NBA, 2014-2015, Chapitre 2

Alors que toutes les franchises de la NBA ont passé le cap de la quarantaine de rencontres, synonyme de la moitié de la saison régulière, il est temps de dresser un bilan. Nous parlerons du meilleur joueur, du meilleur entraîneur, du meilleur remplaçant, au même titre que du meilleur et du pire de ce début de saison. Bref, il y en aura pour tous les goûts.

NBA, 2014-2015, Chapitre 2
Alors que la saison 2014-2015 de la NBA continue de tenir ses promesses, il est temps d'entamer la deuxième moitié de cet exercice

Le Meilleur Joueur.


Alors qu'Anthony Davis est en légère baisse de régime, il serait bon de parler d'un monstrueux Pau Gasol. Bien que les Bulls ne donnent toujours pas l'impression de pouvoir justifier leur statut de candidat au titre, leur géant espagnol ne cesse d'éclabousser la ligue de son talent, et ce du haut de ses 34 ans. Avec des moyennes de 19 points, 11 rebonds et 3 passes décisives, et ce par rencontre, la recrue phare de la franchise est en train de prouver que le poids des ans ne suffit pas à atténuer son immense talent.

La démonstration remonte à un peu plus de deux semaines, alors que Chicago affrontait les Bucks de Milwaukee. Au final, les Bulls l'ont emporté 95 à 87, et leur titanesque vétéran y a grandement contribué. Avec une ligne statistique à 46 points et 18 rebonds, auxquels s'ajoutent 3 passes décisives et une interception. Une performance dantesque, qui démontre à quel point le joueur a pesé dans le bilan de son équipe, qui est de 27 victoires pour 16 défaites.

Le Meilleur Remplaçant.


Bien que son temps de jeu ne soit que limité, à savoir d'une vingtaine de minutes par rencontre, Kelly Olynyk, l'un des plus grands espoirs de la ligue, parvient à saisir sa chance dès qu'elle se présente, preuve en est de ses moyennes, qui feraient pâlir de nombreux titulaires. Tournant autour de 12 points, 6 rebonds et 2 passes décisives par opposition, il prend ses responsabilités depuis le départ de Rajon Rondo, et le résultat est plutôt concluant.

Sa meilleure apparition permit à Boston de se promener à Philadelphie, l'emportant 87 à 105, avec, à la clé, une performance gargantuesque du Canadien. Une ligne statistique à 30 points, 9 rebonds, une passe décisive, ainsi que 3 interceptions et 2 contres, le tout en trente minutes : il était partout, et plus encore. Même si le bilan des Celtics laisse à désirer ( 13 victoires pour 26 défaites ), Kelly Olynyk est un joli motif de satisfaction.

Le Meilleur Entraîneur.


Pour sa troisième saison à la tête des Trail Blazers de Portland, Terry Stotts est en train de faire quelque chose de très grand. Avec un bilan de 31 victoires pour 12 défaites, sa formation affiche le troisième bilan de la ligue, et se trouve à la deuxième place de la terrible Conférence Ouest. En ayant recruté Steve Blake, qui n'était guère satisfait de sa situation chez les Lakers de Los Angeles, et le pivot Chris Kaman, international avec l'Allemagne depuis sept ans, et en quête d'un nouveau souffle, Terry Stotts a eu le nez creux. D'autant que la franchise a conservé ses cadres, à savoir LaMarcus Aldridge, Nicolas Batum, Damian Lillard et Wesley Matthews.

C'est en éparpillant les Knicks de New York, peu avant le passage à l'an 2015, sur le score de 101 à 79, que les joueurs ont montré à quel point la philosophie de leur entraîneur était loin d'être inefficace. Ce jour-là, une fois n'étant pas coutume, Portland a fait preuve d'imagination, ne laissant aucun répit à son adversaire, et enchaînant les remontées de balle rapide. Avec une réussite de 45 % de loin, ainsi que de près, au même titre qu'une défense implacable ( 7 contres ), les Trail Blazers, pourtant privés d'Aldridge, ont su compenser leur perte de la bataille des rebonds ( 48 à 49 en faveur des Knicks ). L'agressivité dans la raquette, c'est le seul point qui reste à travailler, et qui peut permettre à la franchise de s'affirmer un peu plus comme candidate au titre.

