Les Bulls se font peur mais gagnent

Opposé à Washington dans ce match de préparation au parfum exotique disputé à Rio de Janeiro, Chicago a enchaîné un troisième succès après ceux acquis face à Indiana et Memphis. Malgré les absences de Rose et Noah, laissés au repos, les Bulls ont réussi à gagner, mais dans la souffrance et au finish sur le score de 83-81.

Les Bulls se font peur mais gagnent
Troisième succès pour les Bulls de Deng
Chicago
83 81
Washington

Les leaders se montrent

A l'heure d'entamer ce troisième match de préparation, Chicago pouvait être plutôt confiant. En ayant battu Indiana, finaliste de la conférence Est, ainsi que Memphis et sa défense de fer, ils n'avaient pas grand chose à craindre de Washington. Déjà privé de Noah, Tom Thibodeau avait aussi décidé de laisser Derrick Rose sur la touche pour cette rencontre. Le meneur star de la franchise de l'Illinois était légèrement touché au genou et étant donné les circonstances, le laisser au repos était le choix qui s'imposait au coach des Bulls. Pour remplacer les deux hommes, ce sont donc les deux anciens et habituels joueurs du banc que sont Kirk Hinrich (32 ans) et Nazr Mohammed (36 ans) qui s'y sont collés. Bien évidemment, ils étaient entourés des autres membres du cinq de départ classique que sont Butler, Boozer et Deng. Les trois hommes ont d'ailleurs bien assuré leur rôle de leaders par défaut en rendant les meilleures feuilles de stats. Avec respectivement 11, 9 et 14 points ainsi qu'une forte présence au rebond, ils ont fait le job. Mais parmi ces trois-là, aucun n'est l'homme du match.

En effet, si on devait sortir un joueur du lot, ce serait Taj Gibson. Alors qu'il a débuté sur le banc, c'est bien lui qui a eu le plus de temps de jeu. Son impact a contraint Thibodeau à le laisser plus longtemps sur le terrain et il ne le regrettera pas. En un peu plus de 31 minutes, le natif de Brooklyn a cumulé 18 points et 8 rebonds avec une adresse de 78% au tir. Son dunk monstrueux dans le premier quart-temps restera aussi comme l'action du match (voir vidéo). Ce soir, il a dominé le secteur intérieur et a bâti le succès des siens dans la raquette. Jamais Nenê, Vesely ou Seraphin n'ont su résister aux assauts de Gibson ou Boozer. Quand ces hommes étaient sur le terrain, Washington était clairement au bord de la rupture. Par contre, quand la rotation était mise en place et que les joueurs du fond du banc comme les rookies Murray et Snell ou encore Dunleavy étaient sur le terrain, la donne était totalement changée. Ils ont été dépassé et ont montré une fébrilité plutôt inquiétante. Alors que leur équipe a mené par 14 points dans le troisième quart-temps, c'est lorsqu'ils étaient sur le terrain que cet écart a fondu et a permis à leur adversaire de reprendre espoir. Ce n'est donc pas ce soir qu'ils ont marqué des points pour la suite. Malgré tout, cela aura été suffisant face à des Wizards très fragiles.

 

Wall aux abonnés absents, Beal trop seul

 

Après un match comme ça, les critiques ne vont pas cesser de pleuvoir. Le contrat que John Wall a signé cet été et qui lui permet de récolter la modique somme de 80 millions de dollars sur cinq ans a fait couler beaucoup d'encre et à élever les attentes. Autant le dire clairement, ce soir le meneur des Wizards a fait un match à la Casper. Totalement inexistant, il n'a eu quasiment aucun impact sur le jeu de son équipe. Sensé être le leader de cette équipe, il n'a pas tenu son rôle ce soir. En un peu plus de 22 minutes, il a rendu un bilan famélique de 3 points et 5 assists. Si l'on compte ses 4 pertes de balles, cela en devient catastrophique. Ce n'est que la pré-saison donc il n'y a pas de quoi s'inquiéter mais Wall a du pain sur la planche. En attendant que le number one de la Draft 2010 retrouve son niveau, c'est Bradley Beal qui prend le flambeau. Le jeune arrière de 20 ans qui va rentrer dans son année Sophomore a une nouvelle fois été l'homme fort de son équipe. Avec 16 points, il a terminé meilleur marqueur mais surtout, c'est lui qui a le plus souvent été à la base de la construction du jeu de la franchise de la capitale. Un rôle habituellement destiné à Wall. Comme souvent l'an dernier, il a donc beaucoup joué à la mène aujourd'hui.

Pour l'aider un peu, il a quand même pu compter sur l'apport de Martell Webster. L'ailier des Wizards a fait preuve d'une belle adresse en terminant à 50%, que ce soit à 3 pts ou en général. Pour le reste, ce fut beaucoup plus contrasté. De nombreux joueurs étaient laissés au repos (Porter, Okafor, Fischer...) et cela a permis à certains de se montrer. Le rookie Glen Rice est notamment sorti de l'ombre au début du dernier quart-temps en plantant 8 points en à peine cinq minutes. Malheureusement ce ne sera pas suffisant. Dans le secteur intérieur, Nenê, Vesely et Booker ont été inexistants, submergés par les Bulls. Seul Seraphin a réussi à s'en sortir convenablement en inscrivant 10 points et en capturant six rebonds. Le pivot français n'a pas réalisé un match exaltant mais sa performance reste acceptable . En général, il y a beaucoup de choses à revoir et à peaufiner avant le début de la saison. Cette équipe est encore en rodage et si les talents sont là, il faudra qu'ils s'expriment totalement pour espérer quelque chose.