NBA, 2014-2015, Chapitre 1

Alors que toutes les franchises de la NBA ont passé le cap de la double dizaine de rencontres, synonyme du quart de la saison régulière, il est temps de dresser un bilan. Nous parlerons du meilleur joueur, du meilleur entraîneur, du meilleur remplaçant, au même titre que du meilleur et du pire de ce début de saison. Bref, il y en aura pour tous les goûts.

NBA, 2014-2015, Chapitre 1
Pour le moment, l'édition 2014-2015 de la NBA tient toutes ses promesses

Le Meilleur Joueur

S'il y a bien un joueur qui sort du lot en ce début de saison, c'est Anthony Davis. Du haut de ses 21 ans, il domine la NBA, et permet à sa formation de rester en vie, malgré un début de saison compliqué. Avec des moyennes à 25 points, 11 rebonds et 2 passes décisives, il porte son équipe à bout de bras, jouant un rôle d'une importance capitale dans les neuf victoires obtenues par les New Orleans Pelicans, qui comptabilisent cependant dix défaites.

Le match qui a prouvé au reste de la ligue qu'il faudrait bel et bien compter sur lui, c'est, sans aucun doute, celui que son équipe a remporté sur le parquet du Jazz, 106 à 94. Au cours de cette rencontre, Davis a étalé toute sa palette technique, du "jumper" (panier inscrit en sautant au moment du tir) au "fade away" (panier inscrit en reculant au moment du tir), en passant par le "lay up" (panier inscrit avec l'aide du panneau), pour terminer la rencontre avec un bilan de 43 points et 14 rebonds. Une performance monstrueuse.

Le Meilleur Remplaçant

Il est rarement aisé de ne pas démarrer une rencontre, avant d'en être désigné comme l'un des meilleurs joueurs. Pourtant, c'est presque le quotidien de Gerald Green, étincelant avec les Suns depuis le début de la saison. En sortie de banc, il tourne à 15 points, 3 rebonds et 2 passes décisives de moyenne, et ses coups d'éclat font le tour du web.

La franchise de Phoenix, qui compte douze victoires pour dix défaites, lui doivent beaucoup. il apporte un peu de folie à chacune de ses entrées, et son dynamisme permet de surprendre des adversaires déjà éprouvés par l'intensité de la rencontre.

Son match le plus accompli a eu lieu face aux Nets. Ce jour-là, il a sorti le grand jeu, inscrivant 28 points, captant 5 rebonds, et délivrant 3 passes décisives, pour une victoire finale sur le score de 112 à 104.

Le Meilleur Entraîneur

Il est compliqué de reconnaître le rôle d'un entraîneur à sa juste valeur, car le basket donne toujours l'impression d'être un sport plutôt instinctif. Cependant, il est juste de savoir attribuer une part du mérite à un entraîneur ayant su tirer le meilleur de son groupe. 

Et, pour le moment, cet entraîneur est Jason Kidd. Pour sa deuxième saison sur un banc, il est en train de réaliser quelque chose de sensationnel avec les Bucks de Milwaukee, dont le bilan est actuellement d'onze défaites pour onze victoires. Certes, ce n'est pas, à première vue, colossal, mais il faut savoir que, l'an passé, le taux de victoire de cette même équipe n'était que de 18 %, soit le pire de la ligue.

Jason Kidd a donc réussi à transformer cette équipe, et ce sans aucune recrue notable, et n'ayant sous la main aucun joueur de véritable envergure. La victoire la plus symbolique de cette résurrection intervint face aux Memphis Grizzlies, qui étaient invaincus depuis le début de la saison, soit six victoires de suite ! Ce jour-là, la franchise menée par Zach Randolph, qui semblait pourtant inarrêtable, mordit la poussière sur le parquet des Bucks, qui jouèrent de courage et de patience pour l'emporter sur le fil, 93 à 92.

Le Meilleur Affrontement

Au soir du 26 novembre, les Raptors de Toronto s'en allaient défier les Hawks chez eux, à Atlanta. Bien que ces deux équipes n'avaient pas pour réputation de fermer le jeu, rien ne laissait présager une telle orgie offensive. D'ordinaire, chaque équipe de NBA marque autour de 100 points au cours des 48 minutes de jeu, mais ce soir-là, tout semblait différent. Sans aucune prolongation, les deux franchises ont livré un spectacle exceptionnel, jouant sans retenue. Résultat, tous les joueurs ont marqué, ce qui n'était plus arrivé depuis belle lurette, et Toronto s'est imposé 126 à 115.

Le taux de réussite commun, lors de cette rencontre, s'éleva à 45 % à trois points, à 55 % à deux points, et à 85 % aux lancers-francs. Il est bon de rappeler que les taux de réussite habituels sont généralement plus proches de 35 % à trois points, de 45 % à deux points, et de 75 % aux lancers-francs. 

Mention spéciale à Kyle Lowry, des Toronto Raptors, élu meilleur joueur de la rencontre, avec un bilan de 14 points, 13 passes décisives et 6 rebonds.

La Meilleure Franchise

Le classement parle de lui-même, alors pourquoi interpréter ou dénigrer ? Les Warriors, en ce début de saison, semblent au-dessus, avec un bilan de dix-huit victoires pour deux défaites. Les "Super Splash Brothers", Klay Thompson et Stephen Curry, n'ont jamais semblé aussi précis, et le reste de l'équipe n'a jamais aussi bien assuré leurs arrières. 

Le nouvel entraîneur, Steve Kerr, dont c'est la première expérience sur un banc de touche, réalise un travail formidable, et semble en mesure d'apporte à cette équipe ce qui lui manquait pour rivaliser avec l'élite de la ligue. La franchise de San Francisco est donc, pour le moment, en tête de la NBA, et compte bien le rester.

Elle a d'ailleurs prouvé qu'elle en avait les moyens, s'offrant le Heat, sur le score de 114 à 97, avec 40 points de Curry, et 24 de Thompson, au cours d'une rencontre maîtrisée de bout en bout, en particulier grâce à une défense de fer (9 contres, 6 interceptions, 40 rebonds défensifs).

La Pire Franchise

Réaliser le deuxième pire début de saison de l'histoire de la NBA, ce n'est pas donné à tout le monde. Pourtant, les Seventy-Sixers de Philadelphie l'ont fait, perdant leurs dix-sept premières rencontres. Depuis, ils en ont remporté deux, avant d'en perdre une autre. Mais que pouvait-il arriver d'autre à une équipe n'ayant aucune recrue, et dont l'exercice précédent a été un long calvaire, avec un bilan de dix-neuf victoires pour soixante-trois défaites, soit un taux de victoires de 23 % ?

Le jeune Michael Carter-Williams ne peut porter à lui seul toute une équipe, qui est d'ailleurs essentiellement composée d'éléments inexpérimentés, et dont la moyenne d'âge n'est que de 23 ans ! La saison risque donc d'être très longue pour cette franchise, qui comptait autrefois des joueurs comme Charles Barkley ou Allen Iverson.