Bilan de mi-saison NBA: Conférence Est (2/2)

En cette période de All-Star break, les équipes de NBA sont au repos et nous donnent l'occasion de faire un premier bilan à la mi-saison quasiment. Voici la suite du premier article avec les 7 dernières équipes de l'Est.

Bilan de mi-saison NBA: Conférence Est (2/2)
Andre Drummond va tenter d'emmener son équipe des Detroit Pistons en Play-offs pour la 1ère fois depuis 7 ans

9. Detroit Pistons (27-27)

Pire que les Charlotte Hornets, les Pistons n’ont plus connu eux les Play-offs depuis près de 7 ans, une éternité pour les champions 2004. Comme un symbole, les Pistons semblent repartir de l’avant en même temps que Motor City reprend des couleurs et ce n’est sûrement pas un hasard. L’arrivée, la saison dernière de Stan Van Gundy est assurément pour quelque chose dans le redressement de la franchise qui semblait partir en ruine avant son arrivée, l’ancien coach du Magic a décidé dès son arrivée de donner les clefs de l’équipe aux jeunes comme André Drummond, Kentavious Caldwell-Pope et plus tardivement Reggie Jackson. Après une première saison de rodage, Détroit se donne cette année le droit de rêver aux Play-offs grâce à un excellent début de saison qui permet encore à l’équipe d’être à la lutte à la mi-saison pour les dernières places qualificatives à l’Est. La période des trades va peut-être leur permettre de modifier quelques points défaillants de leur effectif pour se donner toutes les chances de rejouer à nouveau des matchs à élimination. La franchise du Michigan peut en tout cas compter sur un excellent André Drummond qui réalise sa meilleure saison NBA jusqu’à présent en compilant les doubles-doubles avec parfois plus de 20 rebonds ou encore sur le jeune meneur Reggie Jackson qui paraît épanoui dans ce rôle de meneur-titulaire, lui qui a longtemps été barré à Oklahoma par Russell Westbrook. La fin de saison risque d’être palpitante puisque Détroit se situe à seulement une victoire de la 8ème place synonyme de qualification pour les Play-offs.

10. Washington Wizards (23-27)

Quand une équipe termine 5ème la saison précédente et réussi à aller en demi-finales de conférence, on s’attend forcément à autre chose qu’une 10ème place à mi-saison suivante avec 4 victoires de retard sur le 8ème. Surtout que l’effectif des Wizards est resté sensiblement le même à quelques exceptions près, c’est un problème de blessures qui peut expliquer cette dégringolade même s’il est loin de tout expliquer. Les Wizards ont effectué un début de saison catastrophique qui les a tout de suite éloignés de la course aux Play-offs et qu’ils trainent comme un boulet depuis. Pour ne rien arranger, les blessures se sont multipliées avec notamment 2 joueurs du 5 majeur qui sont longtemps restés loin des terrains : Bradley Beal et Néné. En l’absence de ces 2 joueurs cadres, c’est John Wall qui a dû porter l’équipe quasiment à lui tout seul puisque Marcin Gortat a eu du mal à retrouver son niveau en début de saison, ce n’est seulement que depuis fin janvier qu’il pèse à nouveau fortement sur le jeu de son équipe. Washington se retrouve donc à 4 victoires des Hornets avec seulement une trentaine de matchs à jouer, la qualification paraît donc très compliquée pour les Wizards qui ne pensaient sûrement pas devoir batailler à ce point pour accrocher les Play-offs. Il y a tout de même des points positifs en ce début de saison comme par exemple la progression de John Wall particulièrement au shoot mais aussi, la progression de certains jeunes de l’effectif qui représentent l’avenir de la franchise comme Otto Porter Junior ou le jeune rookie Kelly Oubre qui semble prometteur.

