Greipel l'emporte au sprint, Impey nouveau leader

Lors de cette sixième étape du Tour de France 2013 entre Aix-en-Provence et Montpellier, c'est l'Allemand André Greipel (Lotto-Belisol) qui s'impose devant Peter Sagan (Cannondale) et Marcel Kittel (Argos-Shimano). Quant au maillot jaune, Simon Gerrans (Orica-GreenEDGE) le perd et c'est son coéquipier Daryl Impey qui le récupère. Il devient ainsi le premier Sud-africain à porter le maillot jaune sur le Tour de France.

Greipel l'emporte au sprint, Impey nouveau leader
(Jeff Pachoud / AFP)

Ce n'était certainement pas l'étape la plus entraînante de ces trois semaines mais cette étape aurait pu devenir une des plus dangereuses pour les leaders. En effet la chaleur et le vent étaient les difficultés de la journée en plus du Col de la Vayède où est passé en tête Kanstantsin Siutsou (Sky). On pouvait légitimement s'attendre à un sprint massif à la fin de cette étape dont Mark Cavendish (Sky) était le favori après sa victoire hier à Marseille. Finalement il lui aura manqué quelques forces pour s'imposer face à un André Greipel solide comme jamais lors de l'emballage final. Le bon travail de son équipe lui a permis de ravir son cinquième bouquet sur les routes du Tour depuis sa première participation en 2011. A l'arrivée, une légère cassure s'est créée au délà de la 17ème place. Aucun favori n'a été avantagé de ces 5 secondes d'avance pour le premier groupe à l'arrivée si ce n'est que Simon Gerrans n'est arrivé qu'à la 48ème place de l'étape tandis que Daryl Impey, son coéquipier chez Orica-GreenEDGE a lui terminé à la 13ème place : le maillot jaune reste donc dans la formation australienne, Edvald Boasson Hagen n'était pas loin de le ramener chez Sky.

Une étape assez monotone

Aujourd'hui, il n'y a pas vraiment eu de tentatives d'échappées au sein du peloton. La première, et la seule, a été l'oeuvre de Luis Angel Maté Mardones (Cofidis) sans véritablement forcer. Lorsqu'il a vu que personne ne le suivait, il a continué son rythme de sénateur jusqu'à atteindre les six minutes d'avance sur le peloton. Mais très vite le peloton va accélerer et l'Espagnol ne va pas lutter, il va être repris par le peloton en une dizaine de kilomètres. Après, au niveau des attaques, c'est le néant, personne n'a osé attaquer sur ce parcours relativement plat et pas vraiment propice à un petit groupe d'échappés face à un peloton lancé à vive allure. Cette étape était annoncé par les organisateurs comme périlleuse pour les leaders qui pourraient se faire surprendre lors de bordures. En effet à 70 kilomètres de l'arrivée, on a senti une volonté de la part des leaders de se replacer à l'avant du peloton sans qu'il n'y ait véritablement de cassures au sein du peloton, ce qui aurait pu arriver, n'est finalement pas arrivé car aucune équipe n'a véritablement accéléré pour provoquer une bordure. Il s'agissait donc une étape très nerveuse sans véritables incidences au classement.

Des chutes et des abandons

Cette étape aura été également marqué par la galère de l'ancien champion de France Nacer Bouhanni (FDJ.fr) qui s'est blessé hier en chutant dans le dernier kilomètre. On le voyait souffrir à l'arrière du peloton, apparemment à cause de maux de ventre dûs à sa gastro-entérite qu'il traîne depuis le départ du Tour, tout cela ajouté à un contrôle sanguin de l'UCI à 6h30. Pendant de longues minutes il s'est battu au sein de la file des voitures des directeurs sportifs, puis ensuite tout seul avec à ses côtés la voiture FDJ.fr de Franck Pineau son directeur sportif. Héroïquement Nacer Bouhanni a donné tout ce qu'il avait pendant de très longs kilomètres avant de faire ce qu'il redoutait et ce qui était inéluctable : abandonner. On a pu voir sa tristesse puisque c'était son premier Tour de France au jeune sprinter français, qui n'aura pas eu l'occasion de sprinter une seule fois. Même désillusion pour le suédois Fredrik Kessiakoff (Astana) qui a également abandonné quelques minutes après Nacer Bouhanni. Au rayon des chutes, Nairo Quintana (Movistar) et Joaquim Rodriguez (Katusha) ont été victimes de chutes. "Purito" s'est plaint à l'arrivée de douleurs un peu partout, pour Quintana, c'est sans gravité. Plus impressionnante, la chute de Janez Brajkovic (Astana), un des leaders de la formation kazakhe qui a chuté après s'être pris un ilôt directionnel dans les derniers kilomètres alors que le peloton roulait à vive allure. Il est finalement reparti tranquillement quelques minutes après, avec le menton et les deux genoux en sang. Nous avons appris quelques minutes après son arrivée qu'il serait vraisemblablement non-partant demain. Mark Cavendish (Sky) est également tombé aujourd'hui, il avait le maillot arraché sur le côté gauche, c'est peut-être ce qui lui a coûté la victoire aujourd'hui.

 

Classement de l'étape :

 

Classement général :