Italie-Costa Rica : Confirmer pour se détacher

Tous deux victorieux de leurs matchs d’ouverture, l’Italie et le Costa Rica s’affrontent pour la première fois dans une compétition telle que la Coupe du Monde. Un succès mettrait les Italiens ou les Costariciens sur orbite pour accéder aux huitièmes de finale.

Italie-Costa Rica : Confirmer pour se détacher
Italie
Costa Rica

Un choc tant inattendu qu’invraisemblable attend ce soir (18h heure française, à suivre en direct et en intégralité sur VAVEL France) les deux nations, au coude à coude mathématiquement, dans ce qui constitue véritablement la grande finale du Groupe D. Vaincu à une reprise lors de ses onze dernières rencontres dans un Mondial, la Squadra Azzura partira fort logiquement en posture de favorite, d’autant que le sélectionneur italien peut s’appuyer à noter sur un Mario Balotelli en forme resplendissante, l’ancien protégé de Mancini reste effectivement sur quatre buts au regard des cinq derniers matchs en tournoi majeur (Coupe du Monde et Euro). De son côté, tombeur des Uruguayens à la surprise générale, le Costa Rica n’aura sans conteste rien à perdre dans le mesure où il s’agit d’un candidat aucunement ou presque habitué à disputer les premiers rôles d’une compétition prestigieuse car, il s’agirait d’une deuxième qualification pour les huitièmes de finale de l’histoire du pays d’Amérique Centrale. Un chiffre renforce le fait que l’Italie part avec une côte nettement favorable, les Ticos restent en effet sur un bilan désastreux de trois désillusions par rapport aux quatre derniers matchs lorsqu’ils étaient confrontés à une formation européenne.

Surprise Costa Rica

Personne ou presque aurait parié sur une telle affiche en guise d’opposition entre les deux leaders du groupe de la mort ? C’est inéluctable, Le Costa Rica a provoqué un coup de tonnerre au sein de la planète football à l’occasion de la première journée en battant l’Uruguay (3-1), demi-finaliste sortant de l’édition précédente. Au-delà de ça, les Costariciens ont réalisé une performance qualitativement aboutie, à l'image de l’attaquant pensionnaire d’Arsenal, Joel Campbell, décisif dans la totalité des buts des siens (une réalisation et un caviar à son compteur). On promettait toutes les misères du monde à cette nation pour figurer dans une position tout autre que la quatrième et dernière de cette phase de groupe, or quoi qu’il advienne, ils auront réussi leur Mondial. Les joueurs de Jorge Luis Pinto tiennent qui plus est la bonne attitude, à savoir aborder sereinement cet affrontement contre l’Italie sans accorder trop d’importance aux médias. Pour l’heure, ils ont même l’opportunité de rêver d'une accession au stade des huitièmes de finale. Ce qui constituerait une prouesse monumentale.

 

Début italien encourageant

Les Transalpins font preuve quant à eux d’une force tranquille intenable, du moins pour l’instant. La Squadra Azzurra a parfaitement réussi son entame dans la compétition en dominant l'Angleterre (2-1). Plusieurs enseignements de cette rencontre sont à tirer. Tout d’abord, l’Italie a pu obtenir certaines certitudes vis-à-vis de son avant-centre vedette, Mario Balotelli, prouvant à chacun qu’il était toujours aussi affuté en sélection à l’instar de sa saison vécue avec son club. Autre persuasion, les remplaçants italiens sont au niveau. En effet, le portier titulaire, Gianluigi Buffon, s'était blessé juste avant la rencontre face aux Anglais et avait dû être remplacé numériquement par son inférieur hiérarchique Salvatore Sirigu. Le gardien du club de la capitale tricolore a réalisé une excellente prestation et a prouvé qu'il a le niveau international puis sans oublier enfin qu’il s’agirait du remplaçant idéal au capitaine emblématique de l’Italie. Par ailleurs, son coéquipier avec le Paris Saint-Germain, Marco Verratti, a aussi fait un match altruiste au milieu du terrain. Tous les voyants sont au vert et s’ils se montrent autant dangereux et appliqués, la formation transalpine devrait pouvoir éviter le piège du Costa Rica, essentiellement basé sur le talent de l’ancien Lorientais mais méfiance : "ils aiment jouer dans la profondeur et n'hésitent pas à aller au duel. On ne les sous-estimera pas. Ils sont très complets" a affirmé le technicien Italien. Thiago Motta, qui sera ce soir d’entrée de jeu aligné en remplacement de Marco Verratti, souffrant, l’a, lui-même, aussi reconnu. Aux journalistes, le joueur expérimenté parisien a octroyé les dires de son entraîneur : "le Costa Rica n’est pas une surprise. Ils ont de bons joueurs et ils jouent très bien au ballon. Ils courent beaucoup, ce sera un match difficile". Un succès pourrait ainsi s’avérer consciencieux car les protégés de Cesare Prendelli pourraient également d’ores et déjà passer le cap du deuxième tour. 

Insolite Groupe D

Réputé pour faire parler de lui en dehors des terrains, Mario Balotelli a de nouveau fait l’objet d’une bombe sur les réseaux sociaux, en rédigeant un tweet dont il a le secret juste après la défaite de l’Angleterre face à l’Uruguay (1-2). L’attaquant de l’AC Milan a demandé à obtenir un bisou de la Reine si les Anglais parviennent à se qualifier pour les huitièmes de finale. Or, seule une victoire italienne contre le Costa Rica permettrait de conserver une maigre chance aux Britanniques de passer les phases de poule. Les coéquipiers de Steven Gerrard devront donc compter à court terme sur l’Italie et bien évidemment "Super Mario".

Compositions probables

Par le biais de cette infographie, voici les onze de départ qui devraient être alignés par Cesare Prandelli et Jorge Luis Pinto. Un autre rédacteur s'est chargé de développer ces potentiels compositions à travers le live de la rencontre où vous ne manquerez rien de l'avant-match.