11. Orlando Magic (23-29)

La jeune équipe du Magic était l’équipe surprise du début de saison mais n’a pas pu tenir sur la longueur à cause d’un effectif qui paraît encore trop jeune pour jouer les tous premiers rôles de la ligue. Cependant, cette franchise semble avoir de belles années devant elle avec tous les très bons jeunes qui jouent pour elle, Orlando peut d’ailleurs se targuer d’avoir la moyenne d’âge la plus faible de toute la NBA. En attendant, le coach Scott Skiles réalise du très bon travail en permettant aux jeunes de l’équipe de s’aguerrir face aux plus grands joueurs pour plus tard peut-être prendre leur place dans les hauteurs du classement. Comme toute équipe jeune, la constance n’est pas toujours au rendez-vous, la fougue a parfois quelques défauts. Après ce bon début, le Magic a connu un gros coup de mou qui l’a fait dégringoler au classement pour se retrouver avec quasiment aucune chance d’aller chercher la 8ème place qualificative. Mais, c’est pratiquement certain que l’on retrouvera cette franchise dans les années à venir avec des jeunes comme Aaron Gordon par exemple qui vient de faire très forte impression au concours de dunk du All-Star Game, Victor Oladipo ou encore Elfrid Payton qui ont aussi beaucoup de talent à faire valoir. Du côté Français, Evan Fournier s’affirme cette année comme un joueur très important de l’effectif puisqu’il a plusieurs fois été « clutch » quand son équipe en avait besoin. En plus, il a fait le choix de refuser quelques contrats d’Orlando en début de saison en espérant progresser et obtenir un plus gros contrat encore, nul doute qu’avec la saison qu’il réalise ce gros contrat ne devrait pas lui échapper.

12. New York Knicks (23-32)

Avant le début de saison, personne n’aurait pu penser que les Knicks de New York allaient être à la lutte pour les Play-offs ne serait-ce qu’après 10 matchs. Pourtant, les Knicks pointaient encore à la 8ème place après 40 matchs joués. Cette renaissance des Knicks après une saison dernière catastrophique a plusieurs raisons qui se rejoignent. Tout d’abord, la dernière draft a fait du bien à l’équipe avec l’arrivée du jeune letton Kristaps Porzingis qui a été hué à son arrivée par les fans des Knicks qui ne le connaissait pas. Il a tout de suite apporté un plus à l’intérieur pour son équipe et il s’annonce d’ores et déjà comme l’une des futures stars de la NBA. Le recrutement de Phil Jackson et de son équipe a aussi permis d’apporter certains compléments dont l’équipe manquait comme Arron Afflalo qui est le parfait complément de Carmelo Anthony et Robin Lopez qui apporte dans la peinture. Enfin, la dernière raison qui est peut-être aussi la plus importante, c’est le changement de mentalité de Carmelo Anthony qui est connu pour être un joueur égoïste, qui se place au-dessus du collectif et qui cette année, change son jeu pour laisser un peu plus de liberté à ses coéquipiers. Il a probablement compris que c’était pour lui et son équipe, le seul moyen d’être compétitif. Malgré tous ces points positifs, New York ne va pas - cette année encore - goûter au plaisir des Play-offs à cause de mois de Janvier et de Février où ils ont enchaîné les défaites. Ils restent sur une série de 10 défaites sur les 13 derniers matchs et cette série négative a eu raison du coach Derek Fisher qui a été remplacé par un proche de Phil Jackson : Kurt Rambis. Il va très certainement finir la saison tant bien que mal et l’équipe aura un nouvel entraîneur cet été qui va pouvoir construire avec cet effectif très prometteur ce que Derek Fisher n’a pas totalement réussi.

13. Milwaukee Bucks (21-32)

Milwaukee est l’énorme déception de cette saison, certains observateurs plaçaient les Bucks à la 2ème place de la conférence derrière Cleveland. Ce qui pouvait laisser penser cela, c’était tout d’abord la saison dernière qui a laissé de nombreux espoirs pour une jeune équipe avec une 6ème place finale à la clé et une belle série face aux Chicago Bulls qui a quand même pris fin sur une défaite. Le recrutement de l’été devait aussi faire progresser l’équipe avec l’arrivée du pivot de Détroit Greg Monroe, valeur sûre de la NBA à son poste et l’arrivée en cours de saison l’année dernière du rookie de l’année 2014 : Michael Carter-Williams. Enfin, le retour de blessure du 2ème choix de draft 2014 Jabari Parker devait faire du bien à l’équipe et permettre à Milwaukee d’avoir un roster qui pouvait faire peur à pas mal d’équipes. Malgré tout cela, l’alchimie entre les joueurs n’a visiblement pas pris et Milwaukee semble avoir régressé depuis la saison dernière. Lesouci majeur qui se pose avec cette équipe est un problème d’inconstance, l’équipe est capable de battre les Warriors qui restaient sur 24 victoires pour 0 défaite et de perdre dans la même semaine face aux Lakers, dernier de la conférence Ouest. Cette inconstance est sûrement due à la jeunesse de l’équipe qui est forcément plus motivée pour jouer les Warriors que pour jouer les Lakers, il faut cependant savoir jouer tous les matchs de la même manière pour espérer un jour devenir un prétendant au titre. Les Bucks n’ont cette année aucune chance d’atteindre l’objectif avoué de début de saison qui était de faire mieux que la saison dernière, il va falloir changer des choses à l’intersaison pour tenter de retrouver les Play-offs la saison prochaine.

