Mondiaux sur piste - J1: Un départ à pleine vitesse !

Pour l’ouverture des championnats du monde de cyclisme sur piste à Saint-Quentin-en-Yvelines, les français se sont montrés présents. Et comment, puisque les bleus décrochent l’or en vitesse par équipes. Retour sur toute cette première journée.

Mondiaux sur piste - J1: Un départ à pleine vitesse !
Lancée par Grégory Baugé, l'équipe de France de vitesse décroche l'or / Crédits photo: Panoramic

Première journée, premiers frissons, premiers titres. Pour la première fois depuis 2006, la France a l’honneur d’organiser les championnats du monde de cyclisme sur piste et ce dans une enceinte flambant neuve, le vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines. Une entrée en matière plus que réussie pour des français qui se sont très bien illustrés devant leur public, venu en nombre.

 Victoire française en vitesse par équipes !

Six ans que la France n’avait plus remportée le titre par équipes. La triplette Grégory Baugé, Kévin Sireau et Michaël D’Almeida (43''136) s’est adjugée l'or mercredi soir, au détriment des Néo-Zélandais(42''828). Oui, le chrono est bien meilleur pour ces-derniers qui pensaient conserver leur titre mais un passage de relais hors zone indiscutable oblige les commissaires à les disqualifier. Dommage pour des "Kiwis" qui s’étaient montrés impériaux dès les qualifications avec le meilleur temps (42’’892). Les bleus ne s'en plaindront pas, il s'agit là du onzième titre de l'histoire pour l'équipe de France de vitesse. Mieux que tous les autres pays réunis. Pour la troisième place, l’Allemagne(43''339) a devancée la Russie(43''468).

Chez les femmes, la paire chinoise Jinjie Gong et Tianshi Zhong, entrainée par le français Benoît Vêtu s’offre le titre avec en prime le record du monde en 32’’034. La Russie termine deuxième devant l’Australie qui décroche le bronze aux dépens de l’Allemagne pourtant grande favorite. Sandie Clair et Virginie Cueff, les deux représentantes de la vitesse féminine française signent une belle sixième place avec un chrono de 33’’476. Au micro de France Télévisions, la première n’éprouvait aucun regret : « on a donné le maximum et il aurait été difficile d’aller chercher même une quatrième place ».

Pohl position pour Stéphanie en course aux points

Le cyclisme sur piste est parfois difficile à suivre.  La course aux points en est la parfaite illustration. Cent tours à réaliser, soit vingt-cinq kilomètres et  un sprint tous les dix tours rapportant cinq points au premier, trois au deuxième et ainsi de suite jusqu’au quatrième. Un coureur prenant un tour sur le peloton peut également engranger vingt points. Des règles compliquées donc, mais le spectacle n’en est pas moins présent. Et à ce petit jeu là c’est l’allemande Stéphanie Pohl  avec trente-huit points  qui s’est montrée la plus maline. Elle devance la japonaise Uwano  et l’américaine Guest. La française Elise Delzenne, seule représentante tricolore s’est adjugée une très belle quatrième place en réussissant à prendre un tour au peloton. Rageant pour la Nordiste qui termine à deux petits points du podium.

Record de France en poursuite par équipes

Plus tôt dans la journée, les qualifications de la poursuite par équipe ont ouvert le bal. Quatre coureurs, quatre kilomètres à réaliser, un train qui ne doit pas dérailler et tenir la meilleure trajectoire possible : Le décor est planté et ne laisse pas de place au hasard. Et les tricolores (Bryan Coquard, Julien Duval, Damien Gaudin et Julien Morice) se sont parfaitement illustrés en améliorant le record de France (4'00''783). En réalisant le huitième temps, les bleus peuvent encore espérer décrocher le bronze. Le nouveau règlement permet en effet aux quatre meilleurs chronos des qualifications d’accéder directement au dernier carré. Ce sera le cas pour la Nouvelle-Zélande et la Suisse qui s’affronteront tout comme la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Le bronze se jouera lui entre six équipes, dont la France donc, qui affrontera l’Australie, mais les bleus auront fort à faire.

Du côté des femmes, cela s’est beaucoup moins bien passé. Elise Delzenne, déjà elle, Eugenie Duval, Pascale Jeuland et Soline Lamboley ont réalisé le quinzième temps des qualifications en 4'37''808. Sur 16 nations engagées. Comme chez les messieurs, les huit meilleures équipes se sont qualifiées, avec en tête de liste sans surprises, les Australiennes (4'18''135) et les Britanniques (4'18''207). Retour de la poursuite par équipes jeudi pour la suite et fin des hostilités.

François Pervis  attendu en patron

Au programme de la deuxième journée,  l’entrée en lice tant attendue du Mayennais François Pervis pour le keirin. Impressionnant l’année dernière à Cali(Colombie) en réalisant le grand chelem sur les épreuves de sprint (kilomètre, keirin, vitesse), le triple champion du monde en titre compte bien rééditer pareil exploit. Il sait néanmoins que la tâche sera rude, lui qui a connu une fin d’année 2014 perturbée par plusieurs soucis de santé et une chute spectaculaire en Coupe du Monde le mois dernier. Il sera accompagné côté tricolore par Michaël D’almeida et Quentin Lafargue. L’affaire sera rude avec la présence de gros calibres tels que le Colombien Fabián  Puerta, le Néerlandais Matthijs Büchli, tous deux médaillés l’an passé sur cette épreuve mais aussi et surtout de Kenny (Grande-Bretagne) et Levi (Allemagne). Un beau spectacle en perspective.

Le programme complet du jeudi 18 février :

16:00 – 17:30  

-Poursuite par équipes / Femmes - 1er tour de compétition

-Keirin / Hommes - 1er tour de compétition

-Poursuite par équipes / Hommes - 1er tour de compétition

-Keirin / Hommes - Repêchages

19:00 – 22:25  

-500 m c.l.m / Femme - Finale

-Keirin / Hommes - 2ème tour de compétition

-Poursuite par équipes / Femmes - Finales

-Keirin / Hommes - Finales places 7 à 12

-Keirin / Hommes - Finale 1 – 6

-Scratch 15 km / Hommes - Finale

-Poursuite par équipes / Hommes - Finales