Michael Matthews s'impose en costaud

A 22 ans, l'ancien champion du Monde espoirs sur route (2010) remporte sa première victoire sur un Grand Tour. Il a sû faire parler sa pointe de vitesse sur un final pas facile. Journée tranquille pour Vincenzo Nibali qui reste en rouge.

Michael Matthews s'impose en costaud
(crédits photo : www.bicycling.com)
Champion du Monde espoirs sur route en 2010, chez lui en Australie, puis vainqueur d'une étape du Tour Down Under quelques mois plus tard avant de stagner au plus haut niveau, Michael Matthews se montre enfin à son avantage et s'adjuge la 5ème étape de ce Tour d'Espagne 2013. Alors certes, le plateau des sprinteurs n'est pas énorme, mais il faut toutefois répondre présent. Ce qu'à parfaitement fait Matthews. L'Australien d'Orica-Green EDGE a devancé, dans un final assez escarpé, Maximiliano Richeze (Lampre-Merida) et Gianni Meersman (Omega Pharma-Quick Step) pour s'offrir sa première victoire dans un Grand Tour.
 
Le bon coup de la journée est partie très rapidement, avec en son sein cinq coureurs : Antonio Piedra (Caja-Rural), Nicolas Edet (Cofidis), Jurgen Van de Walle (Lotto-Belisol) ainsi qu'Arnaud Courteille (FDJ.fr). A contre temps, Winner Anacona (Lampre) va venir compléter ce beau petit monde. Et longtemps on a cru que ce petit groupe allait pouvoir aller au bout. L'écart maximum a été de plus de dix minutes et à l'abord des 50 derniers kilomètres, les cinq hommes comptaient encore 5'30" sur un peloton emmené par plusieurs formations : Garmin-Sharp, Orica-GreenEDGE et Omega Pharma-Quick Step. A l'issue du dernier grand prix de la montagne de la journée à 31 kilomètres, la longue descente qui s'en suit fait mal aux hommes de tête qui vont perdre énormément de temps malgré une excellente entente.
 
Courteille tente, Matthews lève les bras
 
Et Arnaud Courteille, le jeune français de la FDJ, qui a connu des difficultés cette saison à cause d'une chute au Tour Down Under en début d'année, décide de partir. Il tente le tout pour le tout à dix kilomètres de l'arrivée. Il sera rejoint par Van de Walle plus loin. Mais pour le duo, c'est mission impossible. Le peloton accélère à l'approche du final avec Tony Martin qui met la machine en route et rattrape les deux fuyards à moins de quatre kilomètres de la ligne. Après un petit moment de flottement, qui a vu Pablo Urtasun (Euskaltel-Euskadi) sortir avant de se faire reprendre, le train Argos se met en place. Philippe Gilbert (BMC) va lui aussi tenter de sortir, en vain. Le premier sprint massif de cette Vuelta est inévitable. Et à ce petit jeu-là, c'est donc Michael Matthews qui règle le peloton devant Maximiliano Richeze et Gianni Meersman. Premier français, Anthony Roux (FDJ.fr) se classe septième. Vincenzo Nibali, lui, conserve son maillot rouge leader et devrait, au minimum, l'avoir jusqu'à vendredi soir puisque deux étapes de plaine se présentent demain et donc vendredi pour les 196 coureurs du peloton.