14. Brooklyn Nets (14-40)

Avec l’arrivée en 2009 du milliardaire russe Mikhaïl Prokhorov, on pensait que la franchise des Brooklyn Nets anciennement New Jersey Nets allait prendre une autre dimension et parviendrait à jouer tous les ans le titre NBA. Mais, après 6 ans, le constat que l’on peut faire c’est que la franchise n’a pas dépassé une fois les demi-finales de conférence malgré les venues de joueurs comme Paul Pierce ou encore Kevin Garnett et pire que cela, l’équipe se situe cette saison dans les fins fonds du classement à l’Est avec seulement 14 victoires sur 54 matchs joués. Les Nets sont cette année capables d’un exploit de temps en temps comme par exemple la victoire fin janvier face à Oklahoma City. Ils auraient pu aussi être la première équipe de la saison à se défaire de Golden State mais, un lay-up facile manqué par Brook Lopez les en a empêchés. En plus, la blessure du meneur de jeu titulaire Jarett Jack il y a un mois n’a pas non plus aidée à rendre le ratio victoires/défaites de l’équipe moins ridicule. Une saison qui va donc être à oublier pour la franchise de Brooklyn avec des choix à faire cet été comme la séparation des gros contrats de l’équipe comme Joe Johnson qui au vu de son salaire n’apporte pas ce qu’il devrait apporter à l’équipe. Il va aussi falloir savoir si l’équipe doit se reconstruire grâce à la jeunesse ou en achetant cet été plusieurs gros joueurs qui pourraient permettre à la franchise de jouer les rôles tout de suite, seulement, on a vu où a mené cette politique en 2013.

15. Philadelphie Sixers (8-45)

En regardant l’effectif des Sixers cette saison, on pouvait facilement deviner que la saison allait être très compliquée. Elle se révèle être encore plus difficile que prévu puisqu’à l’amorce de la saison, les Sixers ont battu un triste record, celui du plus mauvais départ pour une équipe NBA avec 17 défaites consécutives. Encore pire, en compilant les 17 défaites du début de saison avec les 10 défaites des derniers matchs la saison dernière, Philadelphie a « battu » la plus longue série de défaites pour une équipe de sport majeur américain qui était détenue par une équipe de football américain : les Tampa Bay Buccaneers. Depuis, quelques améliorations sont à mettre au crédit de la franchise avec 8 victoires sur les 37 derniers matchs, un bilan qui fait tout de même froid dans le dos. L’objectif de mi-saison va donc être de ne pas terminer avec le pire bilan de la ligue. Les Sixers vont donc mener une bataille avec les Lakers - l’autre cancre de la ligue – pour tenter de sauver ce qu’il leur reste d’honneur. Le plus surprenant dans cette franchise c’est que malgré ce bilan calamiteux, on continue de faire confiance au head coach Brett Brown qui à sa décharge, fait un peu avec les moyens du bord. On a tout de même tenté de faire bouger les choses en appelant à la rescousse Mike d’Antoni, l’ancien coach des Lakers dans un rôle de conseiller. Du côté du terrain, le petit meneur de jeu Ish Smith est arrivé en provenance des Pelicans et a apporté un peu de talent à cette équipe qui en manquait cruellement. L’été va être mouvementé à Philadelphie pour tenter de redorer le blason de cette franchise historique.

NB: Tous les bilans des équipes ont été pris en compte le 17 février 2016. Ils ont pu évoluer depuis.