux sont en double-double (deux stats à plus de 10 unités), 2 sont à 20 pts ou plus, 3 sont à 8 rebonds ou plus et nous en passons. Si ce n’est la « mauvaise » performance de Paul George (12 pts, 4/10 aux tirs, 0/4 à 3 pts, 8 rbds et 3 pds), le cinq d’Indiana s’est bien porté. Franck Vogel a même pu limiter les frais en n’abusant pas sur le nombre de minutes passées sur le terrain. Ainsi, quand, dans les premières rencontres, les titulaires restaient plus de 40 minutes, minimum, sur le terrain, seuls Stephenson et Hibbert sont restés 40 minutes (environ) sur le parquet. Il faut dire que les deux garçons étaient bons cette nuit. Stephenson a retrouvé le niveau qui était le sien dans la série contre NY et Indiana s’en porte bien. Une bonne opération pour Indiana en somme, avant de retourner en Floride.

 

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