Le Meilleur Affrontement.

Quelques jours avant Noël, Spurs et Clippers ont offert un joli spectacle à San Antonio, combinant réussite et intensité, pour une rencontre magnifique. En l'espace de 48 minutes, les deux équipes ont rentré la bagatelle de 243 points, pour une victoire finale des champions en titre, 125 à 118. Cette affiche, opposant deux "Big Three", avec d'un côté, Duncan, Green et Parker, et, de l'autre, Griffin, Jordan et Paul, faisait saliver. Et elle a tenu toutes ses promesses.

Il est bon de rappeler que les taux de réussite habituels sont généralement plus proches de 35 % à trois points, de 45 % à deux points, et de 75 % aux lancers-francs. Or, ce soir-là, les joueurs semblaient transformés. Avec un bilan de 45 % à trois points, de 55 % à deux points, et de 70 % aux lancers-francs, les acteurs de cette rencontre se sont fait plaisir, tout en régalant le public. Il faut souligner la performance de Tim Duncan, qui, une fois n'est pas coutume, a été élu meilleur joueur de la rencontre, avec un bilan de 21 points, 12 rebonds, 1 passe décisive et 2 interceptions.

La Meilleure Franchise.


Après avoir parlé des Hawks et des Raptors, à la suite de leur affrontement épique, il y a de cela quelques mois, il est de bon ton de parler des Wizards de Washington. Malgré un calendrier peu clément, le club de la capitale vient de subtiliser la seconde place de la Conférence Est à Toronto, et présente un joli bilan de 29 victoires pour 14 défaites. Développant un jeu basé sur l'instinct et sur l'imagination, les Washington Wizards enchantent le public du Verizon Center à chaque rencontre à DC, menés de main de maître par John Wall ( 17 points et 10 passes décisives, en moyenne, par rencontre ), lui-même parfaitement épaulé par le prometteur Bradley Beal.

Il faut aussi reconnaître à Randy Wittman d'avoir eu le nez creux, s'offrant Paul Pierce et Kris Humphries, dont l'intégration au groupe a été parfaitement gérée. Aujourd'hui, les Wizards ne semblent pas vouloir lâcher ce podium, et l'ont montré en remportant deux rencontres face aux Bulls de Chicago, qui sont des concurrents directs. S'ils continuent à faire forte impression lors des grands rendez-vous, ils pourraient bien finir par tutoyer les sommets.

La Pire Franchise.


Silence, on coule ! Ces trois mots résument à merveille la situation des Minnesota Timberwolves, qui, sans faire de bruit, ne cessent de dégringoler au classement. Aujourd'hui, avec un bilan de 7 victoires pour 34 défaites, la franchise de Minneapolis est au fond du trou. Aucune recrue l'été dernier, l'arrivée de Troy Daniels cet hiver pour faire bonne figure, même si son temps de jeu est assez faible, et la perte de Kevin Love : on ne peut pas dire que Flip Saunders se donne les moyens de sortir sa formation du pétrin.

Il y aura bien eu quelques coups d'éclat, comme la victoire 90 à 82 contre Portland, ou encore l'exploit de Mo Williams, qui se permit d'inscrire 52 points, soit le meilleur total de la saison, sur le parquet des Pacers, mais la saison des Wolves n'en est pas moins terne. L'absence de " franchise player ", à savoir de véritable leader, capable de porter son équipe à bouts de bras pendant une saison entière, sans que le bilan final ne lui soit reproché, est plus que préjudiciable à l'équipe, qui ne peut pas encore se reposer sur le talentueux Andrew Wiggins ( 15 points, 4 rebonds, et 2 passes décisives, en moyenne, par rencontre ), trop jeune pour un tel fardeau.